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Le représentant de Trump au commerce, Jamieson Greer, souhaite que l'Amérique rompe définitivement ses liens avec la Chine

ParJai HamidJai Hamid
3 minutes de lecture -
Photogramme du drapeau chinois, du représentant au commerce de Trump, Jamieson Greer, et du drapeau américain
  • Jamieson Greer, choisi par Trump pour le poste de représentant américain au commerce, souhaite mettre fin aux liens économiques des États-Unis avec la Chine, qu'il qualifie de menace majeure pour la sécurité nationale.
  • Il prévoit de révoquer les privilèges commerciaux de la Chine, d'appliquer des droits de douane plus stricts et d'empêcher les entreprises chinoises d'échapper aux sanctions en passant par des pays tiers.
  • Greer souhaite également un contrôle plus strict des exportations de technologies américaines, des limites aux investissements en Chine et un renforcement des incitations à la production nationale.

Jamieson Greer, choisi par Donald Trump pour le poste de représentant au commerce, est prêt à faire ce que de nombreux dirigeants américains n'ont fait que murmurer : œuvrer pour une rupture économique totale avec la Chine.

Il perçoit Pékin comme une menace à long terme, et non comme un simple rival économique, et il a un plan précis pour sortir les États-Unis de l'orbite chinoise. Greer a clairement indiqué que cette stratégie sera douloureuse. « Des douleurs à court terme », dit-il, mais pour ce qu'il considère comme une victoire à long terme pour l'Amérique.

Durant le premier mandat de Trump, Greer a été chef de cabinet de Robert Lighthizer, ancien représentant américain au commerce. Il a joué un rôle majeur dans l'élaboration et l'application des droits de douane qui defila guerre commerciale de Trump contre la Chine.

Greer accède désormais au poste suprême, forte d'une approche encore plus intransigeante. Les projets de la nouvelle administration sont déjà en cours, Trump s'étant engagé à imposer des droits de douane de 25 % sur les importations en provenance du Canada et du Mexique et à ajouter une taxe de 10 % sur les produits chinois.

La guerre contre les tarifs douaniers et les relations commerciales

La première grande initiative de Greer ? Il souhaite que le Congrès retire à la Chine son statut de « relations commerciales normales permanentes » (RCNP), un titre que Pékin a obtenu en 2000 lors de son adhésion à l’Organisation mondiale du commerce. Sans ce statut, les exportations chinoises vers les États-Unis (qui représentaient 500 milliards de dollars l’an dernier) seraient soumises à des droits de douane beaucoup plus élevés.

Cela reviendrait à mettre la Chine dans le même panier que Cuba, la Corée du Nord et le Bélarus. Pour Greer, il s'agit d'empêcher les États-Unis de jouer selon ce qu'il considère comme les règles truquées de Pékin.

Il y a aussi le problème des entreprises chinoises qui contournent les droits de douane en fabriquant leurs produits dans d'autres pays. Greer souhaite combler cette lacune. Il propose des règles strictes pour garantir que si une entreprise chinoise fabrique un produit dans un pays tiers – par exemple, le Mexique – ou si un produit contient une quantité importante de pièces chinoises, il ne puisse pas bénéficier d'exemptions tarifaires au titre des accords de libre-échange.

Cette répression toucherait des secteurs comme l'industrie automobile, où les composants chinois sont souvent profondément enfouis dans la chaîne d'approvisionnement.

La stratégie de Greer prévoit également de s'attaquer aux représailles systématiques de la Chine contre les entreprises américaines. Si une entreprise américaine se retrouve exclue du marché chinois en guise de représailles suite à l'imposition de droits de douane, Greer souhaite que Washington intervienne. 

Son plan prévoit d'utiliser les recettes douanières pour soutenir les entreprises et les travailleurs touchés. Il milite même pour des réglementations permettant aux États-Unis de poursuivre les entreprises étrangères qui s'empressent de remplacer les entreprises américaines bloquées par la Chine.

