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Le régulateur français signale que certaines entreprises de cryptomonnaies ne répondent pas à l'approche de la date limite pour l'obtention de la licence MiCA de l'UE

ParFlorence MuchaiFlorence Muchai
3 minutes de lecture
Le régulateur français signale que certaines entreprises de cryptomonnaies ne répondent pas à l'approche de la date limite pour l'obtention de la licence MiCA de l'UE
  • Un organisme de réglementation français a révélé que 30 % des entreprises de cryptomonnaies sans licence MiCA en France ne répondent pas aux demandes des clients.
  • Sur environ 90 entreprises de cryptomonnaies enregistrées en France qui ne sont pas agréées par MiCA, 30 % ont déjà fait une demande d'agrément et 40 % n'en cherchaient pas.
  • Deblock, GOin, Bitstack et CACEIS, filiale de Crédit Agricole, ont reçu l'approbation. 

Un organisme de réglementation français a révélé que 30 % des entreprises de cryptomonnaies sans licence MiCA en France ne répondent pas aux sollicitations. Aucune communication n'a été faite quant à leur intention d'obtenir la licence requise par la nouvelle réglementation européenne ou de cesser leurs activités d'ici juillet.

Stéphane Pontoizeau, directeur exécutif de la direction de la supervision des intermédiaires de marché et des infrastructures de marché à l'AMF, a déclaré aux journalistes à Paris que le régulateur avait écrit aux entreprises en novembre pour leur rappeler que la période de transition du pays prend fin le 30 juin de cette année.

Cependant, sur environ 90 entreprises de cryptomonnaies enregistrées en France et non titulaires d'une licence MiCA, 30 % ont déjà déposé une demande de licence, tandis que 40 % n'en ont pas fait la demande. Les 30 % restants n'ont ni informé l'autorité de régulation de leurs intentions ni répondu au courrier de novembre.

La France est favorable à un renforcement des pouvoirs de l'ESMA

Conformément à la réglementation européenne sur les cryptomonnaies (MiCA), les entreprises du secteur doivent obtenir une licence auprès des autorités de régulation nationales pour pouvoir opérer dans l'ensemble de l'Union. Cette réglementation, entrée en vigueur l'année dernière, vise à encadrer formellement les actifs numériques.

Des licences MiCA ont été accordées à des entreprises du secteur des cryptomonnaies, notamment la plateforme d'échange américaine Coinbase, OKX, Crypto.com, Binance, l'émetteur de stablecoins Circle et la fintech britannique Revolut. L'année dernière, la France a menacé de contester le « passeport » des licences délivrées par différents États membres, se disant préoccupée par le fait que les entreprises recherchent des juridictions aux normes d'octroi de licences plus souples.

Le mois dernier, la Commission européenne a proposé que l'ESMA supervise les entreprises de cryptomonnaies au niveau de l'UE, malgré l'opposition de certains pays. Cependant, la directrice générale de l'AMF, Marie-Anne Barbat-Layani, a présenté le plan de l'autorité de régulation pour 2026 et a réaffirmé le soutien de la France au renforcement des marchés de capitaux européens et à l'tronde pouvoirs accrus à l'ESMA.

Dans le même temps, l'Autorité européenne des marchés financiers (ESMA) a déclaré qu'elle s'attendait à ce que les entreprises de cryptomonnaies ne disposant pas de l'autorisation MiCA aient mis en œuvre ou prévu de tels plans d'ici la fin de la période de transition.

Deblock, GOin, Bitstack et CACEIS (filiale de Crédit Agricole) ont reçu l'agrément MiCA. Cependant, les entreprises qui ne sollicitent pas ou n'obtiennent pas cette licence risquent d'être contraintes de suspendre leurs services, de bloquer l'accès aux utilisateurs de l'UE ou de se voir infliger des sanctions financières.

Les autorités nationales de régulation, dont l'AMF en France, surveillent de près si les entreprises enregistrées se préparent à la transition. Stéphane Pontoizeau dit préoccupé par la situation de ce groupe.

Selon les analystes, les coûts de mise en conformité plus élevés imposés par MiCA pourraient inciter les petites entreprises de cryptomonnaies ou celles disposant de faibles capitaux à cesser leurs activités dans l'UE plutôt que de solliciter une licence. Il en résulterait un nombre réduit de plateformes, mais davantage réglementées, opérant en France et dans l'UE, ce qui redessinerait le paysage concurrentiel du secteur.

Des enquêtes qui ont semé la peur chez les entreprises de cryptomonnaies

Les récentes initiatives des autorités françaises ont démontré que l'octroi d'une licence ne suffit pas sans une conformité continue et une coopération constante avec les régulateurs. Au quatrième trimestre, la France a mené de nombreux contrôles anti-blanchiment d'argent (LCB) auprès de dizaines de plateformes d'échange de cryptomonnaies, dont Binance et Coinhouse.

Selon Bloomberg, l'Autorité françaisedent(ACPR) effectue des contrôles sur place depuis fin 2024, suite auxquels Binance a été invitée à renforcer ses contrôles des risques durant cet examen. « Les inspections périodiques sur place font partie intégrante de la supervision des entités réglementées », Binance .

Ces contrôles vérifient la conformité aux conditions d'enregistrement PSAN (fournisseur de services d'actifs numériques), notamment en matière de lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme. Le non-respect des constatations de l'ACPR peut entraîner des sanctions ou compromettre l'obtention d'accords MiCA en France.

Il y a deux ans, Coinbase a accepté de verser 100 millions de dollars pour mettre fin aux poursuites engagées auprès du Département des services financiers de l'État de New York concernant des « manquements historiques » à la réglementation en vigueur. Depuis, la plateforme a mis au point des outils de lutte contre le blanchiment d'argent spécifiques aux cryptomonnaies ainsi qu'un système automatisé de surveillance des transactions, suite aux enquêtes ouvertes en 2021.

Pour les plateformes d'échange opérant en Europe, comme OKX, les autorités de régulation envisagent des sanctions après que des pirates informatiques auraient blanchi 100 millions de dollars provenant de fonds volés à Bybit via sa plateforme Web3. Cependant, le problème réside dans le fait que les autorités débattent encore de la question de savoir si les services intégrés d'OKX sont concernés

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