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Un accord tarifaire de 10 % est mauvais pour l'UE, insiste le ministre français de l'Industrie

ParNellius IrèneNellius Irène
3 minutes de lecture -
Le ministre français de l'Industrie rejette les droits de douane de 10 %, les jugeant désavantageux pour l'UE
  • Le ministre français de l'Industrie affirme qu'un droit de douane de 10 % est « une mauvaise affaire » pour l'UE.
  • Pour résoudre ce problème, il appelle les parties à s'unir et à repartir de zéro par le dialogue avec les États-Unis.
  • Certains membres du bloc étaient disposés à accepter un droit de douane de 10 % sur la plupart de leurs marchandises, mais à des taux inférieurs dans certains domaines.

Le ministre français de l'Industrie et de l'Énergie, Marc Ferracci, a rejeté la perspective d'un droit de douane de 10 % sur les exportations européennes vers les États-Unis, qualifiant cette mesure de « mauvais accord » et signalant son opposition à un éventuel accord avec Washington.

L'Union européenne a jusqu'au 9 juillet pour conclure un accord commercial avec Donald Trump avant que les droits de douane généralisés sur la quasi-totalité des exportations de l'UE vers les États-Unis ne passent à 50 %.

Par ailleurs, des informations indiquaient que certains membres du bloc étaient prêts à accepter un droit de douane de 10 % sur la plupart des marchandises du bloc, mais à des taux inférieurs dans certains domaines.

Ferracci souligne l'urgence d'entamer des négociations commerciales avec les États-Unis

Lors d'une interview aux Rencontres Économiques d'Aix-en-Provence, Ferracci a expliqué que 10 % était injuste. Pour résoudre le problème, il a appelé les partis à s'unir et à renouer le dialogue avec les États-Unis et leur gouvernement.

Selon le ministre français de l'Industrie, ils doivent rester unis, réagirtronet véritablement prendre en compte l'impact des droits de douane sur les chaînes de valeur pour atteindre cet objectif.

L'UE cherche à obtenir des réductions de droits de douane américains sur des secteurs clés, notamment les produits pharmaceutiques, l'alcool, les semi-conducteurs et les avions commerciaux, à un niveau inférieur au tarif douanier commun de 10 %.

Selon des sources fiables, Bruxelles exhorte également les États-Unis à mettre en place des quotas et d'autres exemptions afin de réduire le droit de douane de 25 % imposé par Washington sur les véhicules automobiles et les pièces détachées, ainsi que son droit de douane de 50 % sur l'acier et l'aluminium.

Le ministre français a cité l'industrie aéronautique comme exemple de secteurs où les chaînes de valeur sont bien établies, fortement intégrées et exemptes de droits de douane. Il a souligné qu'un droit de douane de 10 % sur ce secteur serait catastrophique.

La Commission européenne se déclare pleinement engagée à conclure un accord commercial avec les États-Unis

Le président américaindent à la plupart de ses partenaires commerciaux des droits de douane, affirmant qu'il visait à relancer le secteur manufacturier du pays, à financer une prolongation d'une réduction d'impôt et à mettre fin à l'exploitation des États-Unis par d'autres pays.

La Commission européenne, qui négocie les questions commerciales au nom de l'UE, estime que cet accord commercial avantage légèrement davantage les États-Unis. Cependant, il reste acceptable, ont indiqué des personnes souhaitant garder l'anonymat, le sujet étant sensible.

En revanche, un porte-parole de la Commission a refusé de commenter l'état des négociations. Il a toutefois confirmé qu'une équipe se trouvait à Washington pour négocieret que Maroš Šefčovič, commissaire européen au commerce et à la sécurité économique, la rejoindrait la semaine prochaine.

La Commission européenne est pleinement engagée dans les négociations et privilégie une solution mutuellement avantageuse. Le porte-parole a ajouté qu'elle envisagerait toutes les options possibles si aucun résultat satisfaisant n'était trouvé. 

Stephen Miran, président américain du Conseil des conseillers économiques, a commenté la situation. Il s'est dit optimiste quant à la conclusion d'un accord commercial avec l'UE, car il existe une réelle volonté politique d'y parvenir. 

Vincent Juvyns, stratège en chef des investissements chez ING à Bruxelles, a également noté que les investisseurs estiment que la situation semble plus positive que négative.

Les analystes se sont montrés optimistes quant à l'accord commercial UE-États-Unis 

Les échanges commerciaux entre l'UE et les États-Unis sont anciens. En 2024, l'UE a exporté pour 52,8 milliards d'euros de voitures et de pièces automobiles vers les États-Unis, son principal marché d'exportation, selon l'UE et les analystes d'ING Groep NV. 

Par ailleurs, l'Allemagne, l'Italie et la France étant en tête, le bloc a exporté pour 24 milliards d'euros d'acier et d'aluminium vers les États-Unis, selon une analyse de l'Institut viennois d'études économiques internationales

Suite à leurs échanges commerciaux, l'UE et les États-Unis se montrent de plus en plus optimistes quant à la possibilité de conclure un accord intérimaire d'ici le 9 juillet afin de prolonger les négociations. Selon certaines sources, cet accord potentiel porterait sur les barrières tarifaires et non tarifaires, ainsi que sur les achats de produits américains de grande consommation, et préciserait d'autres domaines nécessitant une coopération.

Le bloc estime toujours qu'un accord de principe représente le meilleur scénario, mais les responsables n'ont pas été en mesure d'expliquer combien de temps de tels accords intérimaires resteraient en vigueur pendant la poursuite des négociations.

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Nellius Irène

Nellius Irène

Nellius est diplômée en gestion d'entreprise et en informatique et possède cinq ans d'expérience dans le secteur des cryptomonnaies. Elle est également diplômée de Bitcoin Dada. Nellius a collaboré avec des publications médiatiques de premier plan, notamment BanklessTimes, Cryptobasic et Riseup Media.

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