Les États-Unis et l'Union européenne ont conclu un accord commercial : voici les termes

- Les États-Unis et l'Union européenne ont finalisé un accord commercial, apaisant les tensions tarifaires et obtenant de nouveaux engagements sur les produits industriels et agricoles.
- Washington accepte de ramener les droits de douane sur les automobiles à 15 % une fois que Bruxelles aura mis en œuvre les réductions, tandis que l'Europe s'engage à acheter pour 750 milliards de dollars d'énergie américaine.
- L’accord couvre également le commerce numérique, les règles climatiques et les réglementations en matière de développement durable, dans le but de prévenir les obstacles aux entreprises transatlantiques.
Les États-Unis et l'Union européenne ont finalisé les détails d'un accord commercial, officialisant une trêve qui a failli tourner au vinaigre entre les deux plus grandes économies mondiales. Ce pacte, publié jeudi dans un communiqué conjoint, détaille les réductions tarifaires et les engagements réglementaires issus de l'accord verbal conclu en juillet.
Selon le compte rendu, l'Accord-cadre sur un commerce réciproque, équitable et équilibré a démontré que l'UE a pris en compte les préoccupations du marché commercial américain.
«Les États-Unis et l’Union européenne entendent que cet accord-cadre constitue une première étape dans un processus qui pourra être élargi au fil du temps pour couvrir d’autres domaines et continuer d’améliorer l’accès aux marchés et de renforcer leurs relations commerciales et d’investissement», indique le communiqué de presse.
Les droits de douane sur les automobiles diminueront si l'UE abaisse les barrières à l'entrée pour les produits américains
Aux termes de cet accord, Washington maintiendra ses droits de douane sur les automobiles européennes jusqu'à ce que l'UE adopte une législation abaissant les barrières commerciales sur les produits industriels et agricoles américains. Dès que l'UE aura légiféré, les États-Unis réduiront les droits de douane sur les importations de voitures de 27,5 % à 15 %.
Les droits de douane réduits sur les automobiles seront appliqués le même mois que l'examen de la proposition législative de l'UE, ont indiqué des responsables. Cette mesure pourrait entrer en vigueur dans les semaines à venir afin de soutenir les exportateurs européens, notamment l'Allemagne, qui a exporté pour 34,9 milliards de dollars de voitures et de pièces automobiles vers les États-Unis en 2024.
Les États-Unis se sont engagés à appliquer le tarif le plus élevé entre leur politique de la nation la plus favorisée (NPF) et un droit de douane combiné de 15 % sur les produits européens. À compter du 1er septembre 2025, seul le tarif NPF s'appliquera à certaines catégories de produits, notamment le liège, les aéronefs et leurs pièces détachées, les médicaments génériques et les précurseurs chimiques.
L'accord précise également que pour les produits soumis aux droits de douane prévus par l'article 232, notamment les automobiles, les semi-conducteurs, les produits pharmaceutiques et le bois d'œuvre, Washington plafonnera les taux à 15 %. Les véhicules et les pièces automobiles dont le droit de douane NPF est égal ou supérieur à 15 % ne seront pas soumis à des droits supplémentaires au titre de l'article 232. Pour les marchandises dont le droit de douane NPF est inférieur, un droit de douane combiné de 15 % sera appliqué.
accès aux produits agricoles et aux fruits de mer
Bruxelles s'est engagée à supprimer les droits de douane sur tous les produits industriels américains et à accorder un accès préférentiel à plusieurs exportations agricoles. Il s'agit notamment des fruits à coque, des produits laitiers, du porc, de la viande de bison, de l'huile de soja, ainsi que des fruits et légumes frais et transformés.
L'UE prolongera son accord tarifaire de 2020 sur les produits de la mer, notamment le homard américain, qui expire en juillet 2025, et l'étendra au homard transformé. Selon les autorités, ces modifications renforceront la position des producteurs américains de produits de la mer sur les marchés européens.
L'accord aborde également la question du commerce numérique, domaine où des désaccords menaçaient de prolonger les négociations. L'UE s'est engagée à ne pas imposer de frais d'utilisation du réseau, une mesure que les responsables américains avaient vivement critiquée et considérée comme un obstacle aux services numériques.
engagements de l'entreprise en matière de développement durable
La déclaration conjointe aborde également les critiques américaines à l'égard des règles européennes en matière de développement durable des entreprises. L'UE s'est engagée à empêcher que sa directive sur le devoir de diligence des entreprises en matière de développement durable (CSDDD) et sa directive sur la publication d'informations en matière de développement durable (CSRD) n'entravent les échanges commerciaux transatlantiques.
Bruxelles s'est engagée à alléger les charges administratives, principalement pour les petites entreprises, et à revoir son exigence d'un régime de responsabilité civile harmonisé en cas de manquement à l'obligation de diligence raisonnable. L'UE a également indiqué qu'elle réexaminerait les obligations en matière de transition climatique, que les responsables américains jugeaient susceptibles de pénaliser les entreprises non européennes respectant déjà des normes élevées.
Comme indiquait l' Cryptopolitan en juin, avant la conclusion de l'accord, les deux parties se préparaient à une confrontation dommageable. Le présidentdent Trump avait menacé d'imposer des droits de douane allant jusqu'à 30 % sur les produits européens, tandis que l'Union européenne préparait ses propres mesures de rétorsion. La Maison Blanche avait averti qu'elle réagirait avec vigueur à toute riposte.
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Florence Muchai
Florence couvre l'actualité des cryptomonnaies, des jeux vidéo, des technologies et de l'intelligence artificielle depuis six ans. Ses études en informatique à l'Université des sciences et technologies de Meru (MMUST) et en gestion des catastrophes et diplomatie internationale à la même université lui ont permis d'acquérir de solides compétences linguistiques, un sens aigu de l'observation et des aptitudes techniques pointues. Florence a travaillé au sein du groupe VAP et comme rédactrice pour plusieurs médias spécialisés dans les cryptomonnaies.
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