Les données de l'institut national de la statistique allemand (Destatis) indiquent que l'inflation annuelle a atteint 2,1 % en mai, un chiffre inférieur à celui d'avril (2,2 %). Ce taux d'inflation est légèrement supérieur aux prévisions des analystes et se rapproche de l'objectif de 2 % fixé par la Banque centrale européenne.
L'inflation sous-jacente en Allemagne, qui exclut les prix volatils de l'alimentation et de l'énergie, a légèrement diminué, passant de 2,8 % en avril à 2,9 % en mai. L'indice PMI des services a reculé à 47,20 points ce mois-ci, contre 49 points en avril. Les prix de l'énergie ont également chuté pour le deuxième mois consécutif, enregistrant une baisse de 4,6 % en mai.
L'IPC allemand se rapproche de l'objectif de 2 % fixé par la BCE
L'indice IPCH en Allemagne pourrait dépasser les prévisions
L'IPC harmonisé préliminaire a progressé de 0,2 % en mai par rapport au mois précédent, légèrement au-dessus des prévisions (0,1 %). Cela indique une légère pression inflationniste mensuelle, possiblement due aux prix de l'énergie ou des services.
L'ALLEMAGNE PEUT ENCORE AVOIR UNE CROISSANCE EN CHIPS DE 2,1 % EN VARIATION ANNUELLE, SELON LES ESTIMATIONS LES PLUS HAUTES
L'IPC harmonisé a augmenté de 2,1 %…
— Naeem Aslam (@NaeemAslam23) 30 mai 2025
L'indice des prix à la consommation en Allemagne s'est progressivement rapproché de l'objectif de 2 % fixé par la Banque centrale européenne ces derniers mois, envoyant un signal positif malgré l'incertitude persistante quant aux perspectives économiques de la première économie européenne. Les tensions commerciales mondiales, exacerbées par les droits de douane imposés par ledent américain Donald Trump, ont assombri les anticipations concernant l'avenir financier de l'Allemagne.
Sebastian Becker, économiste chez Deutsche Bank, a fait valoir le mois dernier que si le rapprochement du taux d'inflation avec le de 2 % fixé par la BCE est, à première vue, une bonne nouvelle pour les consommateurs, une analyse plus approfondie des données révèle certains aspects moins positifs. Il a notamment souligné que la légère baisse des chiffres globaux n'était due qu'à la diminution des coûts de l'énergie et des produits alimentaires.
La Banque centrale européenne (BCE) annoncera sa décision concernant les taux d'intérêt le 5 juin. Selon les données de LSEG, les opérateurs anticipent une probabilité de plus de 96 % d'une baisse de 0,25 point de base. Le mois dernier, la BCE a abaissé son taux directeur de 25 points de base, le ramenant à 2,5 %.
Les données préliminaires indiquent également que l'économie du pays a progressé de 0,2 % au premier trimestre par rapport au trimestre précédent. L'Office fédéral des statistiques allemand attribue cette hausse trimestrielle à une augmentation des dépenses de consommation finale des ménages et de la formation de capital.
Carsten Brzeski, responsable mondial de la macroéconomie chez ING, a affirmé que malgré des chiffres positifs, la hausse trimestrielle restait bien trop faible pour mettre fin à la stagnation persistante du pays. Le mois dernier, le gouvernement allemand a revu à la baisse ses prévisions économiques, anticipant désormais une stagnation en 2025. Le ministre de l'Économie sortant, Robert Habeck, a déclaré que les politiques commerciales de Trump et leurs répercussions sur le pays étaient les principaux facteurs de cette révision.
« Les perspectives économiques en Allemagne et dans la zone euro restent sombres, et les risques pour l'économie sont élevés en raison de la politique tarifaire drastique et erratique dudentaméricain. Afin de renforcer la demande intérieure, la BCE devrait donc assouplir davantage sa politique monétaire dans un avenir proche. »
-Silke Tober, économiste à l'Institut de politique macroéconomique (IMK).
L'Allemagne prévoit toujours une stagnation en 2025, ce qui pourrait entraîner la plus longue période de récession de son histoire d'après-guerre. Les politiques commerciales de Trump pourraient également nuire à la croissance économique du pays, compte tenu de sa forte dépendance aux exportations, même si l'impact potentiel de ces droits de douane reste incertain.
Trump repousse à juillet la date limite pour l'entrée en vigueur des droits de douane de l'UE
TRUMP : J'AI ACCEPTÉ DE PROLONGER LA DATE LIMITE DU TARIFS DE RÉDUCTION DE 50 % DE L'UE AU 9 JUILLET
Le capitaine Caveman frappe encore.
Trump a cédé sur quasiment toutes les menaces de droits de douane en moins de 48 heures. 😆
— Alex Cole (@acnewsitics) 26 mai 2025
Trump a renoncé à imposer des taxes élevées à l'Union européenne deux jours après avoir menacé le bloc de droits de douane de 50 % le 25 mai, a déclaré le président dent a accepté de repousser la date butoir des négociations commerciales au 9 juillet, au lieu du 1er juin initialement fixé. Cette décision fait suite à l'avis de la présidente de la Commission européenne, dent von der Leyen, selon lequel le bloc des 47 avait besoin de plus de temps pour parvenir à un accord satisfaisant.
Leyen aurait parlé à Trump par téléphone, indiquant que l'UE avait besoin de plus de temps pour donner son accord et lui demandant de reporter les droits de douane jusqu'en juillet. Trump avait imposé un moratoire de 90 jours sur ses mesures de rétorsion tarifaires à tous les pays du monde le 9 avril.
Lors d'un déplacement au Vietnam lundi, ledent français Emmanuel Macron a déclaré espérer que Washington et Bruxelles parviendraient à un accord prévoyant les droits de douane les plus bas possibles. Il s'est également dit convaincu que les discussions progressaient, le commissaire européen au commerce, Marcos Šefčovič, devant rencontrer le représentant américain au commerce, Jamieson Greer, en marge de la réunion de l'OCDE à Paris mardi prochain.

