La principale bourse de Toronto a enregistré satronperformance en plus de 15 ans, prenant la plupart des observateurs du marché par surprise et laissant son homologue américaine loin derrière.
L'indice composé S&P/TSX a bondi de 26 % depuis le début de 2025, alors qu'il ne reste que quatre semaines avant la fin de l'année. Il s'agit de la plus forte hausse annuelle depuis 2009. Pour la première fois depuis 2016, les actions canadiennes surperforment les actions américaines en période de hausse des marchés, avec une avance considérable de 10 points de pourcentage.
Si l'on tient compte des différences de change, l'écart se creuse encore davantage. Les actions canadiennes ont progressé de 29 %, contre 16 % pour le S&P 500.
Cettetronremarquable a surpris plus d'un. Plus tôt cette année, les craintes d'une possible récession se sont répandues à travers le pays après que ledent américain Donald Trump a dénoncé les accords commerciaux existants et imposé des droits de douane élevés sur les produits canadiens, tout en remettant en question l'indépendance du pays.
Cependant, ces menaces ont finalement déclenché une vague de dépenses intérieures qui a stimulé l'économie.
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La composition de la Bourse de Toronto a également joué un rôle déterminant dans ce succès. Les banques représentent environ un tiers de la valeur totale de l'indice, tandis que les sociétés minières et énergétiques en constituent un autre tiers. Cette combinaison permet aux entreprises canadiennes de tirer profit de la hausse des prix des métaux et de la baisse des taux d'intérêt. La Bourse a également attiré des investisseurs souhaitant diversifier leurs placements au-delà des valeurs technologiques.
Sadiq Adatia, qui supervise les investissements chez BMO Gestion mondiale d'actifs, a évoqué les inquiétudes concernant la surévaluation des actions technologiques comme motif d'optimisme quant au Canada.
« L’une des raisons de cet optimisme concernant le Canada est la crainte d’une possible bulle spéculative liée à l’IA », a déclaré Adatia à Bloomberg. Il a souligné que le regain d’inquiétude quant à la valorisation des entreprises technologiques américaines pourrait permettre au Canada de conserver son avance en 2026.
Le statut de valeurtracpour les investisseurs mondiaux
Au cours du mois dernier, alors que l'indice S&P 500 a chuté de 5 % par rapport à son sommet d'octobre, les actions canadiennes ont affiché une performance bien meilleure. Tout au long de l'année, les capitaux ont afflué vers le Canada, les investisseurs recherchant des placements plus sûrs et s'inquiétant des prix exorbitants des entreprises spécialisées dans l'intelligence artificielle.
Les entreprises technologiques représentent un tiers du S&P 500, un petit groupe de géants comme Nvidia et Alphabet étant responsable de la quasi-totalité des gains de l'indice cette année. Au Canada, le secteur technologique se classe cinquième sur onze, avec seulement 9,9 % de l'indice. Malgré cela, le site de vente en ligne Shopify a bondi de 46 % et figure parmi les entreprises les plus performantes de 2025.
Les banques canadiennes ont progressé de 25 % cette année, seules quatre des 23 banques membres ayant enregistré des pertes. La valeur de Sprott a doublé, celle de la Banque Toronto-Dominion a bondi de 54 %, et celles de la Banque de Montréal et de la Banque de Nouvelle-Écosse ont grimpé de 27 %. Le secteur a profité de plusieurs baisses de taux d'intérêt décidées par la banque centrale, ce qui a contribué à stimuler les bénéfices.
Les fortes hausses des métaux précieux, notamment de l'or et de l'argent, constatées par Cryptopolitan, ont propulsé les sociétés du secteur des matériaux de 90 % cette année. Discovery Silver a vu sa valeur multipliée par 11, tandis qu'Aris Mining, Lundin Gold et New Gold ont au moins triplé.
L'économie canadienne a également montré des signes detron, notamment deux mois consécutifs de chiffres de l'emploi meilleurs que prévu. Les données publiées vendredi ont révélé que l'économie a rebonditronau troisième trimestre grâce à l'augmentation des dépenses militaires et à la reprise du marché immobilier.
Les efforts du Premier ministre Mark Carney pour lancer d'importants projets d'infrastructure visant à protéger le pays des droits de douane imposés par Trump sont perçus comme des facteurs positifs pour les marchés boursiers l'année prochaine.
L'économie canadienne devra encore faire face à de réels obstacles en 2026, notamment d'éventuelles modifications à l'accord de libre-échange entre le Canada et les États-Unis. Depuis le début du siècle, les actions canadiennes n'ont surperformé les actions américaines deux années de suite qu'une seule fois.

