L'administration fiscale française confirme une fuite de données ayant exposé les données de millions de contribuables

- La DGFiP française a déclaré qu'un intrus avait utilisé unedentvolée pourtracdes données sur des particuliers et des entreprises.
- Les champs exposés peuvent inclure les noms, les détails de naissance, les numéros de téléphone, les adresses électroniques, les numéros d'dentfiscale et d'autres données.
- La France a enregistré 41 enlèvements de détenteurs de cryptomonnaies et a attribué cette augmentation à des fuites de données personnelles.
Un intrus s'est introduit dans les systèmes de la Direction générale des finances publiques (DGFiP) et a dérobé des données personnelles et fiscales de particuliers et d'entreprises, a indiqué l'agence le 13 août.
Le gouvernement affirme que cette divulgation pourrait toucher des millions de personnes et fournir aux criminels une liste toute prête de cibles.
Comment l'accès a été ouvert puis coupé
L’intrusion, qui a débuté par un vol d’dent, remonte à fin juin 2026, a indiqué le ministère dans un communiqué.
Lors d'un contrôle interne effectué ce mois-là, le personnel a détecté l'accès illégitime et l'a désactivé fin juin.
Le 12 août, un individu malveillant a affirmé en ligne avoir pénétré le système d'information de la DGFiP. Le ministère a publié un communiqué de presse le lendemain.
Au moment où cette allégation a été rendue publique, la voie d'accès initiale était déjà fermée. Le ministère a toutefois indiqué que l'intrus avait pu consulter ettracdes données tant que l'accès était actif.
La DGFiP a renforcé les restrictions afin d'empêcher toute nouvelle intrusion suite aux déclarations du pirate informatique le 12 août, précise le communiqué. Ce dernier avait accédé à un outil de recherche de données fiscales via un VPN interne compromis.
La DGFiP n'a pas encore publié de liste defides objets saisis. Les enquêteurs s'efforcent toujours de rassembler les données et de déterminer le nombre d'utilisateurs concernés.
Un très grand nombre de données auraient pu être exposées, notamment les noms, les informations de naissance, les adresses postales, les numéros de téléphone, les adresses électroniques, les numéros d'dentfiscale, les taux de retenue à la source et la correspondance des contribuables avec les autorités.
Le vol aurait également pu permettre de dérober des numéros d'immatriculation d'entreprises. Les données compromises ne contenaient ni identifiants ni mots de passe.
La CNIL, l'autorité française de protection des données, a été informée. La DGCP a indiqué qu'elle porterait également plainte et enverrait aux utilisateurs concernés des notifications individuelles détaillant quelles données les concernant ont pu être consultées outrac, ainsi que les précautions à prendre.
L'agence travaille en collaboration avec le Haut fonctionnaire de défense et de sécurité (SHFDS) du ministère et l'Agence nationale de cybersécurité, l'ANSSI.
🔴Accès illégitime au système d'information de la Direction générale des Finances publiques.
Pour en savoir plus : https://t.co/i4Bgn2e2km pic.twitter.com/G6OD4lh49S
— Ministère de l'Économie et des Finances (@Economie_Gouv) 14 août 2026
Pourquoi une fuite fiscale pénalise fortement les détenteurs de cryptomonnaies
La France a connu une vague d'attaques violentes contre les détenteurs d'actifs numériques tout au long de l'année 2026. Comme l'a Cryptopolitan, en avril, Pavel Durov, fondateur de Telegram, a déclaré sur X que la France avait enregistré 41 enlèvements de détenteurs de cryptomonnaies au cours des trois premiers mois et demi de l'année. rapporté
La police française a confirmé plus de 40 enlèvements ou tentatives d'enlèvement depuis janvier, contre une trentaine l'an dernier. Le parquet a indiqué avoir inculpé 88 personnes dans ces affaires.
Durov a attribué cette croissance aux fuites de données personnelles et a déclaré que les données détenues par les autorités fiscales faisaient partie du problème.
Comme l'a précédemment rapporté Cryptopolitan, les autorités fiscales françaises ont mis en place des systèmes permettant de relier lesdentaux avoirs en cryptomonnaies, avec des propositions visant à rendre obligatoire la déclaration des avoirs supérieurs à 5 000 euros et des projets de taxation des avoirs en cryptomonnaies supérieurs à 2 millions d'euros à un taux de 1 % par an, y compris les cryptomonnaies en auto-détention.
Un fichier reliant le nom d'un contribuable à une adresse et à un profil fiscal constitue précisément le type de matière première qui a précédé les attaques physiques contre les détenteurs de ces données.
La DGFiP a indiqué qu'elle publierait davantage d'informations au fur et à mesure de l'avancement de son enquête.
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Randa Moses
Randa Moses est rédactrice et journaliste chez Cryptopolitan où elle couvre les technologies, l'intelligence artificielle, la robotique, les cryptomonnaies, les arnaques et le piratage informatique. Elle travaille dans le secteur des cryptomonnaies depuis 2017 et a notamment travaillé chez Forward Protocol, AmaZix et Cryptosomniac. Randa est diplômée en génie électrique ettronde l'Université de Bradford.
















