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L'autorité de régulation suisse met en garde les banques contre le laxisme des règles en matière de prêts hypothécaires.

ParNellius IrèneNellius Irène
Temps de lecture : 2 minutes
L'autorité de régulation suisse met en garde les banques contre le laxisme des règles en matière de prêts hypothécaires.
  • La FINMA met en garde contre le laxisme des banques suisses en matière de prêts hypothécaires.
  • L'organisme de réglementation affirme que les risques liés au logement augmentent alors que les prix de l'immobilier atteignent des niveaux records.
  • Les électeurs suisses ont supprimé une taxe foncière importante, ce qui devrait faire encore grimper les prix.

Le directeur de la FINMA, l'autorité suisse de surveillance financière chargée de vérifier les données financières, a déclaré à Blick que certaines banques suisses se montrent trop indulgentes dans l'octroi de prêts hypothécaires, alors même que le risque de correction du marché immobilier augmente.

Le marché immobilier suisse inquiète les autorités de régulation depuis des années. Les faibles taux d'intérêt, conjugués à une demande soutenue, ont fait grimper les prix de l'immobilier à des niveaux records. Les analystes mettent en garde contre le risque de surévaluation, associé à des pratiques de crédit laxistes, qui pourrait fragiliser les banques en cas de retournement brutal du marché.

Son directeur général, Stefan Walter, a contesté l'approche des banques, critiquée pour sa dépendance excessive aux critères internes d'éligibilité. Il a déclaré lors de son entretien : « Dans de nombreuses banques, les dérogations aux critères de prêt internes varient entre 25 et 40 %. Lorsque nousdentde telles dérogations, nous avertissons ces établissements que cela n'est dans l'intérêt ni de la banque ni de leurs clients. »

L'examen annuel des risques de la Finma, publié en début de semaine, a également constaté des pratiques de prêt trop laxistes. Walter a attribué ce phénomène en grande partie à la forte concurrence, expliquant qu'il est difficile de se développer sur un marché saturé. Il a averti que, dans un marché où les prix de l'immobilier augmentent, les banques se sentent obligées d'assouplir leurs critères d'octroi de crédit.

Walter a insisté sur le fait que les banques doivent rester résilientes face à l'incertitude.

Walter a également expliqué que les menaces extérieures pesant sur le secteur financier suisse étaient devenues plus sérieuses, notamment les sanctions, la dette publique, les conflits géopolitiques, les cours boursiers élevés et les primes de risque obligataires.

Il a souligné que les institutions financières suisses doivent rester résilientes face à l'incertitude, car des chocs externes peuvent survenir à tout moment. Il a insisté sur la nécessité d'une gestion rigoureuse et d'un contrôle strict des risques.

Il a également insisté pour que l'autorité de régulation gardedentles noms des banques, sauf en cas de besoin de fonds propres supplémentaires. Walter a ajouté que toute amende devait être applicable à toutes les banques afin d'éviter toute apparence de partialité. Il a également expliqué que le total des actifs d'UBS dépassait le PIB annuel de la Suisse, rendant ainsi indispensables des normes plus strictes.

Les impôts fonciers fixés par la Banque nationale suisse pourraient diminuer jusqu'à 22 %.

Selon la Banque nationale suisse, l'indice des prix des maisons individuelles en Suisse a atteint de nouveaux records, après 25 années de croissance soutenue depuis la crise des années 1990. Parallèlement, lors d'un référendum en septembre, les Suisses ont voté pour l'abolition d'un système de taxe foncière en vigueur depuis un siècle, une réforme qui permettra aux propriétaires de réaliser des économies et pourrait entraîner une nouvelle hausse des prix de l'immobilier.

Les résultats officiels indiquent que 57,7 % des électeurs ont voté en faveur de la proposition lors du référendum, malgré des sondages antérieurs prévoyant un résultat serré. La réforme supprime la taxe sur la valeur locative présumée, qui s'appliquait aux revenus locatifs potentiels des propriétaires. Cette décision, qui a suscité de vifs débats au Parlement, a été approuvée par le gouvernement.

Raiffeisen Suisse estime actuellement que les impôts fonciers des propriétaires pourraient baisser jusqu'à 22 %, selon la situation de chacun. La banque prévoit toutefois une hausse des prix de l'immobilier de 5 % à 7 % au cours de l'année à venir, portée par l'attrait de la propriété. Néanmoins, seuls quatre Suisses sur dix environ sont propriétaires de leur logement, ce qui représente le taux d'accession à la propriété le plus faible d'Europe ; ils bénéficieront donc de ces changements.

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