- Le vice-dent de la BCE, Luis de Guindos, affirme que la banque agira si la situation évolue.
- L'inflation se rapproche de l'objectif de 2 %, mais les risques mondiaux continuent de peser sur les perspectives.
- Les décideurs politiques divergent quant à l'opportunité de maintenir les taux ou de les baisser davantage.
La Banque centrale européenne a déclaré être prête à modifier ses taux d'intérêt en cas d'évolution de la conjoncture économique. Le vice-dent Luis de Guindos a souligné que les décideurs politiques resteraient flexibles face à l'incertitude mondiale.
Dans une interview accordée mercredi au journal Die Welt, quelques jours seulement après que la BCE a maintenu ses taux inchangés pour la deuxième réunion consécutive, De Guindos a déclaré que les coûts d'emprunt actuels étaient appropriés pour le moment, mais que le Conseil des gouverneurs interviendrait en cas de changement de l'inflation ou de la croissance.
Les dirigeants de la BCE maintiennent l'option sur les taux d'intérêt ouverts
Luis de Guindos a déclaré que la Banque centrale européenne est responsable de la stabilisation des prix dans tous les pays de la zone euro et doit rester indépendantedent toute influence politique. Il a expliqué que la population et les marchés perdront confiance si le gouvernement intervient dans la politique monétaire. Sans cette confiance, l'inflation s'envolera et sera difficile à maîtriser.
De Guindos a ajouté que la banque devait rester calme, agir avec prudence et éviter les changements brusques car les marchés financiers sont volatils et la banque centrale ne devait jamais imiter leur comportement.
Lors de sa dernière réunion, le Conseil des gouverneurs de la BCE a approuvé à l'unanimité le maintien des taux d'intérêt actuels. Cette décision témoigne de la confiance des décideurs politiques dans l'adéquation des taux actuels à la conjoncture économique, puisqu'il s'agit de la deuxième réunion consécutive sans modification de la politique monétaire. Le Conseil affiche également sadent efficacité de sa politique, l'inflation se rapprochant de son objectif de 2 %.
L’inflation a peut-être ralenti, les salaires et les revenus réels se sont améliorés, mais les ménages ne dépensent pas autant que prévu par la BCE. Nombre de familles font preuve de prudence dans leurs dépenses, probablement par crainte pour l’avenir, la hausse des impôts et la sécurité de l’emploi.
Les gouvernements doivent également faire face à des budgets de défense et de programmes sociaux plus élevés. À cela s'ajoute un contexte international marqué par des conflits persistants, des tensions politiques croissantes et des différends commerciaux entre les États-Unis, la Chine et l'Europe. L'ensemble de ces facteurs fragilise les exportations et ralentit la croissance économique.
De Guindos a également évoqué l'augmentation defibudgétaires dans des pays comme la France, et les investisseurs craignent que la zone euro ne connaisse des difficultés financières similaires à celles de la crise précédente si ces defipersistent. Il a toutefois indiqué que les rendements des obligations d'État restent stables, sans signe de tensions importantes ni de pénurie de liquidités.
Les décideurs politiques divergent quant à la prochaine évolution des taux
Le Conseil des gouverneurs connaît encore des dissensions internes, certains membres de la Banque centrale européenne étant en désaccord sur le niveau des prochains taux d'intérêt. Isabel Schnabel, membre du directoire, a déclaré qu'il serait imprudent de considérer le problème de l'inflation comme résolu, malgré des progrès récents apparemment satisfaisants. Elle souhaite le maintien des taux actuels, car une baisse prématurée pourrait entraîner une flambée des prix.
La semaine dernière, ledent de la Bundesbank, Joachim Nagel, a également déclaré que les ménages et les entreprises pourraient perdre confiance en la BCE si celle-ci réduisait les coûts avant que l'inflation ne soit totalement maîtrisée, ce qui entraînerait une nouvelle hausse de celle-ci.
L'opposition a un avis différent. Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a déclaré que le maintien de taux d'intérêt bas limiterait la capacité de réaction de la banque en cas de ralentissement économique plus marqué. Il a ajouté que l'Europe est toujours confrontée à des frictions commerciales et à des tensions géopolitiques qui nécessitent des changements de politique.
Luis de Guindos a tenté de rassembler les deux camps en affirmant que nul ne peut prédire l'avenir, car les fluctuations commerciales, les tensions politiques, les conflits et la volatilité des marchés financiers affectent simultanément l'Europe. Il a même plaisanté en disant que si quelqu'un était capable de prédire avec certitude les six prochains mois, la BCE devrait l'embaucher sur-le-champ.
Luis de Guindos a expliqué que le Conseil des gouverneurs continuera de suivre l'évolution de la situation économique et d'adapter ses décisions en conséquence. Il doit néanmoins rester prudent, observer et se préparer à différents scénarios, mais la stabilité des prix demeurera toujours la priorité absolue.
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