L'économie britannique a connu une croissance significative d'avril à juin, son produit intérieur brut (PIB) progressant de seulement 0,3 %. Les analystes de Reuters et de la Banque d'Angleterre (BoE) avaient prévu une croissance de 0,1 % au deuxième trimestre 2025.
L'économie du pays semble également afficher de meilleures performances que celle du G7 sur une base semestrielle. Elle a dépassé le groupe avec un taux annualisé de 2,2 % pour les deux trimestres.
La croissance du Royaume-Uni au deuxième trimestre (0,3 %) est identique à celle de la France, tandis que celle du Canada est restée stable. L'Allemagne et l'Italie ont enregistré unetracde 0,1 % chacune. Les États-Unis ont devancé le Royaume-Uni avec une croissance du PIB de 0,7 % au deuxième trimestre.
Le Royaume-Uni affiche de meilleures performances au deuxième trimestre qu'au premier
Croissance satisfaisante du PIB britannique en juin – et révisions à la hausse par rapport à avril – portant le PIB du Royaume-Uni à +0,3 % au deuxième trimestre. Le Royaume-Uni affiche actuellement la plus forte croissance économique du G7 au premier semestre, avec un taux annualisé de 2,2 %. pic.twitter.com/3UsD5eEtAu
— Simon French (@Frencheconomics) 14 août 2025
Selon l'Office national des statistiques (ONS), le PIB britannique du deuxième trimestre a progressé de 0,7 %, contrairement aux trois premiers mois de l'année, marqués par les effets néfastes de la hausse des droits de douane imposée par Trump sur les importations. Les entreprises se sont empressées d'anticiper les mesures commerciales américaines. La croissance du Royaume-Uni au deuxième trimestre a également augmenté de 1,2 % par rapport à la même période de l'année précédente.
Comme l'avait précédemment Cryptopolitan, l'activité économique du pays a ralenti en avril et mai, les entreprises ayant importé des marchandises en début d'année pour éviter les modifications des droits de timbre et des prélèvements. La croissance a rebondi en juin, portée par les services, principal secteur de l'économie, notamment grâce aux bonnes performances de la programmation informatique, de la santé et de la location de véhicules, selon Liz McKeown, directrice des statistiques économiques de l'ONS.
Elle a également révélé que la recherche et le développement scientifiques, la production de produits électroniquestronainsi que l'ingénierie et les ventes automobiles ont toutes contribué à unetroncroissance en juin. Les dépenses publiques ont eu l'impact le plus important sur la croissance, tirées par les dépenses de santé, en particulier les vaccinations, et d'administration publique et de défense.
Selon l'ONS, le secteur de la construction a également affiché de bonnes performances au deuxième trimestre, progressant de 1,2 % grâce à l'activité du marché du logement privé au Royaume-Uni. Le secteur manufacturier a également enregistré une forte hausse de 0,3 %, tandis que le secteur des machines et équipements a progressé de 3,0 %.
Rachel Reeves, chancelière de l'Échiquier, a affirmé que le pays avait enregistré une croissance positive, avec untrondébut d'année et une croissance continue au deuxième trimestre. Elle estime également que l'économie a encore un potentiel important pour les citoyens britanniques.
« Je sais que l'économie britannique possède tous les atouts pour réussir, mais elle est restée trop longtemps au point mort. C'est pourquoi nous investissons dans la reconstruction de nos infrastructures nationales, nous réduisons les formalités administratives pour relancer la construction en Grande-Bretagne et nous augmentons le salaire minimum national pour rendre le travail plus rémunérateur. Il reste encore beaucoup à faire. »
-Rachel Reeves, chancelière de l'Échiquier.
Les exportations britanniques ont bondi de 1,6 % en glissement annuel, principalement grâce à latronprécédemment indiqué l' Cryptopolitan.
Le PIB nominal britannique a progressé de 0,8 % d'avril à juin, soit une hausse de 5,3 % par rapport au même trimestre de l'année précédente. Selon l'ONS, le PIB implicite a ralenti sur la même période, avec une croissance de seulement 0,4 %, soit le taux de croissance trimestriel le plus faible depuis le quatrième trimestre 2023.
James Smith, économiste chez ING, prévoit un ralentissement de la croissance au second semestre, l'économie étant confrontée à l'incertitude liée à la guerre commerciale de Trump et à des perspectives économiques intérieures moroses. Reeves a évoqué les règles budgétaires qu'elle s'est elle-même imposées afin de maîtriser les dépenses publiques.
Des hausses d'impôts menacent le Royaume-Uni cet automne
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Nos dernières perspectives économiques pour le Royaume-Uni indiquent que le chancelier devra trouver plus de 40 milliards de livres sterling dans le budget pour combler le déficit.
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— Institut national de recherche économique et sociale (@NIESRorg) 6 août 2025
Les règles de la Chancelière visent un budget équilibré, voire excédentaire, d'ici la fin de la décennie. Elle a également proposé que la règle de stabilité budgétaire prévoie que les dépenses courantes soient financées par les recettes fiscales plutôt que par l'emprunt. Concernant les investissements, la dette devrait diminuer d'ici la fin de la législature actuelle, aux alentours de 2029-2030.
La semaine dernière, l'Institut national de recherche économique et sociale (NIESR) a averti que les mesures prises par Reeves entraîneraient une hausse des impôts plus tard cette année. Il prévoit un defibudgétaire de 41,2 milliards d'euros pour l'exercice 2029-2030. Le NIESR a souligné que le budget d'automne devrait être ajusté si Reeves persiste dans sa démarche.

