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La BCE maintient ses taux à 2 % face aux perspectives assombries par les droits de douane de Trump

ParJai HamidJai Hamid
3 minutes de lecture
La BCE maintient ses taux à 2 % face aux perspectives assombries par les droits de douane de Trump
  • La BCE a maintenu ses taux d'intérêt à 2 %, comme prévu, sans donner d'indication claire sur ses futures décisions.
  • Les menaces de Trump concernant les droits de douane et les tensions commerciales entre l'UE et les États-Unis accentuent la pression sur une économie de zone euro déjà fragile.
  • Les prévisions d'inflation sont restées globalement inchangées, l'inflation globale étant attendue à 2,1 % en 2025.

La BCE a maintenu son principal taux directeur inchangé à 2 % jeudi, optant pour le statu quo pour la deuxième réunion consécutive. Cette décision était largement anticipée, les marchés estimant à 99 % la probabilité d'un statu quo.

Mais ce qui rend cette décision si importante, c'est le contexte actuel, et il est loin d'être réjouissant. La zone euro est engluée dans une croissance lente, et la nouvelle guerre commerciale lancée par Donald Trump risque d'aggraver encore la situation.

La dernière modification des taux directeurs par la BCE remonte à juin, date à laquelle ils ont finalement baissé après avoir atteint un niveau record de 4 % l'an dernier. L'inflation se situant désormais à peu près dans la cible, « autour de l'objectif à moyen terme de 2 %, comme l'a indiqué la banque », il n'y a pas lieu de s'inquiéter.

Mais l'avenir reste flou. « L'évaluation des perspectives d'inflation par le Conseil des gouverneurs demeure globalement inchangée », indique le communiqué. Aucune indication. Aucune orientation. Juste une analyse des données et une attente prolongée.

Les menaces de Trump ébranlent les perspectives économiques

Le problème majeur réside dans le chaos qui règne hors d'Europe. La BCE a pris sa décision alors que l'incertitude mondiale ne cesse de croître. Certes, l'inflation semble maîtrisée. Mais qu'en est-il du reste de l'économie ? C'est une autre histoire. La zone euro a à peine progressé au deuxième trimestre, de seulement 0,1 %, contre 0,6 % au trimestre précédent.

Et même si la BCE fait semblant de maîtriser la situation, la croissance est toujours freinée par des forces qui dépassent largement ses outils politiques.

L'Europe et les États-Unis ont signé en juillet un accord commercial qui imposait un droit de douane général de 15 % sur les exportations de l'UE vers les États-Unis. Cela a surtout aidé des secteurs comme l'industrie pharmaceutique, mais d'autres (notamment le vin et les spiritueux) ont été laissés pour compte.

Puis vint Trump.

Il a menacé l'UE de représailles après que Bruxelles a infligé à Google une amende de 3,45 milliards de dollars. Les marchés se préparent désormais à une nouvelle série de mesures de rétorsion tarifaires. Et chaque nouvelle information complique la tâche de la BCE.

Alors que la banque centrale affirme que l'inflation est stable, la situation est plus complexe. Elle ne l'admet pas ouvertement, mais le climat est tendu. Aucun engagement n'a été pris quant à de futures hausses ou baisses de taux.

L'approche est désormais officiellement « au cas par cas », ce qui, en langage de banque centrale, signifie que nous n'avons aucune idée de ce qui nous attend. Avectronet une concurrence mondiale accrue, cette pause dans la politique monétaire ressemble soudain davantage à une hésitation qu'à une stratégie.

Les services de la BCE relèvent leurs prévisions de croissance et ajustent leur trajectoire d'inflation

Jeudi, l'attention s'est surtout portée sur les projections et la conférence de presse de Christine Lagarde que sur la décision relative aux taux d'intérêt. Voici les principaux points à retenir : l'inflation devrait s'établir en moyenne à 2,1 % en 2025, puis baisser à 1,7 % en 2026 et remonter légèrement à 1,9 % en 2027.

Ce chiffre est assez proche des prévisions de juin, qui tablaient sur 2 % pour 2025, 1,6 % pour 2026 et 2 % pour 2027. Un changement relativement mineur. L'inflation sous-jacente, qui exclut l'alimentation et l'énergie, devrait se maintenir à 2,4 % cette année, conformément aux projections précédentes.

Du côté de la croissance, le bilan est légèrement plus optimiste. La BCE prévoit désormais une croissance de 1,2 % en 2025, contre 0,9 % en juin. Les perspectives pour 2026 ont été revues à la baisse à 1 %. Quant à l'année en cours, Christine Lagarde a donné le tableau le plus clair à ce jour.

« L’économie a progressé de 0,7 % en termes cumulés au cours du premier semestre grâce à la résilience de la demande intérieure », a-t-elle déclaré.

Mais elle n'était pas vraiment optimiste quant aux mois à venir. « La hausse des droits de douane, latronde l'euro et l'intensification de la concurrence mondiale devraient freiner la croissance jusqu'à la fin de l'année », a averti Christine. Elle a toutefois ajouté : « L'impact de ces vents contraires sur la croissance devrait s'atténuer l'année prochaine. »

C'est la version qu'ils maintiennent. Quant à savoir si elle tiendra, nul ne le sait.

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