La chancelière Rachel Reeves a vivement critiqué les récentes fuites concernant le prochain budget d'automne, les qualifiant d' « inacceptables ». Ces fuites sont survenues après la publication, la semaine dernière, d'un rapport indiquant que Mme Reeves avait décidé de ne pas augmenter l'impôt sur le revenu, ce qui a entraîné une baisse du prix des obligations.
Comme l'a récemment rapporté Cryptopolitan, Reeves a renoncé à une hausse, annoncée précédemment, des taux d'imposition de base et supérieurs. Ce revirement intervient quelques semaines après qu'elle ait laissé entendre que les taux pourraient augmenter, une mesure qui aurait enfreint l'engagement pris par le Parti travailliste dans son programme électoral de 2024.
Ce revirement a provoqué une onde de choc quasi immédiate sur les marchés financiers. Les rendements des obligations d'État britanniques ont grimpé en flèche et les investisseurs se sont inquiétés de ce changement brutal de politique budgétaire. Selon les économistes, cette décision creuse un déficit de 30 milliards de livres sterling, ce qui soulève de sérieux doutes quant à la manière dont Reeves compte le combler sans recourir à des mesures susceptibles de freiner la croissance.
Les investisseurs ont noté l'impact des messages contradictoires concernant le budget sur le gouvernement
Lors d'une interview, des journalistes ont demandé à Reeves de commenter sa décision concernant l'impôt sur le revenu. La chancelière de l'Échiquier a déclaré : « Les fuites sont inacceptables… Les principaux objectifs de ce budget seront de maîtriser le coût de la vie, de réduire les listes d'attente dans le système de santé et de diminuer la dette nationale. » Le gouvernement a confirmé ses propos par la suite.
Concernant l'impôt sur le revenu, des sources fiables indiquent que Reeves avait laissé entendre, au début du mois, lors d'un rare discours prébudgétaire, qu'une hausse était possible.
Lors de son discours, elle a reconnu que chacun devait faire sa part, ce qui, selon son argumentation, contredirait l'engagement du Parti travailliste pour les élections de 2024.
Ses propos ont suscité des inquiétudes chez les investisseurs, qui craignaient que ce changement de cap ne nuise à la crédibilité du gouvernement, les amenant à conclure que les messages contradictoires concernant le budget nuisaient à la crédibilité du gouvernement.
Les actions britanniques chutent suite à l'abandon du projet de hausse de l'impôt sur le revenu.
Les actions britanniques ont chuté brutalement le vendredi 14 novembre, les rendements des obligations d'État ayant fortement augmenté suite à la publication d'informations selon lesquelles le gouvernement britannique avait renoncé à son projet de hausse de l'impôt sur le revenu dans son prochain budget. Malgré ces difficultés, les marchés ont tout de même enregistré une légère hausse sur la semaine.
En revanche, l'indice FTSE 100, composé des principales valeurs américaines, a reculé de 1,1 %, enregistrant ainsi une baisse significative en une seule journée depuis le 9 avril, date à laquelle les marchés mondiaux ont réagi promptement aux annonces de droits de douane dudent américain Donald Trump. Malgré ce repli, la semaine s'est clôturée sur une hausse de 0,2 %.
L'indice FTSE 250 a reculé de 0,8 %, mais a tout de même clôturé la semaine sur une légère hausse de 0,2 %. Il est à noter que cet indice est principalement composé d'entreprises nationales.
Suite à la publication d'informations selon lesquelles le gouvernement britannique aurait renoncé à augmenter l'impôt sur le revenu, une source gouvernementale a indiqué que Reeves avait choisi de ne pas l'augmenter dans le budget de ce mois-ci. Cette annonce a surpris les investisseurs, qui anticipaient des hausses d'impôts pour combler un déficit budgétaire prévu.
Les marchés ont réagi promptement et les cours ont chuté immédiatement après l'annonce. Ils ne se sont redressés que partiellement lorsque d'autres médias ont fait état de prévisions financières plus favorables, ce qui a influencé cette décision.
Les pertes sur les marchés actions ont été généralisées, notamment parmi les principales valeurs bancaires, qui ont reculé de 2,2 %. Les actions des sociétés minières de métaux précieux ont également baissé de 2,4 % en raison de la chute des cours de l'or.
Le sentiment des marchés mondiaux s'est dégradé suite aux déclarations de responsables de la Réserve fédérale américaine, qui ont suscité des inquiétudes quant à une possible baisse des taux en décembre. Par ailleurs, l'incertitude entourant les données économiques américaines et les craintes d'une bulle spéculative liée à l'intelligence artificielle ont accentué les craintes des investisseurs.
Par ailleurs, les automobilistes pourront bénéficier de subventions gouvernementales pour réduire le coût d'achat d'une nouvelle voiture électrique jusqu'en 2030, selon un plan qui sera annoncé par Rachel Reeves lors du budget de la semaine prochaine.
La chancelière annoncera 1,3 milliard de livres sterling supplémentaires pour les subventions aux nouveaux véhicules électriques et 200 millions de livres sterling supplémentaires pour les bornes de recharge, dans le but d'empêcher que le marché des voitures propres ne s'assèche face aux inquiétudes suscitées par une nouvelle taxe au kilomètre.

