Les droits de douane imposés par Trump contraignent Jaguar Land Rover à supprimer jusqu'à 1,5 % de ses effectifs au Royaume-Uni

- Jaguar Land Rover a dévoilé une stratégie de licenciements suite à la baisse du chômage au Royaume-Uni.
- L'entreprise souhaite cibler les cadres ; les suppressions de postes ne concerneront que 1,5 % des effectifs britanniques.
- Volvo exhorte l'Union européenne à réduire les prélèvements afin d'atténuer l'impact des droits de douane américains.
Le constructeur automobile Jaguar Land Rover prévoit de supprimer 500 postes de cadres au Royaume-Uni en raison des droits de douane imposés par Trump, contredisant ainsi l'engagement du Premier ministre Keir Starmer de préserver l'emploi en Grande-Bretagne. Selon JLR, seuls 1,5 % de ses effectifs britanniques seront concernés.
Le porte-parole du constructeur automobile a affirmé que ces licenciements étaient courants chez Volvo, l'entreprise proposant des programmes de départs volontaires, certes limités, aux employés éligibles. L'effectif de la société s'élève à environ 35 000 personnes, malgré une baisse récente de ses ventes.
JLR constate une baisse de ses ventes en raison des droits de douane imposés par Trump
500 suppressions de postes chez Jaguar Land Rover suite à une chute des ventes de 15,1 % au deuxième trimestre. Le Premier ministre, tel un bulldozer pour l'industrie britannique 👉 https://t.co/xSy8WnTJp8
— Trevor Lloyd-Jones (@tlloydjones) 17 juillet 2025
Ces suppressions d'emplois interviennent alors que le constructeur automobile a subi une baisse de ses ventes en raison des droits de douane américains de 25 % sur les voitures importées. Après avoir réalisé un bénéfice de 1,6 milliard de dollars en 2024, l'entreprise a enregistré une chute de 10 % de son chiffre d'affaires au premier trimestre, les États-Unis ayant temporairement suspendu les livraisons de sa maison mère indienne, Tata Motors. Jaguar a également annoncé une baisse de 15,1 % de ses ventes au deuxième trimestre, continuant de faire face aux difficultés engendrées par le renforcement des taxes douanières par l'administration Trump.
Après des négociations avec Starmer, les droits de douane imposés par Trump sur les exportations britanniques ont été ramenés à environ 10 %, malgré le fait que la production automobile soit située en Slovaquie. Lors d'un discours prononcé en mai dans l'usine de Solihull, Starmer a indiqué avoir réussi à préserver les emplois. Le PDG de JLR, Adrian Mardell, a affirmé que cet accord contribuerait à maintenir 250 000 emplois au Royaume-Uni.
Le député conservateur britannique Andrew Griffith a reconnu que les licenciements chez JLR étaient embarrassants pour le Premier ministre. Il a également souligné que le gouvernement britannique ne prenait pas les entreprises au sérieux, en raison de ses lourdeurs administratives liées aux syndicats, de la taxe sur l'emploi et de son obsession pour la neutralité carbone. Selon lui, c'est la raison pour laquelle le chômage augmente au Royaume-Uni.
Ces suppressions d'emplois interviennent alors que le Royaume-Uni enregistre une forte hausse du chômage, atteignant son plus haut niveau en quatre ans, conséquence de la hausse de 25 milliards d'euros des cotisations sociales décidée par la chancelière Rachel Reeves. Les données de l'Office national des statistiques (ONS) indiquent que le pays a affiché un taux de chômage de 4,7 % au premier trimestre. L'ONS a également fait état d'une baisse de 41 000 emplois en juin par rapport au mois précédent, soit le niveau le plus bas depuis septembre 2023.
JLR avait également interrompu la production de ses voitures l'année dernière suite à son changement d'image, passant de son logo représentant un grand félin à un J majuscule. L'entreprise a révélé qu'elle reprendrait la vente de ses voitures après sa refonte complète, prévue l'année prochaine, avec une motorisation entièrement électrique.
Nigel Farage, chef du parti Reform UK, a qualifié ce changement d'image de « woke », mais JLR a maintenu que ces modifications étaient nécessaires pour rétablir la rentabilité de l'entreprise. Le constructeur automobile a souligné que les suppressions de postes concerneraient certains secteurs de JLR et visaient également à compenser la baisse des ventes de Jaguar.
Volvo souhaite que l'UE réduise les droits de douane sur les voitures américaines
Le PDG de Volvo Cars, Hakan Samuelsson, souhaite que l'UE réduise sa taxe de 10 % sur les voitures américaines après avoir enregistré une perte de 1,2 milliard de dollars. Il estime que les constructeurs automobiles européens n'ont pas besoin d'être protégés par les constructeurs américains.
Les constructeurs automobiles belges ont fait pression sur les États-Unis pour qu'ils abaissent leur droit de douane de plus de 27 % sur les importations de voitures européennes. Samuelsson a fait valoir que la dynamique commerciale de l'Europe devrait lui permettre d'être la première à adopter des droits de douane très bas. Sous l'administration Biden, l'UE avait maintenu un droit de 10 % sur les véhicules importés des États-Unis, tandis que ces derniers appliquaient un droit de 2,5 % sur les voitures de fabrication européenne.
« Je pense que c’est absolument inutile ; l’industrie automobile européenne n’a defipas besoin d’être protégée des constructeurs automobiles américains. »
-Hakan Samuelsson, PDG de Volvo Cars Corporation.
La majorité des voitures vendues par ce constructeur automobile aux États-Unis sont importées d'Europe, ce qui le place parmi les constructeurs européens les plus touchés par les droits de douane imposés par Trump. Volvo a annoncé le 16 juillet qu'il lancerait la production de son modèle phare, le XC60 hybride, aux États-Unis à la fin de l'année prochaine.
L'entreprise continue de produire la Polestar 3 et le modèle électrique EX90 en Caroline du Sud, mais reconnaît une baisse de la demande de la part des consommateurs américains. Le constructeur automobile souhaite également réduire son offre de produits aux États-Unis, et Samuelsson affirme qu'il maîtrise ces décisions.
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