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Le marasme économique de la Russie contraint la Chine à réorienter ses exportations vers l'étranger

ParJai HamidJai Hamid
3 minutes de lecture -
Le marasme économique de la Russie contraint la Chine à réorienter ses exportations vers l'étranger
  • Les nouvelles taxes d'importation de voitures russes et les coûts d'emprunt élevés ont fait chuter les ventes de voitures chinoises de 62 %.
  • Les principaux exportateurs automobiles chinois, dont Geely et Chery, perdent rapidement de leur élan.
  • Trump affirme que des dirigeants européens se rendront aux États-Unis pour discuter de la fin de la guerre russo-ukrainienne.

Les constructeurs automobiles chinois voient le marché russe s'effondrer rapidement. Ce qui avait commencé comme une véritable mine d'or après l'invasion de l'Ukraine est désormais un gouffre financier.

Les marques chinoises se sont engouffrées dans le marché russe lorsque les constructeurs automobiles occidentaux l'ont quitté. Elles ont envahi les concessions automobiles russes comme s'il s'agissait d'une liquidation.

Fin 2024, la nouvelle « taxe de recyclage » moscovite a fait grimper le prix des voitures de base, celles équipées d'un moteur d'un ou deux litres, de plus de 8 000 dollars. Sans préavis, sans ménagement. Parallèlement, les taux d'intérêt exorbitants en Russie rendent l'accès au crédit quasi impossible.

Résultat ? Les ventes de voitures en Russie ont chuté de 27 % en seulement six mois. Mais ce n’est pas tout. Les importations de voitures chinoises ont dégringolé de 62 % durant la même période.

Et les grandes marques automobiles chinoises subissent déjà de lourdes pertes. C'est ce marché qui a permis à la Chine de devenir le premier exportateur mondial de voitures en 2023, près de 20 % de ses exportations totales étant destinées à la Russie.

Les marques chinoises perdent du terrain face au retrait de la Russie

Les dégâts sont bien réels. Geely, l'un des plus grands acteurs chinois du secteur, a vu ses exportations chuter de 8 % entre janvier et août. Great Wall Motor a péniblement maintenu son niveau de performance : ni gain, ni perte. C'est un signal d'alarme pour une entreprise dont le succès repose sur la croissance.

Et Chery, le premier exportateur automobile du pays, n'a réussi à augmenter ses exportations que de 11 %. Cela paraît acceptable, jusqu'à ce qu'on réalise que l'année dernière, la croissance était de 25 %. L'élan est donc rompu.

Pendant ce temps, BYD, le plus grand vendeur chinois sur son marché intérieur mais sans activité officielle en Russie, s'attaque désormais de front à Chery. Les ventes à l'étranger de BYD ont plus que doublé. Il est clair que l'entreprise investit massivement dans d'autres pays pendant que les autres s'enlisent dans les problèmes liés à la Russie.

Mais l'histoire ne s'arrête pas à la baisse des exportations. Les usines chinoises sont étouffées par la surcapacité, et une guerre des prix féroce en Chine les pousse à écouler leurs véhicules partout où elles le peuvent.

L'effondrement du marché russe réduit d'autant les débouchés pour ces importations massives. Et ne croyez pas que les autres pays restent les bras croisés. Des droits de douane fleurissent partout. Plusieurs régions ont déjà commencé à taxer les automobiles chinoises pour freiner l'afflux de marchandises.

Plus la Chine fait pression, plus les portes se ferment. C'est un cercle vicieux, et Pékin le sait.

Trump évoque une guerre contre la Russie alors que les BRICS se réunissent pour un conflit commercial

Alors que les constructeurs automobiles chinois subissent des pressions importantes, la situation politique internationale s'envenime également. Donald Trump, de retour de l'US Open à New York, a déclaré dimanche aux journalistes que les dirigeants européens se rendraient à Washington en début de semaine. La raison ? « Discuter de la manière de résoudre le conflit russo-ukrainien », a-t-il affirmé.

Trump n'a cité aucun nom. La Maison Blanche est restée muette lorsqu'on lui a demandé plus de précisions. Mais il a été clair sur un point : il est mécontent. « Je ne suis pas satisfait de la situation dans le conflit russo-ukrainien », a-t-il déclaré, interrogé sur le raid aérien russe qui a illuminé le bâtiment du gouvernement à Kiev pendant la nuit. Pourtant, le ton de Trump étaitdent. Il a réaffirmé que la guerre « serait bientôt réglée »

Par ailleurs, la Chine a confirmé que Xi Jinping participera à un sommet virtuel des BRICS le 8 septembre. Ce sommet a été convoqué par le président brésilien Lula da Silva et l'ordre du jour est clair : il s'agira de discuter des menaces commerciales de Trump.

Le Premier ministre indien Narendra Modi ne sera pas présent, mais il enverra un haut responsable à sa place. Trump a déjà averti que si l'Inde persiste dans son projet de dépréciation du dollar, il ripostera par des droits de douane de 100 %.

Le ministère chinois des Affaires étrangères a annoncé que Xi Jinping prononcerait un discours important lors de cette réunion en ligne. Vladimir Poutine, président russe, y participera également, d'après le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, qui s'est exprimé la semaine dernière auprès de l'agence de presse russe TASS.

Par ailleurs, le Brésil profite de ce sommet non seulement pour discuter des droits de douane, mais aussi pour rallier d'autres marchés émergents au multilatéralisme, selon Bloomberg, qui cite des sources proches du dossier.

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