- La Commission japonaise du commerce équitable (JFTC) a émis une injonction de cesser et de s'abstenir à l'encontre de Google pour pratiques anticoncurrentielles, une première du genre contre un géant technologique américain.
- La JFTC a accusé Google de faire pression sur les fabricants de smartphones pour qu'ils privilégient ses services, ce qui soulève des inquiétudes quant à la concurrence loyale sur le marché.
- Google a exprimé sa déception concernant cette décision, mais travaillera avec la JFTC pour maintenir Android comme une plateforme compétitive.
L'autorité japonaise de la concurrence aurait émis mardi une injonction à l'encontre de Google (Alphabet) pour pratiques anticoncurrentielles, une première contre un géant technologique américain.
L'enquête de la Commission japonaise de la concurrence (JFTC) a révélé que Google avait contraint les fabricants de smartphones à privilégier ses services. Le géant de la recherche est désormais tenu de désigner un tiers pour superviser sa filiale japonaise et en rendre compte à l'autorité de surveillance.

Google n'est pas content
Google a exprimé sa déception face à cette décision, notamment au vu des investissements considérables qu'elle a consentis dans le secteur technologique japonais. L'entreprise a toutefois indiqué qu'elle collaborerait avec la JFTC afin de garantir la compétitivité d'Android.
On ignore pour l'instant si Google engagera des poursuites judiciaires contre cette décision. Aux États-Unis, un juge a statué l'an dernier que le moteur de recherche omniprésent de Google avait illégalement exploité sa position dominante pour étouffer la concurrence.
Google a nié les allégations, arguant que son immense popularité est directement liée à l'attrait de ses services. Les observateurs estiment que la procédure d'appel prendra probablement des années.
Les autorités japonaises ont ouvert une enquête sur Google en 2023. Elles ont indiqué avoir consulté des autorités étrangères traitant de cas similaires.
Les autorités européennes ont également dénoncé avec véhémence ce qu'elles qualifient de position dominante monopolistique de Google. Si la décision prise mardi marque une première pour la Commission japonaise de la concurrence à l'encontre d'une grande entreprise technologique mondiale, ce ne sera pas la dernière, car il semble désormais exister une volonté internationale de limiter le pouvoir de ces sociétés.
Il existe une volonté mondiale de limiter le pouvoir des géants de la technologie
Meta est dans le collimateur de la FTC, l'organisme de réglementation enquêtant sur le géant des réseaux sociaux suite à ses acquisitions de WhatsApp et d'Instagram.
Il est devenu de plus en plus nécessaire pour les organismes de réglementation gouvernementaux de limiter le degré d'autonomie dont bénéficient les entreprises technologiques dans l'exercice de leurs activités quotidiennes.
Récemment, un rapport du Tech Transparency Project (TTP) a soulevé de nouvelles inquiétudes quant à la sécurité de Facebook. Il accuse le réseau social d'héberger plusieurs pages « marché noir » où il est possible d'acheter ou de louer des comptes chauffeur pour diverses entreprises grand public.
Le rapport affirmait que jusqu'à 800 000 utilisateurs de Facebook appartenaient à 80 groupes permettant aux utilisateurs d'échanger des comptes de chauffeur pour Uber, DoorDash et d'autres sociétés de covoiturage et de livraison.
Ce procédé permet d'obtenir des comptes sans avoir à se soumettre à la procédure de vérification à laquelle les chauffeurs sont habituellement soumis. Cela soulève des problèmes de sécurité pour les clients et des craintes d'dentd'identité pour les livreurs ou les personnes qui passent commande.
C'est encore pire qu'il n'y paraît, car la plupart des personnes qui publient des annonces demandent souvent aux locataires ou acheteurs potentiels de les contacter directement afin de garder les transactions discrètes.
Meta a déclaré qu'elle examinait le rapport et qu'elle supprimerait tout contenu qui enfreint ses politiques, lesquelles désapprouvent « l'achat, la vente ou l'échange d'informations personnellesdent»
TTP affirme que l'existence de ces groupes prouve que la modération de contenu sur Facebook n'était pas correctement appliquée, car de nombreux comptes portaient des noms explicites tels que « Groupe de location et de vente de comptes Doordash et Uber »
Voilà une raison de plus pour laquelle les autorités de régulation s'attaquent aux géants du numérique. Il existe une volonté mondiale de les voir mieux encadrer ces pratiques sur leurs plateformes, et il est certain que d'autres pays suivront l'exemple du Japon.
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