Trump reporte de trois jours l'imposition de droits de douane de 50 % sur les produits canadiens, alors qu'un accord commercial se dessine

- Ledent Trump a suspendu pendant trois jours les droits de douane de 50 % sur les produits canadiens.
- Trump a souligné que le Canada s'était engagé à s'attaquer aux droits de douane sur les produits laitiers, l'alcool et les automobiles.
- Le Canada souhaite que les États-Unis réduisent leurs droits de douane sur certains produits.
Les États-Unis attendront trois jours avant d'imposer de nouveaux droits de douane sur les produits canadiens, les négociations entre les deux pays se poursuivant. Ledent Donald Trump a déclaré : « J'ai suspendu pour trois jours les droits de douane de 50 % sur les produits canadiens qui devaient entrer en vigueur demain matin. »
Il a par ailleurs affirmé que les pays avaient déjà conclu un accord et travaillaient actuellement à finaliser les documents administratifs restants.
Le Premier ministre canadien, Mark Carney, a également noté que les discussions avaient considérablement progressé, même s'il reste encore beaucoup à faire. entre Trump et Carney le deuxième entretien téléphonique américaindent avait fixé au 19 août la date limite pour le nouveau prélèvement canadien.
Trump avait laissé entendre qu'un accord pourrait relancer le projet d'oléoduc Keystone XL
Les deux pays sont principalement divisés sur la question des droits de douane américains sur les automobiles et sur les interdictions provinciales canadiennes concernant l'alcool américain. Dans un message publié sur le site de la Maison-Blanche, Trump a déclaré que le Canada s'était engagé à examiner les plaintes des États-Unis concernant les droits de douane sur les produits laitiers, l'alcool et les automobiles.
Il a également laissé entendre qu'un accord commercial defipourrait faciliter la relance du projet Keystone XL, un oléoduc destiné à relier l'Alberta aux États-Unis, qui avait été rejeté sous les administrations Obama et Biden.
Jusqu'à présent, le projet d'oléoduc se heurte à une opposition persistante de la part des écologistes et des communautés autochtones, mais Trump a maintes fois plaidé pour sa relance. Il transporterait environ 830 000 barils de pétrole par jour.
Le bureau du représentant américain au commerce, Jamieson Greer, a également publié une déclaration. Il a souligné que l'accord entre les États-Unis et le Canada devrait élargir l'accès au marché pour les produits américains tout en harmonisant les pratiques des deux pays en matière de commerce numérique et de sécurité économique. Il a ajouté que l'accord comprendra « de nombreuses dispositions importantes qui continueront de protéger notre marché et les travailleurs américains, ainsi que nos partenaires canadiens »
Plus récemment, le Premier ministre canadien, John Carney, a insisté sur le fait que le Canada privilégierait la création d'une économie plustron, plus autonome et mieux compétitive à l'échelle mondiale. Les négociateurs canadiens et les entreprises transfrontalières ont salué la prolongation de trois jours accordée après avoir averti à plusieurs reprises que les nouveaux tarifs douaniers nuiraient aux deux économies.
Selon certaines sources, les deux pays envisageaient des prélèvements de 15 %
Les derniers tarifs douaniers proposés par Trump visaient le vin, les produits laitiers, le ciment, les vêtements et l'équipement de hockey canadiens, s'ajoutant aux droits de douane américains déjà en vigueur sur l'acier, l'aluminium, les automobiles et le bois d'œuvre canadiens. Le Canada demeure déterminé à conclure un accord commercial qui réduise ou diminue drastiquement les tarifs douaniers américains dans ces secteurs clés.
Parallèlement, les États-Unis demandent au Canada de lever ses droits de douane punitifs sur les automobiles et d'augmenter ses quotas laitiers afin de faciliter l'importation de fromages américains. Ils demandent également au Canada de lever l'embargo sur les boissons alcoolisées américaines que la plupart des provinces ont instauré l'an dernier en réaction aux droits de douane imposés par Trump.
Avant l'échéance de mercredi, les négociateurs américains et canadiens travaillaient à un accord qui pourrait ramener les droits de douane sur les automobiles canadiennes de 25 % à 15 %, selon certaines sources. Cependant, des sources internes ont également indiqué que les deux pays étaient divisés sur les véhicules qui bénéficieraient de ce taux réduit, les États-Unis insistant pour que les voitures utilisant majoritairement des composants américains soient concernées.
De plus, le Canada doit obtenir la collaboration des premiers ministres provinciaux pour reprendre la vente d'alcool américain, car la réglementation des boissons alcoolisées relève exclusivement de la compétence provinciale et non fédérale. Le premier ministre de l'Ontario, Doug Ford, dont la province est la plus touchée par les tarifs douaniers américains sur les automobiles, n'a jusqu'à présent indiqué qu'il était disposé à lever les restrictions qu'après la conclusion d'un accord équitable.
Cette pause de trois jours offre aux négociateurs un court laps de temps pour résoudre les derniers désaccords avant l'entrée en vigueur potentielle des droits de douane plus élevés. L'absence d'accord pourrait raviver les inquiétudes des fabricants et des entreprises fortement dépendantes des chaînes d'approvisionnement transfrontalières.
Les États-Unis et le Canada ont des économies profondément intégrées, avec des milliards de dollars de marchandises qui circulent chaque mois entre les deux pays. Une hausse des droits de douane pourrait donc augmenter les coûts pour les entreprises et les consommateurs, tout en perturbant les industries qui dépendent des pièces et des matières premières provenant du territoire canadien.
Pour le Canada, ces négociations interviennent également alors qu'Ottawa cherche à réduire sa dépendance au marché américain en développant ses relations commerciales ailleurs.
Carney a de plus en plus insisté sur la résilience et la diversification économiques, laissant entendre que le Canada souhaite que tout accord avec Washington renforce sa position plutôt que de rendre le pays vulnérable à de futures menaces tarifaires.
Les trois prochains jours pourraient donc s'avérer déterminants pour savoir si les deux parties peuvent transformer les derniers progrès en un accord commercial plus large et durable.
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Nellius Irène
Nellius est diplômée en gestion d'entreprise et en informatique et possède cinq ans d'expérience dans le secteur des cryptomonnaies. Elle est également diplômée de Bitcoin Dada. Nellius a collaboré avec des publications médiatiques de premier plan, notamment BanklessTimes, Cryptobasic et Riseup Media.
















