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Les avocats de Meta Platforms contestent l'offensive de l'UE contre les plateformes

ParEnacy MapakameEnacy Mapakame
3 minutes de lecture -
Les avocats de Meta Platforms contestent l'offensive de l'UE contre les plateformes
  • Meta entend contester le titre de « plateforme principale » attribué par DMA à Messenger et Marketplace.
  • Le recours vise une amende de 797,7 millions d'euros liée à l'intégration de Facebook Marketplace.
  • Cette affaire pourrait contribuer àdefiles règles de l'UE en matière de contrôle d'accès et la réglementation technologique transatlantique.

Le géant des médias sociaux Meta s'apprête à contester la décision de la Commission européenne de classer deux fonctionnalités populaires de Facebook – Messenger et Marketplace – comme « services de plateforme essentiels » en vertu de la loi sur les marchés numériques (DMA) récemment mise en œuvre par l'UE.

Pour sa défense, Meta affirme que la Commission a outrepassé ses prérogatives en soumettant les deux fonctionnalités aux règles strictes de la nouvelle loi, qui imposent certaines obligations spécifiques aux grandes entreprises technologiques afin de renforcer la concurrence.

Meta soutient que les régulateurs de l'UE ont mal appliqué la loi

Selon le Wall Street Journal, l'audience est prévue devant le Tribunal, la deuxième plus haute instance judiciaire de l'Union européenne, et constituera le premier test formel de la manière dont la nouvelle loi s'applique aux systèmes de réseaux sociaux intégrés.

L'équipe juridique de Meta soutient que Messenger et Marketplace ne peuvent être soumis à la DMA car ce sont des plateformes autonomes qui peuvent être traitées comme des services de base distincts, puisqu'elles ne sont que des extensions du réseau social Facebook.

Le géant des médias sociaux affirme également que les régulateurs numériques de l'UE ont mal appliqué la loi, ajoutant que les critères utilisés pour defiun service de plateforme de base, tels que le nombre d'utilisateurs, le seuil de revenus ainsi que la capacité d'agir comme un filtre, ne correspondent pas à la manière dont ces deux fonctionnalités fonctionnent au sein de l'environnement unifié de Facebook.

Si le Tribunal confirme la décision de la Commission, Meta risque de se voir imposer de nombreuses restrictions. Celles-ci incluront notamment l'obligation de permettre l'interopérabilité avec des services tiers, de s'abstenir de promouvoir ses propres services et d'assurer une meilleure portabilité des données.

La démarche juridique de Meta intervient dans un contexte de frustration croissante face à la réglementation européenne du secteur technologique. L'entreprise de réseaux sociaux critique régulièrement l'approche de l'UE, jugée trop rigide, notamment ses récentes règles sur l'IA, qui, selon Meta, ont retardé le lancement de son chatbot IA et de ses outils de génération d'images sur le marché européen.

Dans une manœuvre stratégique, de Meta ont publiquement exhorté le gouvernement américain à intervenir en faveur des entreprises technologiques américaines, arguant que les amendes cumulées de l'UE, totalisant plus de 30 milliards de dollars sur deux décennies, constituent une forme de taxe numérique qui nuit à l'innovation américaine.

très médiatisée, Mark Zuckerberg, PDG de Meta interview podcast, a suggéré qu'une politique américaine plus affirmée pourrait contribuer à contrebalancer ce qu'il considère comme des sanctions disproportionnées imposées par les autorités de l'UE.

L'affaire Meta vadefila manière dont les marchés numériques devraient être réglementés

Cette affaire dépasse donc le simple cadre d'un différend concernant les fonctionnalités de Facebook ; elle met en lumière un conflit transatlantique plus vaste sur la gouvernance des marchés numériques. Son issue déterminera non seulement le sort immédiat de Messenger et de Marketplace, mais pourrait également créer un précédentdent à la portée même de la DMA, influençant ainsi la manière dont l'UE et d'autres juridictions réglementent les géants technologiques de la Silicon Valley.

Plus tôt cette année, le 29 janvier, Meta a interjeté appel d'une amende de 797,7 millions d'euros (environ 840 millions de dollars) imposée par l'UE pour avoir intégré Facebook Marketplace à son application principale.

La Commission avait conclu que cette intégration conférait à Marketplace un avantage indu sur les services de petites annonces en lignedent , permettant à Facebook de tirer parti de sa base de plus de deux milliards d'utilisateurs pour canaliser le trafic vers ses propres annonces.

Les autorités de régulation ont fait valoir que l'approche de Facebook forçait les utilisateurs à utiliser Marketplace, qu'ils le veuillent ou non, et imposait également des conditions commerciales déloyales aux services publicitaires concurrents qui diffusaient des publicités sur Facebook ou Instagram.

Cette amende met un terme à une enquête de deux ans, ouverte en 2022, durant laquelle Bruxelles a accusé Meta d'abus de position dominante sur le marché des petites annonces en ligne. La Commission a constaté que le regroupement de Marketplace par Facebook avait faussé la concurrence au détriment des plateformes de petites annonces indépendantes de plus petite taille.

En lançant cet appel, Meta aurait également signalé son intention plus large de s'opposer à ce qu'elle considère comme un excès de réglementation et de réaffirmer son argument selon lequel l'innovation, plutôt que les sanctions punitives, devrait guider l'évolution des services numériques.

La décision du Tribunal sur ce recours, attendue plus tard cette année, sera suivie de près car elle indiquera avec quelle vigueur le droit antitrust de l'UE sera appliqué aux géants de la tech à l'avenir.

 

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Enacy Mapakame

Enacy Mapakame

Enacy Mapakame est une journaliste forte de plus de dix ans d'expérience dans l'actualité économique et financière. Elle couvre les marchés de capitaux et les technologies émergentes, notamment le métavers, l'intelligence artificielle et les cryptomonnaies. Enacy est titulaire d'une licence en études des médias et de la société (avec mention).

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