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L'UE accepte le plan tarifaire universel de Trump et demande des exemptions

ParNellius IrèneNellius Irène
3 minutes de lecture -
L'UE envisagera des « contre-mesures proportionnées » aux menaces tarifaires de Trump, von der Leyen
  • L'UE est ouverte à un accord tarifaire universel de 10 % avec les États-Unis, mais souhaite des droits de douane plus bas sur des secteurs clés comme les produits pharmaceutiques et les automobiles.
  • Les négociations s'intensifient à l'approche de l'échéance du 9 juillet, les deux parties espérant éviter une taxe américaine de 50 % sur la plupart des exportations de l'UE.
  • En cas d'échec des négociations, l'UE a préparé des mesures de rétorsion tarifaires sur plus de 100 milliards d'euros de marchandises américaines.

L'Union européenne est disposée à accepter un accord commercial avec les États-Unis prévoyant un droit de douane universel de 10 % sur de nombreuses exportations, à condition que Washington accepte de réduire les droits de douane sur des secteurs stratégiques tels que les produits pharmaceutiques, les semi-conducteurs, l'alcool et les avions commerciaux.

Selon des sources proches du dossier, l'UE fait également pression pour obtenir des exemptions ou des quotas afin d'atténuer l'impact des droits de douane américains, notamment un droit de 25 % sur les automobiles et les pièces automobiles et une taxe de 50 % sur l'acier et l'aluminium. 

Bien que la Commission européenne considère que la proposition favorise légèrement les intérêts américains, les responsables affirment qu'elle reste dans le cadre d'un accord possible.

Alors que l'échéance du 9 juillet approche à grands pas, les deux parties intensifient leurs efforts pour parvenir à un accord intérimaire avant que les États-Unis n'imposent une taxe généralisée de 50 % sur la quasi-totalité des exportations de l'UE. 

Cette mesure entraînerait des représailles de l'UE. Ledent Donald Trump a défendu ces droits de douane massifs, les présentant comme faisant partie de sa stratégie visant à relancer la production nationale, à financer des réductions d'impôts prolongées et à dissuader les pratiques commerciales qu'il juge défavorables aux États-Unis.

Jeudi, les dirigeants de l'Union européenne ont discuté, lors d'un sommet à Bruxelles, de nouvelles propositions des États-Unis concernant un accord commercial. La présidente de la Commissiondent Ursula von der Leyen, n'a pas exclu la possibilité d'un échec des négociations tarifaires et a déclaré que « toutes les options restent sur la table ».

Dans le même temps, le chancelier allemand Friedrich Merz avait exhorté l'UE à conclure un accord commercial « rapide et simple » plutôt qu'un accord « lent et compliqué ».

Toutefois, lors d'un point de presse distinct, ledent français Emmanuel Macron, tout en souhaitant lui aussi un accord commercial rapide etmatic , a indiqué que son pays n'accepterait pas de conditions déséquilibrées.

Les négociations s'intensifient à l'approche de l'échéance du 9 juillet, dans l'espoir de parvenir à un accord intérimaire

Le commissaire européen au Commerce, Maroš Šefčovič, conduira une délégation à Washington cette semaine afin de tenter de faire progresser les négociations. Selon certaines sources, les deux parties se montrent optimistes quant à la possibilité de parvenir à un accord provisoire permettant de poursuivre les négociations au-delà de la date butoir.

Ce cadre comprendrait les questions tarifaires et non tarifaires, les achats de biens américainset les futurs domaines de coopération.

L’UE souhaite également s’assurer que tout accord intérimaire prenne en compte les droits de douane existants et les nouvelles taxes que les États-Unis pourraient imposer. Par ailleurs, Bruxelles entend réduire les barrières non tarifaires grâce à son programme de simplification et a proposé des achats stratégiques conjoints dans des domaines tels que le GNL et l’intelligence artificielle. L’Union européenne est ouverte à une collaboration plus large avec les États-Unis sur les enjeux de sécurité économique.

Selon les estimations de l'UE, les États-Unis imposent actuellement des droits de douane sur environ 380 milliards d'euros (445 milliards de dollars) de marchandises de l'UE, couvrant environ 70 % des exportations du bloc.

Lundi, la Commission européenne a notifié aux États membres une proposition soumise par les États-Unis concernant les droits de douane, les barrières commerciales et la coopération stratégique. Les modalités précises de cette proposition n'ont toutefois pas encore été divulguées.

À l'approche de l'échéance, les responsables ont évoqué quatre scénarios possibles : un accord mutuellement acceptable présentant une certaine asymétrie, une offre unilatérale des États-Unis que l'Union européenne rejetterait, une prolongation du délai pour poursuivre les négociations, ou le retrait des États-Unis des pourparlers, entraînant des hausses de tarifs douaniers.

Bruxelles prépare des contre-mesures face à la montée des tensions commerciales

En prévision d'une rupture des relations, l'UE a préparé des droits de douane de rétorsion sur 21 milliards d'euros de marchandises américaines, ciblant des secteurs politiquement sensibles comme le soja de Louisiane, la volaille, les motos et d'autres exportations agricoles.

Une deuxième liste de droits de douane de 95 milliards d'euros est également prête, qui comprend des biens industriels tels que les avions Boeing, les voitures fabriquées aux États-Unis et le bourbon.

Au-delà des droits de douane, l'UE consulte les États membres sur des réponses stratégiques pouvant inclure des contrôles à l'exportation et des restrictions des marchés publics, visant des secteurs où les États-Unis dépendent particulièrement des intrants européens.

Si les responsables européens visent un accord équilibré, ils restent prudents. Tout accord final sera évalué afin de déterminer le niveau de déséquilibre – le cas échéant – que l’Union est prête à accepter.

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Nellius Irène

Nellius Irène

Nellius est diplômée en gestion d'entreprise et en informatique et possède cinq ans d'expérience dans le secteur des cryptomonnaies. Elle est également diplômée de Bitcoin Dada. Nellius a collaboré avec des publications médiatiques de premier plan, notamment BanklessTimes, Cryptobasic et Riseup Media.

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