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Le projet d'intelligence artificielle entre Nvidia et l'Arménie témoigne de l'offensive américaine dans le Caucase, région longtemps dominée par Moscou.

ParJai HamidJai Hamid
Temps de lecture : 2 minutes
Le projet d'intelligence artificielle entre Nvidia et l'Arménie témoigne de l'offensive américaine dans le Caucase, région longtemps dominée par Moscou.
  • Les États-Unis ont approuvé les exportations de puces Nvidia vers l'Arménie pour un projet de supercalculateur mené par la start-up spécialisée en intelligence artificielle Firebird.
  • L'administration Trump utilise les contrats liés aux semi-conducteurs pour étendre l'influence américaine dans des régions longtemps associées à la Russie.
  • L'Arménie a également signé un accord de paix négocié par les États-Unis, qui donne à l'Amérique le contrôle d'un corridor de transit essentiel.

Nvidia vient d'obtenir l'autorisation du gouvernement américain d'exporter ses puces vers l'Arménie, un pays dont l'économie est environ 160 fois plus petite que la capitalisation boursière de Nvidia, qui s'élève à 4 500 milliards de dollars.

Cette approbation place l'entreprise la plus puissante et la plus précieuse du monde directement en partenariat avec une petite nation du Caucase qui se trouve désormais au centre d'un échiquier politique beaucoup plus vaste.

Selon la Maison Blanche de Trump, les puces de Nvidia sont destinées à Firebird, une start-up arménienne spécialisée dans l'IA qui prévoit de lancer un projet de supercalculateur.

Cela s'inscrit dans un plan américain plus vaste visant à utiliser l'intelligence artificielle comme levier de pression, et a été approuvé par l'administration Trump, qui a eu recours aux exportations de puces pour étendre son influence sans déployer de troupes. L'Arménie devient ainsi l'une des dernières cibles de ce qui constitue désormais clairement une stratégiematic axée sur la technologie.

Hier encore, Washington a donné son feu vert à la vente de puces d'IA aux Émirats arabes unis et à l'Arabie saoudite. À la Maison-Blanche, la pression s'accentue sur le Congrès pour qu'il rejette une proposition de loi visant à limiter les exportations de puces Nvidia.

Trump signe un accord sur le corridor et intègre l'Arménie à l'orbite américaine.

Trump ne s'est pas contenté de vendre des chips. En août dernier, il a signé un accord de paix avec l'Arménie et l'Azerbaïdjan, mettant fin à des années de conflit au Haut-Karabakh.

L' accord accordait aux États-Unis les droits exclusifs de développement d'un corridor de transit à travers l'Arménie, reliant l'Azerbaïdjan à son enclave de Naxçıvan, près de la frontière turque. Ce corridor est désormais surnommé la « Route Trump pour la paix et la prospérité internationales ».

Si ce projet aboutit, le corridor offrirait aux États-Unis un accès direct à l'Asie centrale, en contournant totalement la Russie. Cette région regorge de minéraux et d'énergie, et ce sont précisément ces ressources auxquelles les États-Unis souhaitent accéder plus facilement.

L'équipe de Trump vient d'organiser un sommet à Washington, réunissant des dirigeants de toute l'Asie centrale pour promouvoir une coopération plus étroite, sans la participation de Moscou.

Avant l'effondrement de l'Union soviétique en 1991, la Russie dominait cette région, et même aujourd'hui, elle conserve une influence économique et politique considérable. Mais sa guerre en Ukraine a bouleversé la donne. Nombre de ces pays recherchent de nouveaux partenaires. Et désormais, l'UE, la Chine et les États-Unis se livrent une véritable course pour combler ce vide.

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