Le Japon prépare un budget d'urgence pour contrer les droits de douane de Trump

- Le Japon prépare un budget d'urgence pour répondre aux nouveaux droits de douane américains imposés par ledent Trump.
- Le Premier ministre Shigerushiba confirmé que le plan pourrait inclure des réductions d'impôts et une augmentation des dépenses.
- Le budget proposé pourrait coûter environ 10 000 milliards de yens et augmenterait la dette nationale.
Le Japon se prépare à mettre en place un plan de dépenses d'urgence pour faire face aux conséquences des nouveaux droits de douane imposés par ledent Donald Trump.
Lundi à Tokyo, le Premier ministre Shigerushiba déclaré que le gouvernement pourrait élaborer un budget supplémentaire si nécessaire, destiné à protéger l'économie fragile du pays. Il l'a confirmé lors d'une séance parlementaire tendue, selon Reuters.
La pression vient de toutes parts : hausse des coûts, défaites électorales, conflits fiscaux et maintenant une nouvelle vague d'incertitudes tarifaires venant de Washington.
La coalition de Shigeru est déjà fragilisée par sa défaite aux élections sénatoriales du mois dernier. Il se retrouve ainsi avec un poids politique amoindri et une opposition plus virulente, qui le presse de réduire drastiquement la TVA et d'augmenter les dépenses publiques.
Interrogé directement au Parlement sur l'engagement du gouvernement à baisser les impôts et à mettre en place un plan de relance, il a répondu : « Nous en élaborerons un si nécessaire, en tenant compte des discussions avec les autres partis. » Il est resté vague, tout en laissant la porte ouverte à la discussion. Si tel est le cas, le budget sera soumis à une session extraordinaire de la Diète, prévue en septembre.
Le Parlement fait pression pour un plan de relance financé par la dette
Les droits de douane en question découlent de l' accord commercial nippo-américain conclu le mois dernier. Aux termes de cet accord, les États-Unis ont accepté de réduire certains droits de douane sur les produits japonais, notamment les automobiles. Mais le problème de fond demeure.
Les droits de douane de 25 % sur les automobiles et les pièces détachées n'ont pas encore été réduits, et personne ne sait quand cela se produira. L'accord prévoit une réduction à 15 %, mais l'absence de calendrier précis plonge les exportateurs japonais dans l'incertitude.
Ces événements surviennent alors que l'économie japonaise est déjà confrontée à la hausse des prix alimentaires et à une faible demande des consommateurs. La taxe sur la consommation, actuellement fixée à 10 % pour la plupart des biens et à 8 % pour les produits alimentaires, est accusée d'aggraver la situation. L'opposition réclame sa réduction, voire sa suppression.
De plus, la situation budgétaire du Japon est déjà tendue. Le gouvernement dépense 115 500 milliards de yens cette année, dont près d'un quart (24,5 %) est consacré au remboursement de la dette. Si un budget d'urgence est adopté, les analystes estiment qu'il pourrait atteindre environ 10 000 milliards de yens, soit 67,68 milliards de dollars, une somme qui devrait être intégralement empruntée.
L'élaboration de budgets supplémentaires est devenue une pratique courante au Japon. Alors que d'autres pays ont réduit leurs plans de relance mis en place pendant la pandémie, le Japon a maintenu ses dépenses. Cela a aggravé le problème de la dette publique et, maintenant que la Banque du Japon envisage une hausse des taux d'intérêt, le coût de tous ces emprunts pourrait encore augmenter.
Jeshibl'accord verbal conclu avec Trump, mais refuse de le signer
L'absence d'accord écrit avec Trump a exacerbé les tensions lors de la séance de lundi. Les parlementaires ont demandé à Shigeru pourquoi il n'avait pas signé de document officiel lors des négociations commerciales du mois dernier. Sa réponse fut sans détour : « La rédaction d'un document aurait pu retarder la mise en œuvre des réductions tarifaires. C'était notre plus grande crainte. » Il a donc opté pour un accord verbal afin d'éviter tout report.
Shigeru n'a pas cherché à minimiser ses propos sur ledentaméricain. « Ce n'est pas un homologue typique et il pourrait bouleverser les règles », a-t-il déclaré, justifiant ainsi la voie inhabituelle qu'il a empruntée.
Mais il a également clairement indiqué qu'il ne renoncerait pas à la prochaine étape. « Je n'ai absolument aucune hésitation » à rencontrer à nouveau Trump, a-t-il déclaré, lorsqu'on lui a demandé s'il ferait pression pour que les États-Unis respectent les réductions convenues.
Il n'a pas précisé la date de cette réunion. Il a toutefois insisté sur la suite des événements : « Les deux pays vont commencer à mettre en œuvre les accords conclus, ce qui est plus complexe que la simple conclusion d'un accord. »
Sur ces mots, Shigeru a clairement indiqué son intention de rester en fonction suffisamment longtemps pour s'assurer que Trump tienne ses promesses. Finies les paroles. Le Japon veut des résultats.
Les plus grands experts en cryptomonnaies lisent déjà notre newsletter. Envie d'en faire partie ? Rejoignez-les!
Avertissement : Les informations fournies ne constituent pas un conseil en investissement. CryptopolitanCryptopolitan.com toute responsabilité quant aux investissements réalisés sur la base des informations présentées sur cette page. Nous voustrondentdentdentdentdentdentdentdent et/ou de consulter un professionnel qualifié avant toute décision d’investissement.
LES
- Quelles cryptomonnaies peuvent vous faire gagner de l'argent ?
- Comment renforcer la sécurité de votre portefeuille (et lesquels valent vraiment la peine d'être utilisés)
- Stratégies d'investissement peu connues utilisées par les professionnels
- Comment débuter en investissement crypto (quelles plateformes d'échange utiliser, quelles cryptomonnaies acheter, etc.)















