Contre toute attente, les jeux vidéo ont perdu leur règne d'une décennie en tant que principal média de divertissement au Royaume-Uni, selon l'Entertainment Retailers Association (ERA).
L'ERA, une association professionnelle représentant les détaillants de jeux vidéo, de musique et de jeux, a indiqué que pour la première fois en plus de dix ans, les jeux vidéo ont été éclipsés par la popularité croissante des contenus vidéo, notamment les services d'abonnement comme Netflix, Disney+ et Apple TV.
Ce changement de domination se traduit par une hausse de 10 % des revenus générés par les contenus vidéo, qui atteignent désormais 4,9 milliards de livres sterling, éclipsant les 4,74 milliards de livres sterling de revenus des jeux vidéo, malgré une croissance annuelle de 2,9 % dans le secteur du jeu.
Jeux vidéo contre contenus vidéo : un changement de domination
Les dernières données d'ERA révèlent un changement majeur dans le paysage du divertissement au Royaume-Uni. Les jeux vidéo, qui occupaient la première place depuis 2012, ont dû faire face à une concurrence féroce de la part du marché florissant des contenus vidéo par abonnement. Ce changement de domination s'explique par la popularité des services de streaming, dont les revenus d'abonnement représentent un impressionnant 89 % du marché de la vidéo.
Alors que le secteur des jeux vidéo a continué de croître, avec une augmentation de 2,9 % de son chiffre d'affaires, celui des contenus vidéo a connu une hausse spectaculaire de 10 %, s'imposant ainsi comme le nouveau leader de l'industrie du divertissement. Cette évolution reflète les préférences changeantes des consommateurs et l'importance croissante des services de streaming dans leur quotidien.
En termes de ventes individuelles, « Avatar : La Voie de l'eau » s'est hissé au rang de jeu vidéo le plus vendu au Royaume-Uni en 2023, avec 560 000 exemplaires écoulés. Toutefois, ce succès n'a pas enrayé le déclin général des jeux vidéo en tant que principal média de divertissement dans le pays.
Les sources de revenus des jeux vidéo et des contenus vidéo sont diverses. Les jeux vidéo génèrent des revenus grâce aux ventes de copies numériques et physiques, sur différentes plateformes comme les PC, les appareils mobiles et les consoles. Quant aux contenus vidéo, ils reposent en grande partie sur les services d'abonnement, qui constituent l'essentiel de leurs revenus, soit 89 % du marché.
Un aperçu de l'industrie du divertissement
Les données exhaustives d'ERA offrent un éclairage précieux sur le secteur du divertissement au Royaume-Uni, révélant les tendances et les préférences des consommateurs. Avec l'essor des services de streaming par abonnement, il estdent que les modes de consommation de contenu sont en pleine transformation.
Bien que les jeux vidéo restent une part importante de l'industrie, ils ont été détrônés par la popularité des contenus vidéo.
ERA a également fourni des données comparant l'état actuel du marché du divertissement aux chiffres d'avant la pandémie de 2019. Les résultats mettent en évidence la résilience et l'adaptabilité du secteur face à des défisdentprécédent.
Au Royaume-Uni, les revenus des jeux vidéo ont connu une croissance remarquable en 2023 par rapport à 2019, avec une augmentation substantielle de 29,2 %. Les contenus vidéo ont enregistré une progression encore plus impressionnante, avec des revenus en hausse de 88,3 %, tandis que l'industrie musicale a connu une augmentation notable de 38,8 %.
Ces statistiques illustrent le dynamisme du secteur du divertissement, chaque média évoluant et s'adaptant aux préférences changeantes des consommateurs. Malgré les perturbations causées par la pandémie de COVID-19, le secteur s'est redressé et a prospéré dans divers segments.
domination numérique
Une tendance marquante se dégage des trois médias de divertissement : la prédominance croissante du téléchargement et du streaming numériques. En 2023, un chiffre impressionnant de 92 % des ventes du secteur ont été réalisées via les canaux numériques.
Cette transition vers la consommation numérique reflète la commodité et l'accessibilité offertes par les plateformes en ligne, soulignant davantage la nécessité pour les détaillants traditionnels de s'adapter à l'évolution du comportement des consommateurs.

