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Meta, X et LinkedIn se présentent devant les tribunaux dans une affaire historique visant à obtenir un allègement de leurs demandes de TVA italiennes

ParHannah CollymoreHannah Collymore
2 minutes de lecture -
Meta, X et LinkedIn se présentent devant les tribunaux dans une affaire historique visant à obtenir un allègement de leurs demandes de TVA italiennes
  • L'Italie réclame plus d'un milliard d'euros de TVA à Meta, X et LinkedIn, arguant que l'accès gratuit à la plateforme en échange de données utilisateur constitue une transaction imposable.
  • Les entreprises ont fait appel, ce qui constitue le premier procès fiscal judiciaire complet en Italie lié au secteur technologique.
  • Rome prévoit de solliciter un avis non contraignant de la Commission européenne sur cette affaire.

Meta, X et LinkedIn ont contesté devant les tribunaux les exigences de l'Italie en matière de TVA. Ce litige relatif à la TVA est le dernier d'une série de conflits entre les autorités européennes et les grandes entreprises technologiques américaines concernant la fiscalité, la protection de la vie privée et la conformité réglementaire. 

Les géants américains de la tech Meta, X et LinkedIn ont engagé une action en justice contre une réclamation fiscale italienne. Il s'agira du premier procès fiscal d'envergure intenté par l'Italie contre de grandes entreprises technologiques.

L'affaire porte sur la question de savoir si l'accès gratuit des utilisateurs aux plateformes de médias sociaux constitue un échange imposable.

L'administration fiscale italienne réclame 887,6 millions d'euros (environ 1,03 milliard de dollars) à Meta, 140 millions d'euros à LinkedIn et 12,5 millions d'euros à X. Les autorités estiment que lors de leur inscription sur ces plateformes, les utilisateurs reçoivent un compte membre en échange de données personnelles et que cet échange devrait être considéré comme une transaction imposable en vertu de la réglementation italienne sur la taxe sur la valeur ajoutée (TVA).

Meta, X et LinkedIn défient l'Italie

Les précédents litiges fiscaux entre l'Italie et les entreprises technologiques s'étaient soldés par des accords négociés, mais c'est la première fois qu'une affaire de ce type aboutit à un procès fiscal en bonne et due forme. Les entreprises ont interjeté appel devant le tribunal fiscal de première instance après la mi-juillet, suite à l'émission des avis d'imposition en mars et à l'expiration du délai de réponse.

Les entreprises qui fournissent des services numériques gratuits et qui s'appuient sur le consentement de l'utilisateur pour le profilage des données, telles que les compagnies aériennes, les supermarchés et les entreprises de médias, pourraient également être concernées par l'élargissement du champ d'application de la TVA si l'approche italienne est maintenue.

La question de la TVA est particulièrement sensible dans le contexte des relations commerciales UE-États-Unis, qui ont connu un regain de tensions sous l'administration dudent américain Donald Trump.

Dans une déclaration à Reuters, Meta a indiqué avoir « pleinement coopéré avec les autorités concernant ses obligations en vertu du droit européen et local », mais «tronl'idée que l'accès aux plateformes en ligne pour les utilisateurs devrait être soumis à la TVA ».

LinkedIn a déclaré n'avoir « rien à partager pour le moment », et X n'a ​​pas répondu aux demandes de commentaires.

L'Italie envisage de consulter la Commission européenne

Alors que la procédure judiciaire suit son cours, l'Italie envisage de solliciter un avis consultatif auprès de la Commission européenne. Cet avis pourrait influencer la poursuite ou non du procès dans le cadre de la longue procédure judiciaire italienne à trois niveaux, qui dure souvent jusqu'à dix ans.

D'après des sources proches du dossier, le ministère italien de l'Économie prévoit de soumettre des questions au comité TVA de la Commission européenne début novembre. Ce comité, organe consultatifdent qui se réunit deux fois par an, rendra un avis non contraignant, probablement au printemps 2026.

Bien que non contraignante juridiquement, une opinion défavorable du comité pourrait inciter l'Italie à abandonner les poursuites et, potentiellement, à mettre fin à l'enquête pénale menée par le parquet italien. L'Agence du revenu et le ministère de l'Économie ont refusé de commenter la question, et aucune confirmation officielle n'a été donnée quant au calendrier de soumission des questions à la Commission européenne.

Ces derniers temps, les entreprises technologiques et l'Union européenne se sont affrontées à plusieurs reprises. Le 11 juillet, Meta a déclaré qu'elle ne modifierait pas son modèle « payer ou consentir », malgré la menace d'amendes de l'UE.

Par ailleurs, la Commission européenne aurait suspendu une enquête distincte visant X pour violation des règles de transparence numérique, afin d'éviter de perturber les négociations commerciales en cours avec les États-Unis.

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