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L'autorité japonaise des services financiers (FSA) prévoit de lever l'interdiction des stablecoins étrangers en 2023.

ParFlorence MuchaiFlorence Muchai
3 minutes de lecture -
Japon

Japon

  • Le Japon devrait lever l'interdiction des stablecoins étrangers sur son territoire en 2023.
  • L'Autorité des services financiers consultera les directives après le 26 décembre.
  • Les transactions en stablecoins seront plafonnées à 1 million de yens.

Les stablecoins ont fait l'objet de vives controverses pendant la majeure partie de l'année 2022. Cependant, le Japon a pris une position susceptible de changer la donne. Les autorités japonaises examinent actuellement d'importantes restrictions concernant l'utilisation de stablecoins tels que Tether (USDT) et USD Coin (USDC) pour les investisseurs en cryptomonnaies résidant au Japon.

Le Japon va assouplir les règles relatives aux stablecoins en 2023.

Selon Nikkei, une agence de presse japonaise, l'Agence des services financiers (FSA) assouplira l'interdiction de la circulation intérieure des stablecoins émis à l'étranger en 2023.

Si la restriction imposée aux stablecoins étrangers est levée, l'entité responsable des stablecoins dans le pays deviendramaticle distributeur. Selon le rapport, ce sont les distributeurs, et non les émetteurs étrangers, qui géreront les jetons afin de préserver leur valeur.

La nouvelle législation sur les stablecoins permettra aux plateformes d'échange locales de faciliter leurs transactions, sous réserve de la préservation des actifs par le biais de dépôts et d'un plafond de transfert. Le rapport souligne que les transferts de fonds internationaux pourraient devenir plus rapides et moins coûteux si l'utilisation des stablecoins se généralise.

Pour les stablecoins créés sur le territoire, le guide stipule que les émetteurs doivent fournir des actifs à valeur ajoutée garantis et qu'ils sont limités aux banques, aux agents de transfert agréés, aux sociétés fiduciaires, etc. Après le 26 décembre, l'Autorité des services financiers lancera une consultation sur ces directives.

L'Autorité des services financiers (FSA) a indiqué que l'autorisation de la distribution de stablecoins dans le pays nécessitera des lois supplémentaires en matière de lutte contre le blanchiment d'argent. Comme annoncé précédemment, le Parlement a adopté une loi interdisant l'émission de stablecoins par les organismes non bancaires à compter de juin 2022.

Comme aucune plateforme d'échange locale ne propose actuellement le trading de stablecoins tels que l'USDT ou l'USDC, cette décision récente aura une influence considérable sur les services de trading disponibles dans le pays.

Au 30 novembre 2022, aucune des 31 plateformes d'échange japonaises enregistrées auprès de l'Autorité des services financiers (FSA), dont BitFlyer et Coincheck, ne proposait le trading de stablecoins, selon les données officielles. Il est par ailleurs proposé de fixer le montant maximal des transferts de fonds en stablecoins à 1 million de yens, soit 7 500 dollars, par transaction. 

L'incertitude demeure cependant quant aux stablecoins qui feront leur retour sur le marché japonais. L'USDC, émis par la société américaine Circle, pourrait être l'un d'eux .Le plus important stablecoin, Tether (USDT), pourrait également être un acteur potentiel.

L'environnement crypto au Japon actuellement

Récemment, les autorités japonaises ont intensifié leurs efforts pour développer une réglementation stricte concernant les cryptomonnaies. Le comité fiscal du Parti libéral-démocrate (PLD), parti au pouvoir au Japon, a approuvé le 15 décembre une proposition visant à exonérer les entreprises du secteur des cryptomonnaies d'impôt sur les plus-values ​​latentes réalisées grâce aux jetons émis. Les autorités locales avaient déjà mis en garde contre l'utilisation de stablecoins algorithmiques tels que TerraUSD (UST).

Dans une proposition de politique intermédiaire, l'équipe du projet Web3 a évoqué la possibilité de supprimer l'impôt sur les plus-values ​​latentes. Elle a également formulé des recommandations concernant l'adoption d'une législation régissant les organisations autonomes décentralisées (DAO) de type LLC, le soutien à l'émission de stablecoins sans autorisation libellés en yens, des réformes de la gouvernance de l'Association japonaise des échanges de monnaies virtuelles (JVEA), chargée de la sélection des jetons, et des lignes directrices d'audit pour les entreprises de cryptomonnaies.

Par ailleurs, l'Agence numérique du Japon a annoncé en novembre son intention de créer sa propre organisation autonome décentralisée (DAO) avant même d'acquérir son statut juridique. De plus, le ministère japonais de l'Économie a mis en place une agence chargée des politiques relatives au Web3.

Entre-temps, Binance a élaboré une stratégie pour revenir sur le marché japonais. Ce retour intervient un an après son retrait, suite aux avertissements des autorités de régulation japonaises. Afin de réintégrer le marché, la plus importante plateforme d'échange en termes de volume pourrait acquérir la plateforme japonaise d'échange de cryptomonnaies Sakura Exchange BitCoin.

Entre-temps, Square Enix et le géant des cryptomonnaies SBI ont annoncé un nouveau partenariat. La société de jeux vidéo, cotée à la Bourse de Tokyo, et SBI ont conclu un accord de fusion-acquisition dans le domaine des jeux en cryptomonnaies.

Outre la réglementation des stablecoins, les autorités encouragent une coopération à long terme avec les mineurs de cryptomonnaies du pays. L'accord conclu entre le fournisseur d'électricité japonais Tokyo Electric Support (TEPCO) et le fabricant d'équipements TRIPLE-1 permettra d'utiliser le surplus d'électricité du réseau pour alimenter le minage de cryptomonnaies.

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Florence Muchai

Florence Muchai

Florence couvre l'actualité des cryptomonnaies, des jeux vidéo, des technologies et de l'intelligence artificielle depuis six ans. Ses études en informatique à l'Université des sciences et technologies de Meru (MMUST) et en gestion des catastrophes et diplomatie internationale à la même université lui ont permis d'acquérir de solides compétences linguistiques, un sens aigu de l'observation et des aptitudes techniques pointues. Florence a travaillé au sein du groupe VAP et comme rédactrice pour plusieurs médias spécialisés dans les cryptomonnaies.

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