La BCE maintiendra ses taux directeurs face au ralentissement de l'inflation, mais un assouplissement reste une option envisagée

- La BCE maintiendra ses taux d'intérêt inchangés jeudi, mais reste ouverte à une éventuelle baisse.
- Christine Lagarde devrait éviter de donner des indications claires lors de sa conférence de presse.
- L'inflation pourrait passer sous la barre des 2 % fixés par la BCE l'an prochain, augmentant ainsi les chances d'une dernière baisse des taux.
La BCE maintiendra ses taux d'intérêt inchangés ce jeudi, selon Reuters, même si l'inflation dans la zone euro (20 pays) ralentit pour se rapprocher de l'objectif de 2 % fixé par la banque centrale.
Malgré ce statu quo, la possibilité d'un nouvel assouplissement n'est pas exclue. Des responsables de la BCE indiquent qu'il s'agit d'une pause, et non d'un arrêt complet, afin d'observer l'évolution de la situation concernant la politique commerciale américaine, le redressement budgétaire allemand et l'instabilité politique en France.
La banque centrale avait déjà réduit de moitié son taux directeur cette année, le ramenant à 2 % en juin. Depuis, elle adopte une attitude attentiste. Les responsables estiment que l'économie est stable, ni florissante, ni en crise. Les données de l'été n'ont pas réservé de grandes surprises, donnant simplement aux décideurs politiques davantage de temps pour anticiper l'évolution de la situation.
Ils suivent de près les droits de douane de 15 % imposés par Donald Trump sur les produits européens, les dépenses massives du gouvernement allemand et la hausse des rendements obligataires en France, provoquée par l'incertitude politique.
Lagarde esquive les détails alors que la dernière baisse de taux reste d'actualité
Ladent de la BCE, Christine Lagarde, ne devrait pas apporter de précisions sur les futures décisions en matière de taux d'intérêt lors de sa conférence de presse prévue plus tard dans la journée.
En juillet, son approche consistait, comme elle l'a elle-même formulé, à rester « délibérément vague », esquivant systématiquement toutes les questions concernant l'orientation de la politique monétaire. Cette fois-ci, la situation ne semble pas différente, car l'inflation devrait passer sous la barre des 2 % l'an prochain, ce qui maintient l'éventualité d'une dernière baisse de taux « de précaution ».
Les analystes de HSBC ont écrit: « Le risque d'une sous-estimation persistante de l'inflation, qui pourrait devenir évidentdent décembre, lorsque la BCE publiera ses prévisions jusqu'en 2028, suggère une orientation accommodante. »
Mais le débat est loin d'être clos. Les décideurs politiques n'évoquent que la possibilité d' une dernière baisse. La plupart s'accordent à dire que les principales modifications de taux ont été effectuées. La question qui se pose désormais est de savoir si cette dernière réduction est nécessaire et, le cas échéant, à quel moment.
Les opérateurs sont partagés, estimant à 50-60 % la probabilité d'une dernière baisse des taux d'ici le printemps. À l'inverse, la Réserve fédérale américaine, sous la direction de Trump, devrait abaisser ses taux à six reprises d'ici la fin de l'année prochaine. La BCE annoncera sa décision plus tôt dans la journée, à 12h15 GMT.
Le conseil municipal est divisé face aux tensions commerciales et à la montée des risques en France
Au sein du Conseil des gouverneurs, les avis divergent quant à la marche à suivre. Les partisans d'une politique monétaire restrictive, qui s'opposent à tout nouvel assouplissement, estiment que la zone euro a mieux résisté aux difficultés mondiales que prévu.
Ils citent unetron, des dépenses publiques allemandes en hausse et une demande des consommateurs stable comme preuves de la solidité de l'économie. Malgré des droits de douane , les entreprises de l'ensemble de l'Union européenne se sont adaptées. Un accord a été conclu, contribuant à réduire l'incertitude.
BNP Paribas a déclaré dans une note de recherche : « Notre scénario de base reste celui d'une économie résiliente, à mesure que l'incertitude liée au commerce s'estompe et laisse place à une impulsion plus positive grâce à l'augmentation des dépenses de défense européennes et des dépenses d'infrastructure allemandes. »
Mais ce n'est qu'un aspect du problème.
Les colombes, ceux qui militent pour une nouvelle baisse des taux, affirment que les droits de douane n'ont pas encore pleinement répercuté l'ensemble du système, et s'inquiètent des conséquences d'un ralentissement de la croissance et d'une baisse des prix au moment même où l'inflation passerait sous la cible.
Cela pourrait inciter les entreprises à maintenir des prix et des salaires plus bas, ce qui risque de replonger la zone euro dans un contexte de faible inflation comparable à celui d'avant la COVID-19. Si les particuliers et les entreprises commencent à croire que les prix resteront stables, il sera difficile de les faire changer d'avis.
Une autre complication réside dans le fait que les baisses de taux attendues de la Fed pourraient faire remonter la valeur de l'euro, rendant les biens importés moins chers et contribuant ainsi à faire baisser davantage l'inflation.
Et puis il y a la France. Une nouvelle crise politique à Paris a fait grimper en flèche les rendements des obligations françaises. Cela exerce une pression supplémentaire sur la BCE, d'autant plus que l'économie française est déjà fragilisée par une dette publique élevée et une faible croissance.
Bien que la banque dispose d'outils pour réagir, elle ne peut les utiliser que lorsque les coûts d'emprunt augmentent de manière « injustifiée et désordonnée ». Or, selon les économistes, ce n'est pas le cas actuellement. Les problèmes en France sont bien réels, ce qui signifie que la BCE n'a pas de prétexte facile pour intervenir, du moins pas encore.
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