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L'unité de renseignement financier indienne (FIU) exige un selfie et une preuve de dépôt d'une pièce de monnaie comme procédure de vérification d'identité (KYC) pour les utilisateurs de cryptomonnaies

ParOwotunse AdebayoOwotunse Adebayo
3 minutes de lecture
L'unité de renseignement financier indienne (FIU) exige un selfie et une preuve de dépôt d'une pièce de monnaie comme procédure de vérification d'identité (KYC) pour les utilisateurs de cryptomonnaies
  • L'unité de renseignement financier indienne (FIU) a publié des directives mises à jour à l'intention des plateformes d'échange qui accueillent de nouveaux utilisateurs.
  • L'agence a également mis en place des mesures actualisées pour les plateformes d'échange de cryptomonnaies dans le pays.
  • L'agence souhaite lutter contre le blanchiment d'argent et la hausse de la criminalité dans le secteur des cryptomonnaies.

L'Unité de renseignement financier (FIU) de l'Inde a annoncé que les plateformes d'échange de cryptomonnaies devront imposer la prise de selfies et l'utilisation de la méthode du « penny drop » lors de l'inscription de nouveaux utilisateurs. Ces nouvelles mesures s'inscrivent dans le cadre de la lutte continue de l'agence contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme.

Selon les informations disponibles, la méthode du « penny drop » nécessite l'enregistrement des coordonnées géographiques et la vérification des comptes bancaires, tandis que le recours à la procédure de connaissance du client (KYC) protocoles de lutte contre le blanchiment d'argent proposés par l'agence.

La directive comprend également des limitations imposées aux Initial Coin Offerings (ICO) et aux Initial Token Offerings (ITO), que l'agence considère comme équivalentes aux introductions en bourse réalisées par les plateformes d'échange de cryptomonnaies.

L'unité de renseignement financier indienne publie de nouvelles directives pour l'intégration des nouveaux utilisateurs

Selon la FIU, les plateformes d'échange indiennes n'ont plus le droit de proposer des services de mixage. L'agence précise également que les transactions impliquant des jetons anonymes ne doivent pas être facilitées. Ces nouvelles directives, publiées par la FIU, un organisme relevant du ministère des Finances indien, ont été examinées par l'agence PTI.

L'agence PTI a indiqué que la réglementation mise à jour aiderait l'Inde à lutter contre le financement du terrorisme et le blanchiment d'argent via les actifs numériques.

Par ailleurs, l'agence a également mis à jour ses directives de déclaration pour les plateformes d'échange. Cette mise à jour intervient environ trois ans après la publication du premier ensemble de règles en mars 2023. La FIU fait office d'autorité de régulation unique pour les plateformes d'échange de cryptomonnaies (plateformes de déclaration ou fournisseurs de services VDA) opérant en Inde, conformément aux dispositions de la loi sur la prévention du blanchiment d'argent (PMLA).

Les directives mises à jour impliquent que toutes les plateformes d'échange de cryptomonnaies opérant dans le pays doivent s'enregistrer auprès de la Cellule de renseignement financier (CRF) en tant qu'entités déclarantes et soumettre des rapports réguliers sur les transactions qu'elles jugent suspectes. Elles sont également tenues de conserver les données de leurs clients afin d'dentet de lutter contre les risques de financement illicite et de prolifération liés aux crypto-actifs. Cela ne signifie pas que les actifs numériques sont reconnus comme monnaie légale, mais uniquement pour le paiement des impôts.

L'unité de renseignement financier (FIU) publie une mise à jour sur les directives du secteur des cryptomonnaies

Conformément aux directives, les plateformes d'échange ont été tenues de demander à leurs clients de soumettre le numéro de compte permanent (PAN), un selfie avec détection de permis de conduire, les coordonnées de latitude et de longitude du lieu d'inscription, avec la date et l'heure.

De plus, les utilisateurs doivent également fournir leur adresse IP dans le cadre des mesures de « vérification de l’identité du client » exigées par l’agence. Les plateformes d’échange ont également été invitées à s’assurer que les clients dont les informations d’dentont été soumises sont bien ceux qui accèdent à leurs comptes.

« L’authenticité de cet accès et de cette présence personnelle sera établie en prenant une photographie en direct du client et en utilisant une technologie de détection de présence pour vérifier sa présence physique », a-t-on indiqué.

La détection de présence est effectuée par un logiciel spécifique utilisé à des fins légales en Inde, notamment pour la délivrance de certificats de vie aux retraités. Ce logiciel exige que la personne cligne des yeux pour confirmer qu'elle est vivante et authentique.

Il a également été demandé aux plateformes d'échange de recueillir un autre document d'dentet de domicile du client, tel qu'un permis de conduire, une preuve de possession d'une carte Aadhaar, un passeport ou une carte d'électeur. De plus, le client doit vérifier son numéro de téléphone portable et son adresse électronique à l'aide d'un mot de passe à usage unique (OTP).

De plus, les plateformes d'échange sont tenues de procéder à une mise à jour KYC pour les clients qu'elles considèrent comme présentant un risque élevé tous les six mois, et à une mise à jour pour les autres après un an.

Concernant les ICO/ITO, l'agence indienne a indiqué que ces activités présentent des risques accrus et complexes de blanchiment d'argent et de financement du terrorisme. Elle a souligné l'absence de justification économique. L'agence a également précisé que les jetons anonymes et les services de mixage de cryptomonnaies, conçus pour dissimuler l'origine des fonds, sont interdits, et a mis en garde les plateformes d'échange afin qu'elles veillent à ne pas effectuer de telles transactions.

L'agence a examiné les risques complexes de blanchiment d'argent et de financement du terrorisme, soulignant l'absence de justification économique. Elle a également rappelé que les jetons anonymes et les services de mixage de cryptomonnaies destinés à dissimuler l'origine des fonds sont interdits, et a mis en garde les plateformes d'échange afin qu'elles veillent à ne pas effectuer de telles transactions.

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Owotunse Adebayo

Owotunse Adebayo

Adebayo est un rédacteur spécialisé dans le secteur des cryptomonnaies depuis quatre ans. Diplômé de l'Université de Lagos en urbanisme et aménagement du territoire, il a travaillé chez Tokenhell et CryptoTicker, où il rédigeait des articles sur l'actualité des cryptomonnaies et de la fintech. Il collabore actuellement avec Cryptopolitan.

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