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La Suisse partagera des informations sur les cryptomonnaies avec 74 pays

ParLubomir TassevLubomir Tassev
3 minutes de lecture
La Suisse partagera des informations sur les cryptomonnaies avec 74 pays
  • Le gouvernement suisse partagera des données sur les cryptomonnaies avec ses États partenaires.
  • Berne approuve une liste de 74 pays pour l'échange d'informations sur les cryptomonnaies.
  • La Suisse vérifie la conformité de ses partenaires avec la réglementation suisse avant d'envoyer des informations.

Le pouvoir exécutif suisse a approuvé un groupe de pays avec lesquels il entend partager des informations concernant les crypto-actifs et les transactions.

Les règles régissant ce processus entreront en vigueur cette année, l'échangematic de données cryptographiques avec les partenaires intéressés devant débuter en 2027.

La Suisse échangera des données sur les cryptomonnaies avec l'UE, mais pas avec les États-Unis

Le Conseil fédéral suisse, la plus haute autorité de la Confédération, a approuvé une liste d’« États partenaires » qui recevront des informations relatives aux cryptomonnaies de la part de la Suisse.

« L’entrée en vigueur est prévue pour 2026, le premier échange de données ayant lieu en 2027 », a souligné le Conseil dans un communiqué de presse publié vendredi, à l’issue de sa réunion à Berne. L’organe exécutif a déclaré :

« Dans le projet de loi adopté aujourd’hui, le Conseil fédéral propose une liste de 74 pays pertinents pour le marché des cryptomonnaies avec lesquels la Suisse devrait échangermaticdes informations concernant les actifs cryptographiques. »

Le groupe comprend les 27 États membres de l'Union européenne, le Royaume-Uni ainsi que la plupart des pays du G20, à quelques exceptions notables près : les États-Unis et l'Arabie saoudite, précise le communiqué.

Un échange ne devrait avoir lieu que si les partenaires souhaitent partager des informations avec la Suisse, a souligné le Conseil fédéral.

Ils devront également se conformer aux exigences du Cadre de déclaration des actifs cryptographiques (CARF) introduit par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

L’OCDE a élaboré le CARF comme un ensemble de règles guidant la déclaration des transactions en cryptomonnaie et la conformité aux réglementations mondiales en matière de lutte contre le blanchiment d’argent (LCB) et le financement du terrorisme (FT).

La liste suisse des pays approuvés pour l'échangematic international d'informations (EARI) sera publiée le 19 février de cette année ; le Conseil a adopté une dépêche sur les bases juridiques internationales et nationales du partage de données cryptographiques.

Le projet de loi est toujours à l'étude à l'Assemblée fédérale, au Parlement suisse, et l'échange automatique de renseignements (EAR) pour les crypto-actifs devrait entrer en vigueur le 1er janvier 2026, indique le communiqué de presse .

Berne vérifiera la conformité aux normes suisses avant d'envoyer les informations

Le Conseil fédéral suisse a indiqué qu'il évaluera si les États partenaires agréés continuent de satisfaire aux exigences de l'échange automatique de données (EAR) avant tout échange de données cryptographiques. Il a précisé :

« À cette fin, le mécanisme d’examen existant pour l’échange automatique de renseignements sur les informations relatives aux comptes financiers devrait à l’avenir couvrir également l’échange automatique de renseignements concernant les crypto-actifs, ce qui nécessite une modification du décret fédéral correspondant. »

La Suisse était réputée pour son secret bancaire, inscrit dans la loi nationale afin de garantir ladentdes informations des clients, notamment les détails des comptes et les transactions. Mais au fil des ans, le pays a dû faire face à une pression croissante de ses partenaires pour partager davantage d'informations financières.

Les autorités bernoises estiment désormais que le transfert des données relatives aux cryptomonnaies aidera la Suisse à respecter ses obligations internationales en matière de transparence fiscale et à améliorer la réputation de son secteur financier. L'instauration de conditions de concurrence équitables pour les entreprises suisses du secteur des cryptomonnaies figure également parmi les objectifs fixés.

Il y a quelques années, la Suisse a créé une « Crypto Valley » à Zoug pour accueillir les entreprises du monde entier travaillant avec des actifs numériques. Bien qu'elle soit considérée comme une Bitcoin, le pays ne figure actuellement pas parmi les leaders en matière d' adoption des cryptomonnaies.

Les autorités financières suisses ont adopté une approche prudente vis-à-vis des cryptomonnaies ces derniers temps. En avril, la Banque nationale suisse (BNS) a rejeté les demandes d'ajout Bitcoin (BTC) à ses réserves, invoquant des inquiétudes quant à la liquidité et à la volatilité de la cryptomonnaie ayant la plus grande capitalisation boursière.

Le Conseil fédéral est le plus haut organe exécutif de la Suisse, faisant office de cabinet fédéral. Il compte sept membres, chacun à la tête d'un département, élus par le Parlement suisse et exerçant collectivement la fonction de chef d'État, la présidence étant assurée à tour de rôle.

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