Xi et Poutine manquent la réunion des BRICS au Brésil sur fond de difficultés économiques et géopolitiques

- Xi Jinping et Vladimir Poutine ont boycotté le sommet des BRICS au Brésil sans donner d'explications.
- L'économie russe se contracte sous l'effet de l'accumulation des dépenses de guerre, de l'inflation et des sanctions.
- Les entreprises russes réduisent leur production alors que les revenus pétroliers et gaziers atteignent un nouveau plancher.
Xi Jinping et Vladimir Poutine étaient tous deux absents du sommet des BRICS qui a débuté dimanche à Rio de Janeiro, sous l'égide dudent brésilien Luiz Inácio Lula da Silva.
Selon Bloomberg, aucun des deux dirigeants n'était présent, et aucun n'a dépêché de représentant de hautdentpour les remplacer. Ce sommet de deux jours a réuni les dirigeants des pays membres élargis, mais l'image qui a le plus marqué est celle d'un sommet sans la Chine, la Russie, l'Égypte, l'Iran et l'Arabie saoudite.
Lula figurait au centre de la photo de famille du sommet, entouré de Narendra Modi (Inde) et de Cyril Ramaphosa (Afrique du Sud). Sur les côtés se trouvaient Sergueï Lavrov (Russie) et Hossein Amir-Abdollahian (Iran).
La photo, prise devant le Pain de Sucre à Rio, paraissait plus organisée que celle, chaotique, du G20 en novembre dernier, où Joe Biden, Giorgia Meloni et Justin Trudeau brillaient par leur absence. Mais même avec dix hommes posant pour le cliché, l'absence des figures les plus influentes du groupe donnait une impression de manque de préparation.
Poutine reste à l'écart alors que l'économie de guerre russe est à court d'essence
L'absence de Poutine survient à un moment où l'économie russe, dopée pendant deux ans par les dépenses d'armement et les revenus pétroliers, montre des signes évidents d'effondrement. Les fissures ne sont plus discrètes. La production industrielle est en baisse.
L'inflation est élevée. La consommation des ménages est en baisse. La banque centrale a déjà abaissé son taux directeur en juin et s'apprête à le réduire à nouveau ce mois-ci. Le budget est fortement déficitaire.
Le ministre russe de l'Économie, Maxim Reshetnikov, a déclaré le mois dernier que le pays était « au bord de la récession ». Le ministre des Finances, Anton Siluanov, a quant à lui qualifié la situation de « tempête parfaite »
Pour l'instant, Poutine nie les dégâts. « Les informations faisant état de sa mort sont grandement exagérées », a-t-il déclaré, reprenant une phrase de Mark Twain. Mais dans la même phrase, il a admis que la récession ou la stagflation « ne devraient être tolérées en aucun cas »
Les performances économiques de la Russie début 2025 sont révélatrices. Le PIB du premier trimestre n'a progressé que de 1,4 %, contre 4,5 % au quatrième trimestre 2024. Le secteur manufacturier vient d'enregistrer sa plus fortetracdepuis plus de trois ans, selon les données de S&P Global. Les ventes de voitures neuves ont chuté de 30 % en juin par rapport à l'année précédente, d'après l'Association des entreprises européennes.
Les entreprises russes réduisent leur production face à la chute brutale des recettes énergétiques
L'économie réelle russe est en berne. Rostselmash, le plus grand fabricant de tracet de moissonneuses-batteuses du pays, a annoncé en mai qu'il réduirait drastiquement sa production et obligerait ses 15 000 employés à prendre des congés annuels anticipés en raison de la faiblesse de la demande.
En Sibérie, la compagnie d'électricité Rosseti Sibir a annoncé être au bord de la faillite en raison d'un endettement élevé. Elle a gelé ses nouveaux investissements et demandé une hausse des tarifs pour ses clients industriels dans plusieurs régions.
Les ripple se font sentir dans le secteur bancaire. Un rapport du Centre d'études stratégiques et internationales explique qu'après le début de la guerre, le Kremlin a ordonné aux grandes banques d'octroyer des prêts liés à l'effort de guerre à des taux qu'elles n'avaient pas fixés. Aujourd'hui, face à la flambée des coûts d'emprunt, les entreprises sont incapables de rembourser ces prêts.
Si les banques commencent à faire défaut, l'État devra en assumer les conséquences. Un rapport distinct publié en mai par le Centre d'analyse macroéconomique et de prévision à court terme avertissait que le pays court un risque « modéré » de crise bancaire majeure en 2026, et ce risque est en augmentation.
Les dépenses militaires et de sécurité devraient absorber cette année 40 % du budget total de l'État, un niveau jamais atteint depuis l'époque soviétique. Cela représente plus de 6 % du PIB, un chiffre bien supérieur aux 3 % dépensés par les États-Unis et aux 2 % par l'Allemagne.
Pendant un temps, ces dépenses ont alimenté la croissance, malgré le renforcement des sanctions occidentales. Sur le papier, la Russie affichait des performances supérieures à celles de la plupart des grandes économies. Mais cette situation n'a pas duré. La frénésie de dépenses a engendré une inflation galopante. Face à cette situation, la banque centrale a été contrainte de relever ses taux d'intérêt à 21 %, rendant la croissance et l'accès au crédit quasi impossibles pour les entreprises.
Même le pétrole, source vitale de l'économie russe, est en train de s'effriter. La Russie dépend de l'énergie pour environ un tiers de son revenu national. Or, les prix du pétrole sont restés faibles toute l'année. Les volumes de brut vendus par la Russie sont restés inférieurs au seuil de rentabilité budgétaire. Selon le ministère des Finances, les recettes pétrolières et gazières du pays ont atteint en juin leur niveau le plus bas depuis janvier 2023.
La Chine, par l'intermédiaire de Xi Jinping, avait contribué à atténuer le choc en important du pétrole à prix réduit et en fournissant des biens essentiels comme des produits électroniquestrondes équipements industriels. Mais l'absence de Xi Jinping au des BRICS fragilise soudainement cette alliance. La pression financière sur Moscou ne cesse de s'accroître.
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