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La France choisit Mistral et écarte OpenAI pour tester ses systèmes après la fraude fiscale

ParRanda MosesRanda Moses 2 minutes de lecture
La France choisit Mistral et écarte OpenAI pour tester ses systèmes après le piratage fiscal.
  • Le ministre du Budget, David Amiel, a déclaré que la France allait faire appel à des fournisseurs souverains d'IA tels que Mistral pour tester la sécurité des systèmes publics.
  • Il a ajouté que ce choix « exclut OpenAI »
  • Cette décision fait suite à une fuite de données chez DGFiP qui a exposé les données d'environ 700 000 contribuables.

La France fera appel à des fournisseurs d'IA « souverains » tels que Mistral, et non à OpenAI, pour tester les systèmes gouvernementaux afin d'identifier les failles de sécurité, a déclaré mardi le ministre du Budget, David Amiel.

Cette annonce intervient quelques jours après une faille de sécurité au sein de l'agence fiscale nationale, qui a exposé les données d'environ 700 000 contribuables.

« Cela exclut OpenAI »

À l'issue d'une réunion du Conseil des ministres à Paris, Amiel a déclaré aux journalistes que l'État ferait appel à des entreprises d'IA souveraines, « comme Mistral », pour mener à bien ce projet. « OpenAI est exclue », a-t-il précisé.

Amiel avait lui-même confirmé ce plan plus tôt dans la journée. Le gouvernement utiliserait des outils d'intelligence artificielle pourdentles vulnérabilités de ses services face aux cyberattaques. L'élément déclencheur a été la fuite de données de l'administration fiscale révélée le jeudi précédent. Le ministère français des Finances a indiqué que les données de quelque 700 000 contribuables avaient été dérobées.

Mistral, la start-up parisienne soutenue par le fournisseur d'équipements de fabrication de puces ASML, est devenue l'entreprise de référence pour la France lorsqu'elle souhaite démontrer qu'elle peut exploiter des systèmes critiques sans dépendre de la technologie américaine.

En juin, Amiel a dévoilé un plan gouvernemental intitulé « Notre IA » (Notre IA) visant à déployer des outils de gouvernance autonome au sein des services publics. L’agence numérique de l’État, DINUM, a développé son élément central, un assistant nommé « L’Assistant », inspiré du modèle de Mistral et hébergé dans des centres de données certifiés SecNumCloud. L’outil était en cours de déploiement auprès de près d’un million de fonctionnaires.

Une brèche qui ne cesse de s'agrandir

La directrice générale des impôts, Amélie Verdier, a annoncé lundi que ses équipes avaient découvert une deuxième fuite de données. Elle a précisé que l'intrusion était toujours en cours d'évaluation.

Plus tôt ce mois-ci, Cryptopolitan a signalé que la première faille de sécurité concernait la Direction générale des finances publiques (DGFiP). Un VPN interne compromis a été utilisé par un attaquant pour accéder à un outil de recherche de contribuables grâce à unedent, a indiqué la DGFiP.

L'accès a été tracjusqu'à fin juin 2026 et a été bloqué avant la fin du mois. À ce moment-là, l'attaquant avait déjà consulté et extrait des données.

Les données comprennent les noms, les informations relatives à la naissance, les adresses postales et électroniques, les numéros de téléphone, les numéros d'dentfiscale, les taux de retenue à la source et la correspondance avec les fonctionnaires, a indiqué la DGFiP.

L'agence a précisé que les identifiants et mots de passe ne figuraient pas parmi les données compromises. La CNIL, l'autorité française de protection des données, a été informée et la DGFiP a annoncé son intention de porter plainte.

La France a été frappée par une vague d'attaques violentes visant les détenteurs de cryptomonnaies en 2026, Cryptopolitan Cryptopolitan selonEn avril, Pavel Durov, fondateur de Telegram, a déclaré sur X que le pays avait enregistré 41 enlèvements de détenteurs de cryptomonnaies au cours des trois premiers mois et demi de l'année. Il a imputé ces enlèvements à des fuites de données personnelles, notamment des documents détenus par les autorités fiscales.

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Randa Moses

Randa Moses

Randa Moses est rédactrice et journaliste chez Cryptopolitan où elle couvre les technologies, l'intelligence artificielle, la robotique, les cryptomonnaies, les arnaques et le piratage informatique. Elle travaille dans le secteur des cryptomonnaies depuis 2017 et a notamment travaillé chez Forward Protocol, AmaZix et Cryptosomniac. Randa est diplômée en génie électrique ettronde l'Université de Bradford.

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