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La Corée du Sud fait patienter Google avant de donner suite à sa demande d'utilisation de données cartographiques en dehors du pays

ParHannah CollymoreHannah Collymore
Temps de lecture : 2 minutes
La Corée du Sud oblige Google à patienter avant de donner suite à sa demande d'utilisation de données cartographiques hébergées sur des serveurs situés hors du pays
  • La Corée du Sud a reporté de 60 jours sa décision concernant la demande de Google d'exporter ses données cartographiques locales.
  • Séoul affirme que le transfert de ces données à l'étranger pourrait exposer des sites militaires et sensibles.
  • Google indique que le manque de données limite ses services Google Maps en Corée et étudie des mesures de sécurité.

La Corée du Sud a donné à Google soixante jours pour répondre aux préoccupations de sécurité liées à son accès aux données cartographiques du pays. Le gouvernement semble insensible à l'argument de la précision du système de navigation GPS et privilégie la sécurité nationale en limitant l'accès de Google à ses données cartographiques locales.

Le ministère du Territoire, des Infrastructures et des Transports a annoncé vendredi que la Corée du Sud avait reporté sa décision concernant la demande de Google d'exporter des données cartographiques locales pour une utilisation sur des serveurs situés hors du pays. 

La Corée du Sud reporte sa décision concernant la demande de Google d'exporter des données 

Le ministère a indiqué que son Institut national d'information géographique avait décidé de reporter sa décision de 60 jours afin de donner à Google le temps de proposer des mesures répondant aux préoccupations de la Corée du Sud en matière de sécurité nationale. Ce report signifie que la question restera en suspens avant un éventuel sommet entre les dirigeants des deux pays prévu plus tard ce mois-ci. 

On ne sait pas encore si la question sera inscrite à l'ordre du jour du sommet.

Google, filiale du géant américain Alphabet, avait déjà demandé l'autorisation de stocker et de traiter des données cartographiques sud-coréennes à l'étranger, demandes qui avaient été rejetées en 2007 et 2016 pour des raisons de sécurité. Ces refus invoquaient le risque potentiel de divulgation d'informations sensibles, notamment la localisation d'installations militaires.

La position de la Corée du Sud est étroitement liée à son contexte sécuritaire. La guerre de Corée (1950-1953) s'est achevée sans traité de paix, laissant la péninsule dans un état de conflit techniquement non résolu. Les autorités ont fait valoir que l'autorisation du transfert de données géospatiales détaillées à l'étranger pourrait faciliter le repérage de sites sensibles, notamment d'infrastructures de défense, et potentiellement compromettre la sécurité nationale.

Le ministre des Transports, Kim Yoon-duk, a réaffirmé à la fin du mois dernier que le gouvernement devait rester « très prudent » quant à l’octroi de l’accès aux cartes aux entreprises étrangères, soulignant que la défense et la sécurité publique primaient sur les considérations commerciales.

À l'inverse, les États-Unis considèrent les restrictions imposées par la Corée du Sud aux flux transfrontaliers de données comme des obstacles persistants aux services de navigation étrangers. Les autorités américaines affirment que ces mesures ont entravé le fonctionnement de plateformes telles que Google Maps et Apple Maps, limitant ainsi leur compétitivité sur le marché sud-coréen.

Google a déclaré que l'absence de certaines données cartographiques limite sa capacité à fournir toutes les fonctionnalités de Google Maps dans le pays, ce qui cause ce qu'elle décrit comme des « inconvénients majeurs » pour les touristes étrangers. 

Selon l'entreprise, il n'existe aucune préoccupation légitime en matière de sécurité concernant ses données cartographiques, qui, selon elle, sont déjà accessibles au public et utilisées par diverses entreprises après avoir passé avec succès les examens de sécurité gouvernementaux.

Négociations en cours et compromis possibles

Google a déclaré être disposé à collaborer avec les autorités sud-coréennes afin de répondre à leurs préoccupations. L'entreprise a indiqué être en « discussion étroite » avec le gouvernement concernant des mesures de sécurité supplémentaires susceptibles de satisfaire aux exigences réglementaires. 

Une des options envisagées consiste à acheter des images floues auprès de partenaires locaux dont les données ont déjà été approuvées par le gouvernement.

Le report de 60 jours accordé par le gouvernement sud-coréen vise à donner à Google le temps de développer de telles solutions. 

Cependant, le conseillerdentKim Yong-beom a déclaré le mois dernier que la Corée du Sud n'avait fait aucune concession sur la question des données cartographiques, ni sur la question distincte de l'ouverture accrue de son secteur agricole, malgré les vastes négociations commerciales bilatérales avec les États-Unis.

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