Grayscale a intenté une action en justice contre la SEC américaine après le rejet de sa demande d'autorisation pour un Bitcoin . La Securities and Exchange Commission (SEC) a refusé d'approuver la demande de Grayscale, invoquant des motifs que cette dernière jugeait peu convaincants.
La Securities and Exchange Commission (SEC) a jugé le plan non conforme aux normes. Par conséquent, il n'a pas atteint le seuil fixé pour lutter contre la manipulation de marché et la fraude. La SEC a toutefois précisé que sa décision ne reposait pas sur l'utilité ou la valeur, pour une entreprise, Bitcoin ou de la technologie de registre distribué.
La SEC a découvert et dressé une liste de sources potentiellement frauduleuses et manipulatrices sur le marché au comptant du bitcoin. Elle a constaté un nombre important de manipulations impliquant de prétendus stablecoins. Ces manipulations incluaient notamment le wash trading, la manipulation de gros investisseurs, des échanges illégaux et le piratage de réseaux. La diffusion d'informations erronées constituait également un sujet de préoccupation.
L'obstacle juridique dans Grayscale
Le patron de Grayscale, Michael Sonnenshein, a immédiatement riposté en déposant une plainte le 30 juin. La SEC aurait abusé de la loi sur la procédure administrative et de la loi sur les valeurs mobilières dans cette affaire, selon la plainte.
Pourquoi les ETF qui détiennent des contrats à terme sur un actif donné sont-ils acceptables par la SEC, contrairement aux ETF qui contiennent le même actif ? « Grayscale a posé la question dans une requête relative à cette décision. » Par ailleurs, Donald B. Verrilli Jr., juriste principal chez Grayscale et ancien solliciteur général de l’administration Obama, a fait quelques commentaires
Les catégories d'actifs équivalentes ne sont pas traitées de la même manière par la SEC. De ce fait, elles contreviennent à la loi sur la procédure administrative (APA). Il en va de même pour la loi de 1934 sur les opérations de bourse.
Donald B. Verrilli Jr
Sonnenshein affirme que Grayscale est consciente des intérêts des hommes d'affaires américains. Le principal fonds Bitcoin de Grayscale, GBTC, a manifesté un vif intérêt pour devenir un ETF Bitcoin au comptant. Selon la déclaration du groupe, c'est effectivement le cas. Ycharts indique que le fonds GBTC se négocie avec une prime négative de -29 %, ce qui signifie qu'il se vend avec une décote.
Grayscale affirme que la conversion de leur fonds en ETF permettra de réduire le prix du GBTC. Le GBTC est un fonds fermé, ce qui le distingue nettement d'un ETF. Par conséquent, il est impossible de le créer ou de le dissoudre pour compenser les fluctuations de la demande. La société insiste sur le fait que cette conversion pourrait générer près de 8 milliards de dollars de valeur pour les opérateurs.
Durant la période d'évaluation de 240 jours, Grayscale a lancé une campagne de consultation. Celle-ci a permis de recueillir un nombre record de plus de 11 400 réponses. Parmi les participants, 99 % se sontdenten faveur de la conversion des fonds.
C'est une profonde déception pour les Américains. La SEC s'apprête à interdire purement et simplement les ETF Bitcoin au comptant sur le marché américain. Cette décision est loin d'être bienvenue. Le point essentiel de cet argument réside dans le fait que la SEC a déjà approuvé des ETF Bitcoin comparables, basés sur destracà terme qui restent tributaires du cours au comptant de l'actif sous-jacent.
Le nœud du problème
James Seyffart de Bloomberg a publié sur Twitter une chronologie probable des événements qui pourraient suivre dans cette affaire. Celle-ci risque de s'éterniser pendant encore deux ans. La plupart des adeptes des cryptomonnaies sont déçus par la position de la SEC concernant le rejet du Bitcoin Spot ETF. Plus surprenant encore, même une commissaire de la SEC, Hester Pierce, se dit déçue.
Grayscale ne compte pas prendre la position de la SEC à la légère. L'entreprise entend faire pression sur le régulateur pour qu'il transforme son projet initial en un ETF au comptant. Cette action en justice pourrait contraindre la SEC à approuver la demande de Grayscale. Cependant, la plupart des observateurs prévoient que l'affaire pourrait s'éterniser pendant plusieurs années.
Il sera intéressant de suivre l'évolution de ce procès. La SEC est toujours attentive aux méthodes qu'elle adopte pour gérer ce genre de situations. La positiontronde Grayscale sur ce sujet en fait une affaire à suivre de près.

