Trump signe un mémorandum ordonnant 1 000 lancements spatiaux américains par an d'ici 2030

Photo de la Bibliothèque du Congrès
- Trump a signé un mémorandum ordonnant aux agences fédérales de permettre plus de 1 000 lancements et rentrées atmosphériques américaines par an d'ici 2030.
- Aucun nouveau financement n'a été approuvé, les principaux changements concernant l'augmentation de la capacité d'autorisation, les infrastructures et le spectre étant attendus.
- Cette décision intervient alors que les alliés, dont le Canada, s'efforcent de développer leurs propres capacités de lancement.
Ledent Donald Trump a fait part de grandes ambitions pour le secteur des lancements commerciaux aux États-Unis après avoir signé un mémorandum sur la sécurité nationale visant à créer des agences fédérales chargées d'approuver plus de 1 000 lancements et rentrées atmosphériques de fusées depuis les États-Unis d'ici 2030.
SpaceX d'Elon Musk (NASDAQ : SPCX) serait le principal bénéficiaire de la note du 20 août qui ouvrirait la voie à une multiplication par cinq des lancements commerciaux en orbite.
Trump approuve trois lancements spatiaux par jour
Le sur la sécurité nationaledentmémorandum le présidentdent Trump a donné au secrétaire à la Guerre, à la NASA et à d'autres agences concernées le mandat d'accélérertracétudes d'impact environnemental et la mise en place des installations nécessaires pour atteindre son objectif de 1 000 lancements fédéraux et commerciaux par an depuis les États-Unis d'ici 2030.
Pour situer le contexte, le nombre de lancements orbitaux prévus depuis les États-Unis est actuellement de 178 rentrées atmosphériques en 2025. L'objectif de 1 000 lancements fixé par Trump représente une multiplication par plus de cinq, soit environ trois lancements par jour.
La note de service poursuivait sur le décret présidentiel d'août 2025 relatif à la concurrence dans le secteur spatial commercial. La Maison-Blanche présentait ce mémorandum comme une alternative « L'Amérique d'abord » à l'ancien cadre de la politique nationale de transport spatial.
Une partie des instructions techniques adressées au ministère du Commerce et à la Commission fédérale des communications (FCC) consiste à garantir le spectre radio pour les opérations de lancement, de rentrée atmosphérique et en orbite.
Le ministère des Transports a reçu pour instruction de désigner des couloirs aériens prioritaires et d'intégrer le trafic de lancement à la modernisation du contrôle aérien.
Contrairement au récent programme spatial canadien, financé par cashcomme Cryptopolitan l'a rapporté, le mémorandum signé par Trump n'a débloqué aucun nouveau financement. Les agences concernées devront donc s'appuyer sur des partenariats public-privé et des réajustements budgétaires internes.
La seule chose que cela garantit, c'est un traitement administratif accéléré.
SpaceX est le grand gagnant
SpaceX se distingue nettement comme le principal bénéficiaire de l'essor des lancements orbitaux américains. L'entreprise dirigée par Elon Musk est de loin le principal acteur des capacités spatiales des États-Unis, avec plus de 15 milliards de dollars investis dans son programme Starship.
Un autre avantage pour SpaceX réside dans le démêlé du labyrinthe des questions environnementales et de protection des habitats que le mémorandum de Trump permet de démêler. L'opposition des groupes militants fait désormais partie intégrante des activités de SpaceX.
Il convient de noter que le mémorandum de Trump n'a toujours pas privé les groupes environnementaux de leur pouvoir de contester des autorisations spécifiques devant les tribunaux.
D'autres s'efforcent de combler leur propre écart de lancement
Cette initiative intervient alors que d'autres grandes économies s'efforcent de développer leurs propres capacités de lancement.
Le Canada, seul pays du G7 incapable d'atteindre l'orbite sans aide étrangère, a investi 305 millions de dollars canadiens dans le cadre d'un programme fédéral appelé Launch the North et finance des start-ups telles que Canada Rocket Company, NordSpace et Reaction Dynamics, selon un précédent article de Cryptopolitan.
Cet effort est devenu plus urgent après que SpaceX a cessé de prendre des réservations pour les Falcon 9 au-delà de 2028, créant ainsi un manque dans l'offre mondiale de lancements.
Plus tôt cette semaine, la Chine a réussi à récupérer à terre le premier étage d'une fusée après le succès du lancement de Zhuque-3. Cette récupération constitue une avancée majeure pour un programme spatial qui n'avait effectué sa première récupération en mer que le 10 juillet.
L'Inde a fait son entrée sur la scène internationale des lancements de satellites lorsque sa société nationale Skyroot a réussi, en juillet, le lancement d'essai d'une fusée en orbite basse transportant une charge utile de 350 kilogrammes. Ce moment historique l'a placée aux côtés des entreprises américaines et chinoises du secteur.
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FAQ
Que prévoit la note de service de Trump sur le transport spatial ?
Il enjoint aux agences fédérales de permettre plus de 1 000 lancements et rentrées atmosphériques depuis le sol américain chaque année d’ici 2030 en accélérant les procédures d’autorisation et les évaluations environnementales, en développant conjointement les infrastructures avec les opérateurs privés, en garantissant l’accès au spectre et en désignant des couloirs aériens prioritaires.
Combien de lancements les États-Unis effectuent-ils actuellement ?
Les États-Unis ont effectué 178 lancements et rentrées orbitales l'an dernier, ce qui signifie que l'objectif de 1 000 par an correspond à environ trois lancements par jour.
Pourquoi le Canada construit-il ses propres fusées ?
Le Canada est le seul pays du G7 qui ne peut atteindre l'orbite sans aide étrangère, et il a engagé 305 millions de dollars canadiens par le biais de son programme « Lancer vers le Nord » pour financer des start-ups nationales, un effort rendu plus urgent après que SpaceX a cessé de prendre des réservations pour le Falcon 9 au-delà de 2028.

Hannah Collymore
Hannah est rédactrice et éditrice, forte d'une expérience de près de dix ans dans la rédaction de blogs et la couverture d'événements liés aux cryptomonnaies. Chez Cryptopolitan, elle contribue à la page d'actualités en rédigeant des articles et en analysant les dernières évolutions de la finance décentralisée DeFi, des comptes gérés par les utilisateurs (RWA), de la réglementation des cryptomonnaies, de l'intelligence artificielle (IA) et des technologies de pointe. Elle est diplômée en administration des affaires de l'université Arcadia.
















