Ledentélu Donald Trump a lancé une menace directe aux pays BRICS, leur ordonnant de renoncer à tout projet de création d'une nouvelle monnaie.
S’ils ne le font pas, Trump menace d’imposer des droits de douane exorbitants de 100 % sur leurs marchandises et de les exclure définitivement du marché américain. Cet avertissement intervient alors que les BRICS, menés par son alliédent russe Vladimir Poutine, explorent des alternatives au dollar américain, une perspective que Trump a toujours clairement indiqué ne pas tolérer.
Dans un message publié sur Truth Social, le président dent déclaré : « L'idée que les pays BRICS tentent de se détourner du dollar pendant que nous restons les bras croisés est RÉVOLUE. »
Il a exigé sans ambages un engagement ferme de ces pays à abandonner tout projet de monnaie commune aux BRICS ou tout autre système visant à remplacer le dollar. « S’ils refusent », a averti Trump, ajoutant que :
« Ils doivent s'attendre à devoir dire adieu à la merveilleuse économie américaine. Qu'ils aillent trouver un autre pigeon ! Il n'y a aucune chance que les BRICS remplacent le dollar américain dans le commerce international, et tout pays qui essaiera de le faire devrait dire adieu à l'Amérique. »
Une bataille mondiale pour le contrôle des changes
Tout au long de sa campagne, Trump a martelé l'idée que le dollar américain devait rester la monnaie de réserve mondiale. Il a qualifié toute tentative de contester le dollar de menace directe pour l'économie américaine. Sa réponse ? Rendre financièrement dévastateur quiconque s'y risque.
L'équipe de Trump réfléchit déjà à des mesures pour sanctionner les pays qui utilisent d'autres devises que le dollar. Selon des sources internes, parmi les options envisagées figurent la désignation de ces pays comme manipulateurs de devises, la mise en place de contrôles stricts à l'exportation et l'imposition de droits de douane élevés.
L'objectif est d'une simplicité déconcertante : rendre l'abandon du dollar si coûteux que personne n'ose s'y risquer. Les BRICS ont exprimé à plusieurs reprises leur mécontentement face à la domination du dollar.
Surtout après que les sanctions américaines contre la Russie en 2022 ont clairement démontré l'influence considérable des États-Unis sur leur monnaie. Lors du sommet annuel organisé par Poutine en octobre dernier, les dirigeants des BRICS ont discuté de la « dédollarisation »
Guerre tarifaire imminente ?
La stratégie de Trump ne se limite pas aux BRICS. Il menace tout le monde. La semaine dernière, il a présenté son projet d'imposer un droit de douane de 10 % sur les produits chinois et un droit de douane massif de 25 % sur les importations en provenance du Mexique et du Canada.
Ces droits de douane sont liés à des problématiques plus vastes, notamment l'immigration clandestine et le trafic de drogue. Ledent affirme qu'il appliquera ces mesures si ces pays ne renforcent pas leurs efforts pour sécuriser les frontières américaines.
Les menaces de Trump ont déjà des répercussions. Les marchés sont fébriles et des devises comme le dollar canadien ont chuté. Le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, s'est rendu en urgence en Floride pour rencontrer Trump après l'annonce des droits de douane.
Au cours d'un dîner de trois heures à Mar-a-Lago, les deux dirigeants ont discuté du commerce, de la sécurité des frontières et des projets énergétiques, notamment de l'oléoduc Keystone XL, qui avait été abandonné sous l'administration Biden.
Trudeau était accompagné de son ministre de la Sécurité publique, Dominic LeBlanc, et de sa chef de cabinet, Katie Telford. Du côté américain, le dîner réunissait des alliés clés de Trump, comme le futur conseiller à la sécurité nationale, Mike Waltz, et le candidat au poste de secrétaire au Commerce, Howard Lutnick. Malgré ces discussions, aucun accord n'a été trouvé et les menaces de Trump concernant les droits de douane restent d'actualité.
Poutine : La Russie n'a pas abandonné le dollar, ce sont les États-Unis qui ont abandonné la Russie
Parallèlement, Poutine réfute l'idée que la Russie cherche à abandonner le dollar. S'exprimant au Club de discussion Valdaï au début du mois, il a déclaré que la Russie n'avait jamais choisi de se détourner du dollar ; elle y avait été contrainte.
« On nous a tout simplement interdit d'utiliser le dollar comme moyen de paiement », a-t-il déclaré, accusant l'administration Biden d'instrumentaliser la monnaie. Il a critiqué les États-Unis pour avoir sapé leur propre monnaie, qualifiant cette décision d'« insensée »
Selon Poutine, le dollar est un pilier de la puissance américaine, et risquer sa domination pourrait se révéler contre-productif. Il a clairement indiqué que la Russie ne cherche pas activement à remplacer le dollar, mais se prépare à un monde où il ne sera plus dominant.
« Nous ne rencontrons pas de difficultés avec le dollar américain », a-t-il ajouté. La Russie développe plutôt de nouveaux outils et systèmes pour s'adapter à une économie mondiale en mutation.
Pour Trump, rien de tout cela n'a d'importance. Que les pays BRICS cherchent activement à remplacer le dollar ou non, sa position est claire : tout abandon du dollar entraînera de graves conséquences.
La situation est explosive. Trump n'est même pas encore entré en fonction, et ses menaces ébranlent déjà les marchés mondiaux. On imagine aisément les conséquences lorsqu'il les mettra à exécution.

