- Le gouvernement néerlandais a suspendu une intervention chez Nexperia, qui lui permettait de bloquer des décisions susceptibles de mettre en péril le fabricant de puces basé à Nimègue.
- Le ministre intérimaire des Affaires économiques, Vincent Karremans, avait auparavant mis en œuvre une loi rarement utilisée des années 1950 pour geler les activités de l'entreprise.
- Le gouvernement chinois aurait imposé des mesures de contrôle des exportations spécifiques à l'entreprise sur tous les sites de Nexperia en Chine.
Le gouvernement néerlandais a suspendu son intervention chez Nexperia, qui lui permettait de bloquer des décisions risquées au sein du fabricant de semi-conducteurs basé à Nimègue. Le ministre des Affaires économiques par intérim, Vincent Karremans, avait appliqué fin septembre une loi des années 1950, jamais utilisée auparavant, afin de geler les activités de l'entreprise.
Le ministre Karremans a déclaré qu'au vu des récents développements, il avait décidé de suspendre son arrêté pris en vertu de la loi sur la disponibilité des marchandises (GAA) concernant Nexperia, après consultation de ses partenaires européens et internationaux. Il a précisé avoir rencontré les autorités chinoises ces derniers jours et s'être déclaré satisfait des mesures prises par ces dernières pour garantir l'approvisionnement en puces électroniques de l'Europe et du reste du marché mondial.
Karremans a également déclaré qu'il considérait les mesures prises par la Chine comme un signe de bonne volonté et s'est engagé à maintenir un dialogue constructif avec les autorités chinoises dans les semaines à venir. Il a souligné que Nexperia pouvait désormais poursuivre ses activités sans autre intervention gouvernementale.
Les inquiétudes du gouvernement proviennent des agissements du PDG, désormais suspendu, qui ont impliqué des transferts suspects de fonds, d'actifs (produits, savoir-faire et technologies) vers une entité étrangère. Par ailleurs, Nexperia indique avoir également suspendu le transfert de plaquettes de silicium à sa filiale chinoise, suite au refus présumé de paiement de cette dernière. Cette nouvelle information aggrave la crise de gouvernance que traverse Nexperia.
Karremans nie toute implication du gouvernement dans la suspension du PDG
Le ministre Vincent Karremans a démenti les allégations selon lesquelles le gouvernement néerlandais serait intervenu dans la suspension du PDG. Il a expliqué que des membres de Nexperia avaient eux-mêmes engagé une procédure d'enquête devant la Chambre des entreprises de la Cour d'appel d'Amsterdam.
Karremans a également affirmé que le gouvernement n'a pris aucune décision quant au placement des actions sous gestion et qu'il n'en est pas responsable. Il a ajouté qu'il s'agit d'une pratique courante en droit commercial néerlandais, totalement indépendante de l'ordonnance de la GAA.
Le ministre a également indiqué que la Chambre des entreprises de la Cour d'appel d'Amsterdam, sur la base de son appréciationdent , a suspendu l'un des administrateurs de la société conformément aux statuts. Un administrateur non exécutif provisoire doté de pouvoirs décisionnels a été nommé pour la durée de l'enquête. Les actions de la société, à l'exception d'une seule, ont également été transférées à un fiduciaire désigné par la Division.
« Ceci souligne le fait que, dans le jugementdent du tribunal, il existe des raisons suffisantes de douter de la bonne gouvernance et de la conduite appropriée des affaires chez Nexperia. »
–Vincent Karremans, ministre sortant de l'Économie
Karremans a également précisé que l'ordonnance ne vise que Nexperia et aucune autre entreprise, l'ensemble du secteur ou aucun pays. Cette décision a pour but d'éviter qu'en cas d'urgence, les capacités de production de l'entreprise ne soient pas disponibles en Europe. Outre les puces, Nexperia produit des composants utilisés dans l'électroniquetronet l'industrie automobile européennes.
La Chine impose des contrôles à l'exportation spécifiques aux entreprises sur les sites locaux de Nexperia.
Le gouvernement chinois aurait imposé des mesures de contrôle des exportations visant spécifiquement l'entreprise Nexperia sur tous ses sites en Chine. Cependant, Karremans a affirmé que les Pays-Bas menaient des négociations constructives avec la Chine afin de trouver une solution mutuellement avantageuse.
Le gouvernement néerlandais estime essentiel de préserver l'indépendance de la procédure devant la Chambre des entreprises de la Cour d'appel d'Amsterdam et de la protéger de toute ingérence. Il a également pris note de l'accord récent sur les relations économiques et commerciales entre les États-Unis et la Chine. Il s'intéresse tout particulièrement à l'engagement de la Chine de reprendre ses activités sur les sites de Nexperia, permettant ainsi la circulation mondiale des puces critiques existantes.
Parallèlement, les Pays-Bas (de concert avec leurs partenaires internationaux et européens) ont indiqué suivre de près ces récents développements et apporter leur soutien à ces derniers. L’UE et les Pays-Bas ont fait du renforcement du secteur européen des semi-conducteurs une priorité.
Par ailleurs, Karremans affirme que la croissance et la pérennité de Nexperia sont essentielles pour réduire les dépendances stratégiques européennes et nationales à haut risque. Il a également mentionné qu'un entretien téléphonique antérieur avec le ministre chinois du Commerce, Wang Wentao, avait permis d'évoquer les prochaines étapes à suivre pour parvenir à une solution qui serve les intérêts des économies chinoise et européenne, ainsi que ceux de Nexperia.
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