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El Shaddai : Quand les jeux vidéo et les beaux-arts convergent

ParJames KinotiJames Kinoti
3 minutes de lecture -
Art
  • El Shaddai est un jeu d'action artistique passé inaperçu en 2011, désormais remasterisé.
  • Il plonge les joueurs dans des environnements surréalistes ettrac, sans interface utilisateur traditionnelle.
  • La profondeur narrative et les graphismes à couper le souffle élèvent les jeux vidéo au rang d'art.

On entend souvent parler de jeux comme forme d'art, mais rares sont ceux qui l'abordent aussi littéralement que El Shaddai : Will Rise of Metatrontronparmi d'autres pouvoirs. Ce jeu, resté confidentiel jusqu'à présent, El Shaddai (2011) est un RPG d'action dont la galerie d'images évoque celle des films dans un musée. C'est une œuvre expérimentale. Ce titre méconnu, difficilement accessible, mais disponible pour cinq euros, vient de débarquer sur Nintendo Switch dans une version remasterisée. 

Un joyau artistique oublié

L'histoire du jeu El Shaddai s'inspire librement d'un ancien texte apocalyptique hébraïque, le Livre d'Hénoch, et le jeu intègre abondamment des thèmes et des personnages religieux à son récit. Vous incarnez Hénoch, scribe immortel envoyé par le Seigneur de Dieu, chargé de traquer les anges déchus, ennemis de Dieu qui menacent l'humanité d'un grand déluge. Hénoch n'est pas seul : son compagnon, Lucifel, est présent à ses côtés en permanence et peut même parfois lui servir de point de sortie. De prime abord, cette histoire pourrait sembler ambitieuse. Pourtant, El Shaddai lamaticaccessible en l'associant profondément à ses personnages, et en y ajoutant par-dessus tout une dimension religieuse. 

Source :Nintendo

On pourrait croire qu'El Shaddai se résume à des combats à l'arme blanche, mais il propose en réalité d'éliminer divers ennemis à l'aide d'armes et de combos. Il se rapproche quelque peu de Demon May Cry, notamment grâce à une nouveauté majeure : la possibilité de voler leurs armes et de les retourner contre eux ! Autre particularité du jeu : le système de corruption. Attaquer les ennemis octroie de la corruption à votre arme. À terme, l'arme est entièrement corrompue et, à moins de la purifier, ses dégâts sont réduits.

Le d'El Shaddai est excellent, mais il est sublimé par un jeu qui privilégie l'expression artistique à son paroxysme. Aucune interface n'est affichée lors de votre première partie, et le jeu se comporte comme si l'écran était vierge de tout élément supplémentaire. Vous n'avez besoin d'aucune information supplémentaire à l'écran, car vous puisez toutes les connaissances nécessaires dans l'environnement du jeu. 

Cette même immersion se retrouve dans les couleurs changeantes des armes d'Enoch, la représentation de la santé des ennemis par leur armure, et l'absence de menu de sauvegarde : parler à Lucifel sauvegarde la partie. Le jeu repose entièrement sur l'immersion. Une telle expérience, presque extraterrestre, vous entraîne dans un voyage spirituel. Gamesonography est dirigé par Takayasu Sawaki, célèbre pour son travail sur les personnages de Devil May Cry et Okami. On imagine aisément Takayasu laisser libre cours à son imagination en disant : « Carte blanche ! À plus tard ! »

Estomper latracentre réalité et abstraction

La variété des niveaux d'El Shaddai est un atout majeur. Chaque niveau apporte son lot de nouveautés, contribuant à donner l'impression que le monde onirique qui s'offre à vous est une véritable exposition d'arttrac. La galerie se divise en deux zones distinctes : l'une vous donnera la chair de poule, comme si les vitraux gigantesques d'Enoch allaient se déverser du plafond sur votre tête ; l'autre vous donnera l'impression que Van Gogh y a erré pendant une semaine entière, travaillant à ses toiles méditatives. Le jeu paraissait déjà vivant à l'époque, grâce à ses graphismes magnifiques, mais aujourd'hui encore, les mises à jour et le traitement actuels vous donneront des frissons.

Par conséquent, la version masculine de NieR offre elle aussi une vision fragmentée de son personnage. À l'instar des jeux, El Shaddai modifie constamment les effets de caméra. L'action en 3D bascule généralement de manière aléatoire vers un jeu de plateforme 2D, ou bien la caméra se fige d'une manière particulière, perceptible en vue de dessus ; il s'agit d'une vue isométrique. Bien que les mécaniques de combat n'évoluent pas de façon significative au fil du jeu, le style artistique époustouflant et l'approche non conventionnelle de la caméra dans El Shaddai captivent le joueur du début à la fin. Impossible de s'ennuyer : El Shaddai y veille scrupuleusement. Quant aux règles du jeu, elles restent quelque peu secrètes, mais elles contribuent largement à l'expérience. 

Ghibli a réussi à allier un monde neutre à une intrigue brumeuse et vaporeuse pour mettre en valeur la beauté exceptionnelle des graphismes. On ne joue pas à El Shaddai en pensant à améliorer son personnage ou à découvrir des secrets ; on le vit comme une ombre qui plane au-dessus de nous, un doux rappel de ce qui nous attend. Le système de combat, lié à tous les éléments du jeu, est gratifiant et excellent, mais le jeu nous invite surtout à explorer la profondeur de son récit et enjsa créativité graphique. El Shaddai a offert et démontré avec brio que les jeux vidéo sont aussi une forme d'art. C'est une œuvre d'art magique.

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