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Un juge accorde le statut de recours collectif aux auteurs dans le procès relatif aux droits d'auteur d'Anthrop

ParEnacy MapakameEnacy Mapakame
3 minutes de lecture -
Un juge accorde le statut de recours collectif aux auteurs dans le procès relatif aux droits d'auteur d'Anthrop
  • Un juge américain ouvre la voie à une action collective d'auteurs contre Anthropic pour violation de droits d'auteur.
  • Cette situation survient alors que la bataille pour les droits d'auteur continue de s'intensifier dans le monde de l'IA.
  • Cette affaire pourrait redéfinir la manière dont les entreprises spécialisées en IA entraînent leurs modèles.

Un juge américain a ouvert la voie à un groupe d'écrivains pour poursuivre la société d'intelligence artificielle Anthropic, les accusant d'avoir utilisé leurs livres sans autorisation pour entraîner un modèle d'intelligence artificielle.

Cette décision permet aux auteurs d'intenter une action collective. C'est le dernier signe en date de la montée des tensions entre les artistes et les entreprises d'IA qui s'appuient sur d'immenses quantités de contenu en ligne, souvent créé par des humains, pour améliorer leurs robots.

Les auteurs, tous des professionnels publiés, affirment qu'Anthropic a entraîné son chatbot Claude à partir de leurs ouvrages protégés par le droit d'auteur sans leur autorisation ni rémunération. Ils soutiennent que l'entreprise a franchi la ligne rouge en utilisant leurs récits pour apprendre à l'IA à paraître plus humaine, allant jusqu'à imiter leur style et leurs idées.

Le juge affirme que les auteurs peuvent s'unir contre Anthrop

Le juge Vince Chhabria, siégeant à San Francisco, a statué que les auteurs présentaient suffisamment de points communs pour que l'affaire puisse constituer un recours collectif. C'est une décision importante. Cela signifie qu'il n'y aura pas des dizaines de procès distincts et interminables, mais une seule affaire, avec un poids collectif.

Les questions essentielles sont les suivantes : Anthropic a-t-il réellement copié leur œuvre ? Et si oui, cette utilisation était-elle « loyale » ou constituait-elle une violation du droit d’auteur ?

Anthropic espérait faire capoter l'affaire avant même qu'elle ne soit engagée en insistant pour que chaque auteur porte plainte séparément, mais le juge n'a pas été convaincu. Il a déclaré que les problèmes de fond étaient fondamentalement les mêmes et qu'il valait mieux les traiter simultanément. Cette décision accentue la pression juridique sur les développeurs d'IA, dont beaucoup sont déjà sous le feu des critiques quant à la manière dont ils collectent les données servant à l'entraînement de leurs outils.

Ce procès est loin d'être undentisolé. Partout dans le monde, des professionnels de la création protestent contre ce qu'ils considèrent comme une utilisation non autorisée et abusive de leurs œuvres par des entreprises spécialisées en intelligence artificielle.

Getty Images est actuellement engagée dans une bataille juridique acharnée avec Stability AI, accusée d'avoir utilisé des millions de ses photos sans autorisation. Dans le secteur musical, de grandes maisons de disques poursuivent en justice des entreprises produisant des chansons générées par IA. Des éditeurs musicaux accusent des sociétés spécialisées dans l'IA, dont Anthropic, d'avoir utilisé des paroles de chansons protégées par le droit d'auteur pour entraîner Claude.

À Hollywood, des studios comme Disney accusent Midjourney de s'inspirer trop librement de leurs personnages. La tendance est claire : les créateurs affirment leurs limites. Et le monde de la tech est contraint d'écouter.

Les entreprises spécialisées en IA, dont Anthropic, affirment qu'elles sont simplement en phase d'« apprentissage »

Anthropic et d'autres acteurs du secteur affirment qu'il ne s'agit pas de vol, mais d'entraînement. Ils expliquent que le processus est comparable à celui d'une personne qui lit énormément de livres avant d'écrire un texte avec ses propres mots. Selon cette logique, l'IA ne copie pas, elle apprend.

Le PDG d'OpenAI, Sam Altman, a publiquement défendu cette position. Sans matériel protégé par le droit d'auteur, a-t-il déclaré, des outils comme ChatGPT n'existeraient tout simplement pas. Mais de nombreux artistes restent sceptiques, surtout lorsque le résultat généré par l'IA ressemble étrangement à l'œuvre originale.

S'inspirer est une chose, confondre emprunt et plagiat en est une autre. Avec l'avancement de la procédure collective, d'autres auteurs pourraient se joindre à l'affaire. Si le groupe obtient gain de cause, cela pourrait donner lieu à des compensations financières et peut-être même contraindre les entreprises d'IA à repenser leurs méthodes de collecte de données d'entraînement.

Cette bataille juridique ne concerne pas seulement les livres ou les robots. Elle porte sur la question de savoir qui peut profiter de la créativité humaine et si les machines doivent être autorisées à apprendre de l'art sans consentement.

Face à l'essor fulgurant de l'IA, les tribunaux joueront probablement un rôle crucial dans la définition des limites de cette technologie. Cette affaire pourrait déterminer la manière dont les entreprises spécialisées en IA aborderont la question des œuvres protégées par le droit d'auteur lors de l'entraînement de leurs modèles. En attendant, les auteurs se battent pour que leurs œuvres ne soient pas effacées de ce processus.

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