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De nouvelles études montrent que les investissements dans l'IA ne génèrent pas de retours financiers pour la plupart des entreprises

ParHania HumayunHania Humayun
3 minutes de lecture
  • 56 % des PDG n'ont constaté aucun gain financier grâce à l'IA.
  • Les tâches de développement logiciel permettent en moyenne un gain de 3,3 heures de travail contre 1,8 heure pour les tâches administratives.
  • Un écart d'utilisation de 3 fois dans plus de 70 pays.

Une série de rapports publiés fin janvier a apporté des nouvelles préoccupantes aux chefs d'entreprise qui ont misé gros sur l'intelligence artificielle : la plupart des entreprises constatent une forte activité, mais peu d'amélioration de leurs résultats financiers.

Des études publiées en janvier 2026 par le cabinet de conseil PwC, en collaboration avec les entreprises technologiques Anthropic, OpenAI et Google, dressent un constat unanime : les employés utilisent ces outils plus que jamais. Pourtant, la plupart des organisations ne constatent pas les économies de coûts et les hausses de revenus escomptées.

La majorité des dirigeants ne déclarent aucun gain

Les chiffres sont sans appel. L'enquête 2026 de PwC auprès des dirigeants d'entreprise révèle que 56 % d'entre eux n'ont constaté ni baisse des coûts ni hausse du chiffre d'affaires au cours de l'année écoulée. Seuls 12 % ont fait état de gains dans les deux domaines.

Cet écart est significatif. Les entreprises ont investi massivement dans les licences logicielles et la formation. L'enquête suggère que le problème ne réside pas dans la technologie elle-même, mais dans la manière dont les entreprises la déploient. Les dirigeants ayant constaté des avantages financiers étaient deux à trois fois plus susceptibles d'avoir intégré ces outils en profondeur à leurs opérations et à leurs interactions avec la clientèle, plutôt que de se contenter de distribuer des comptes logiciels.

L'augmentation du nombre d'utilisateurs ne garantit pas de meilleures performances financières. Les entreprises doivent repenser leurs méthodes de travail, et non se contenter de distribuer de nouveaux outils.

Si le comptage des utilisateurs actifs ne fonctionne pas, que devraient mesurer les entreprises ? Anthropic a publié le 15 janvier des résultats proposant de tracce qu’elle appelle les « primitives économiques », c’est-à-dire le type et la difficulté des tâches que les gens assignent à ces systèmes.

La distinction entre les types de tâches est importante. Un système qui résume un courriel ne requiert que peu de compétences et ne permet qu'un gain de temps minime. En revanche, déléguer un projet de programmation complexe, comportant plusieurs étapes, représente un véritable remplacement de main-d'œuvre. Les recherches d'Anthropic montrentqueles demandes de développement logiciel équivalent en moyenne à 3,3 heures de travail humain, tandis que les tâches administratives personnelles ne représentent que 1,8 heure.

Les responsables d'entreprise doivent aller au-delà du simple décompte des utilisateurs connectés. Ils doivent savoir quel type de travail est réellement effectué. Un usage excessif des tâches triviales représente un gaspillage d'argent. À l'inverse, un usage ciblé des tâches complexes se traduit par de réels gains de productivité.

L'analyse d'OpenAI, publiéele21 janvier, confirme cet argument. L'entreprise adentce qu'elle appelle un « surdimensionnement des capacités », un décalage entre ce que ces systèmes peuvent accomplir et la manière dont les utilisateurs les emploient réellement.

Deuxconstatsse dégagent. Premièrement, les utilisateurs les plus intensifs exploitent les fonctionnalités avancées, notamment les capacités de raisonnement sophistiquées, sept fois plus souvent que les utilisateurs lambda. Deuxièmement, une étude menée par OpenAI sur les habitudes d'utilisation dans plus de 70 pays a révélé un écart de trois fois dans l'intensité d'utilisation de ces fonctionnalités avancées.

Cela crée une nouvelle dynamique concurrentielle. Les entreprises implantées dans des régions où les employés maîtrisent pleinement les capacités des logiciels surpasseront leurs concurrents utilisant les mêmes logiciels de manière moins sophistiquée. maîtrise du numérique simple ne suffit pas. Les employés ont besoin de ce que les chercheurs appellent la « fluidité agentique », c’est-à-dire la capacité à déléguer des tâches complexes et comportant plusieurs étapes.

La mise à jour de Google Workspace du 20 janvier répond à un autre défi en matière de mesure. L'entreprise propose désormais des analyses d'utilisation complètes, notamment les équipes qui utilisent les fonctionnalités et leur fréquence d'utilisation, directement dans les tableaux de bord d'administration.

Ce changement est important. Il transforme les dépenses en une catégorie que les services financiers peuvent suivre et auditer. Le tableau de bord fournit des données d'utilisation permettant de confirmer ou d'infirmer l'affirmation d'un responsable concernant l'amélioration de l'efficacité.

Cinq priorités pour les dirigeants d'entreprise

Quelles actions les dirigeants devraient-ils entreprendre différemment ? Les analystes du secteur suggèrent cinq priorités :

  1. Cessez de confondre usage et valeur
  2. Les projets d'audit sont évalués en fonction de la complexité des tâches plutôt que du nombre d'utilisateurs
  3. Mettez en place des systèmes tracqui relient l'utilisation aux résultats commerciaux
  4. Prévoir un budget pour la refonte des flux de travail plutôt que pour de simples achats de logiciels
  5. Faites des recherches sur les 12 % d'entreprises qui déclarent de réels gains financiers.

Les responsables financiers auront probablement besoin de rapports uniformes sur les effets sur les résultats au cours des trois prochains mois. Une concurrence entre les fournisseurs de logiciels est probable afin d'imposer leurs techniques de mesure comme normes du secteur. Les autorités de réglementation pourraient également demander des données sur le degré d'autonomie de ces systèmes et sur les mesures de sécurité mises en place.

Le message de ces études est clair : la phase expérimentale est terminée. Les entreprises sont désormais soumises à la pression de démontrer concrètement le retour sur investissement de leurs travaux.

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