Le Fonds d'investissement public d'Arabie saoudite (PIF) a réduit sa participation dans l'entreprise japonaise de jeux vidéo Nintendo. Selon un document déposé auprès des autorités de régulation japonaises, le PIF a diminué sa participation de 1,04 %, la faisant passer de 8,58 % à 7,54 %. Malgré cette réduction, le PIF demeure l'un des principaux actionnaires de Nintendo.
Le Fonds d'investissement public (PIF) a réduit sa participation dans Nintendo de 1,04 %, la faisant passer de 8,58 % à 7,54 %. Cette réduction intervient au lendemain des déclarations d'un cadre supérieur évoquant une possible augmentation de sa participation dans des sociétés japonaises de jeux vidéo comme Nintendo.
Un prince saoudien commente la prise de participation du PIF dans des sociétés de jeux vidéo comme Nintendo
Le prince Faisal bin Bandar bin Sultan al-Saud, vice-président de Savvy Games Group, filiale du PIF spécialisée dans les jeux vidéo, a évoqué cette participation lors du Tokyo Game Show. Il a déclaré à l'agence de presse locale Kyodo News que le groupe pourrait accroître sa participation dans des sociétés de jeux vidéo.
Dans l'interview, le prince a souligné que le fonds d'investissement privé (PIF) n'augmentera sa participation dans les sociétés japonaises de jeux vidéo qu'avec l'accord de ses partenaires. Selon les documents déposés en juin auprès du ministère japonais des Finances, le PIF détient 8,97 % de Koei Tecmo Holdings Co. et possède des participations dans des développeurs de logiciels de jeux vidéo tels que Capcom Co. et Nexon Co.
« C'est toujours une possibilité. Il est important de maintenir le dialogue pour parvenir au résultat souhaité. Nous ne voulons rien précipiter. »
Prince Faisal
Lundi, suite à la publication du rapport, l'action Nintendo a bondi de 4,4 %. Nintendo peine à relancer le marché des consoles, qui connaît un ralentissement après le succès de son produit phare, la console hybride Switch. Cette dernière a totalisé plus de 140 millions d'exemplaires vendus dans le monde en sept ans.
Cependant, le secteur évolue rapidement et les joueurs s'intéressent aux nouveaux modèles de consoles et aux machines de jeu plus performantes proposées par d'autres marques comme Sony et Microsoft. Le marché des consoles connaît une concurrence accrue depuis l'arrivée de consoles telles que la Xbox Series X et la PlayStation 5.
L'Arabie saoudite se lance dans l'industrie du jeu pour diversifier son économie dépendante du pétrole.
Par ailleurs, l'Arabie saoudite a misé sur des investissements de plusieurs milliards de dollars dans les industries du divertissement, de l'animation et du jeu vidéo afin de diversifier son économie, fortement dépendante de l'industrie pétrolière.
Le pays est en trac voie de faire du projet Qiddiya un pôle de divertissement dédié aux activités sportives et culturelles du Royaume. Le PIF est le principal investisseur du projet, en collaboration avec un groupe d'investisseurs locaux et internationaux. Le plan directeur prévoit l'aménagement de cinq zones distinctes comprenant plus de trois cents infrastructures de loisirs et d'apprentissage.
Ce complexe de loisirs comprendra un stade, tracde Formule 1, des installations d'e-sport et le tout premier parc d'attractions consacré à la série animée et manga mondialement populaire « Dragon Ball »
Ce projet s'inscrit dans le cadre de la Vision 2030 de l'Arabie saoudite, qui vise à développer des investissements durables et innovants au sein du Royaume. Ces investissements témoignent des efforts déployés par l'Arabie saoudite pour diversifier ses sources de revenus, actuellement dépendantes du secteur pétrolier, et créer de nouvelles opportunités d'emploi pour les jeunes du Royaume.