Réduction des liens technologiques et d'investissement

Le plan de Greer prévoit également de bloquer l'accès de la Chine aux technologies américaines critiques. Si les contrôles actuels à l'exportation ciblent déjà des secteurs de pointe comme les puces d'IA et les systèmes militaires, Greer souhaite étendre ces restrictions.

Son plan engloberait des secteurs comme l'aéronautique, les transports et même les équipements semi-conducteurs plus anciens. Pour la Chine, cela signifie pas de nouveaux outils, pas de technologies de pointe et pas de raccourcis pour rattraper son retard sur les États-Unis.

Cette stratégie ne s'arrête pas aux frontières. Greer souhaite que les États-Unis mobilisent leurs alliés – des pays comme le Japon, la Corée du Sud et les Pays-Bas – pour mettre en œuvre des restrictions similaires. En coupant la Chine des chaînes d'approvisionnement mondiales, Greer vise à rendre quasiment impossible pour Pékin l'accès aux outils nécessaires à sa compétitivité dans les secteurs clés.

L'investissement est un autre front de la guerre économique menée par Greer. Il demande au Congrès d'octroyer au gouvernement fédéral le pouvoir d'examiner – et de bloquer – les investissements américains dans les entreprises chinoises. Cette mesure s'appliquerait aux secteurs qui représentent une menace pour la sécurité nationale ou l'économie.

Certains investissements pourraient être purement et simplement interdits, tandis que d'autres nécessiteraient l'approbation du gouvernement. Ces restrictions s'inscrivent dans le cadre des futures réglementations de l'ère Biden visant à cibler les flux de capitaux américains vers les industries chinoises de l'IA et des semi-conducteurs.

Pékin, bien sûr, est furieux. Le ministère chinois des Affaires étrangères a déjà vivement critiqué ces propositions, les qualifiant d'injustes et de tentative flagrante d'étouffer sa croissance économique. Mais Greer reste inflexible.

L'homme de Trump œuvre à l'autosuffisance de l'Amérique

L'objectif ultime de Greer est de réduire ladent des États-Unis à l'égard de la Chine pour les biens essentiels. Sa solution ? Accroître la production nationale dans les secteurs clés. Les industries pharmaceutiques, robotiques, des dispositifs médicaux et des produits énergétiques figurent parmi ses priorités.

Il souhaite que le Congrès élargisse les incitations prévues par des lois comme le CHIPS Act, qui a alloué 39 milliards de dollars pour stimuler la production de semi-conducteurs aux États-Unis et 11 milliards de dollars supplémentaires pour la recherche.

Greer propose également de durcir les règles afin d'empêcher les entreprises chinoises de vendre des produits au gouvernement américain. Il milite par ailleurs pour un régime de sanctions spécifique à la Chine, ciblant notamment les violations des droits de l'homme et les menaces à la sécurité internationale.

Ces sanctions pourraient exclure les entreprises chinoises destracgouvernementaux lucratifs et limiter leur capacité à opérer sur le marché américain.

Les cryptomonnaies pourraient devenir un autre champ de bataille dans cette guerre commerciale. Trump crée d'ailleurs un poste dédié à la Maison-Blanche pour superviser la réglementation des cryptomonnaies. Les politiques de Greer pourraient donc avoir un impact sur la fiscalité, les échanges et la réglementation des cryptomonnaies, notamment en ce qui concerne les projets blockchain chinois.

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Jai Hamid

Jai Hamid

Jai Hamid couvre l'actualité des cryptomonnaies, des marchés boursiers, des technologies, de l'économie mondiale et des événements géopolitiques qui influencent les marchés depuis six ans. Elle a collaboré avec des publications spécialisées dans la blockchain, telles que AMB Crypto, Coin Edition et CryptoTale, sur des analyses de marché, des sujets liés aux grandes entreprises, à la réglementation et aux tendances macroéconomiques. Diplômée de la London School of Journalism, elle a également présenté à trois reprises son expertise du marché des cryptomonnaies sur l'une des principales chaînes de télévision africaines.

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