Rachel Reeves, la chancelière de l'Échiquier britannique, a exhorté les dirigeants du Trésor britannique à élaborer une version actualisée du système de taxe foncière du pays, dans le cadre d'une nouvelle stratégie visant à accroître les recettes et à stimuler la croissance économique.
Conformément aux instructions de Reeves , les dirigeants mettront en œuvre des réformes plus efficaces et plus simples du système fiscal du pays. Celles-ci incluent une mise à jour des taxes sur le logement, selon des sources proches du dossier qui ont souhaité garder l'anonymat.
Cette stratégie s'inscrit dans l'objectif du chancelier, qui est de stimuler la croissance du produit intérieur brut (PIB) britannique, actuellement en difficulté, et de combler un éventuel déficit des finances publiques qui pourrait, espérons-le, dépasser le record de 20 milliards de livres sterling.
Les incertitudes entourant les réformes fiscales britanniques alimentent le débat parmi les particuliers
Le système actuel de droits de timbre en Angleterre et en Irlande du Nord a fait l'objet de vives critiques, beaucoup arguant qu'il ralentit la croissance économique en dissuadant les gens de déménager en raison des frais de transaction élevés.
Dans le cadre de sa réforme de la taxe foncière, la chancelière Rachel Reeves a insisté auprès de son équipe sur le fait que ces changements seront au cœur de son projet de budget . Les propositions sont encore à l'étude au sein du Trésor et aucune décision définitive n'a été prise.
Les autorités ont toutefois précisé leur objectif global : renforcer la croissance économique. Elles ont souligné que si la mise à jour de la fiscalité et de la planification budgétaire jouera un rôle, elle ne constituera pas la seule mesure. Parmi leurs priorités figure l’engagement de baisser les impôts pour les travailleurs britanniques.
D'un autre côté, des députés travaillistes et certains ministres exercent une pression excessive sur Reeves pour qu'elle durcisse la fiscalité sur la fortune et, simultanément, qu'elle résolve les problèmes financiers. Pire encore, elle est censée respecter les promesses électorales du Parti travailliste en ne relevant ni l'impôt sur le revenu, ni la TVA, ni les cotisations sociales.
Malgré tout, les responsables du Trésor ont récemment suscité l'espoir d'une reprise de l'économie nationale. En effet, une source fiable a rapporté que ces responsables accéléraient leurs recherches de réformes fiscales appropriées afin de dynamiser davantage l'économie.
Ce qui explique cette situation, ce sont les inquiétudes soulevées quant à la perte d'environ 10 milliards de livres sterling subie par le plan budgétaire rigoureux existant du gouvernement en raison de prévisions de production revues à la baisse.
Rachel Reeves souligne la nécessité de faire preuve d'équité dans la mise en œuvre des lois fiscales
Les responsables du ministère des Finances se sont fermement opposés à la nouvelle taxe sur la fortune proposée par Lord Neil Kinnock, ancien chef du Parti travailliste. Selon Jonathan Reynolds, secrétaire d'État aux Entreprises et au Commerce, cette idée est « absurde ». D'après les opposants, cette nouvelle taxe est complexe et sa mise en œuvre pourrait prendre plusieurs années.
Pour Reeves, l'objectif était de transformer en profondeur les pratiques fiscales des autorités britanniques, et non d'augmenter ou de modifier les impôts pour accroître les recettes. Selon la chancelière, elle entend garantir l'équité et la protection des droits des citoyens dans toute stratégie de réforme fiscale .
Dans sa brochure de 2018, intitulée « L'économie au quotidien », Reeves soulignait la nécessité de revoir et d'actualiser la taxe d'habitation, calculée sur la valeur des biens immobiliers depuis 1991, en fonction des tranches d'imposition actuelles. Elle indiquait également que les collectivités locales pourraient se voir confier cette responsabilité afin de répondre aux besoins locaux.
Par ailleurs, la chancelière a également évoqué la nécessité d'envisager une réforme complète et le remplacement de la taxe d'habitation par une contribution foncière qui s'appliquerait exclusivement aux propriétaires. Selon elle, cette approche est équitable, car elle transférerait les responsabilités financières aux bailleurs plutôt qu'aux locataires.

