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Le Canada est-il entré en récession ? Le PIB stagne au quatrième trimestre 2025, les tarifs douaniers américains pesant sur la croissance

ParDrew MartzDrew Martz
3 minutes de lecture
Le Canada est-il entré en récession ? Le PIB stagne au quatrième trimestre 2025, les tarifs douaniers américains pesant sur la croissance
  • Le Canada prévoit une croissance du PIB stagnante au quatrième trimestre 2025, dans un contexte d'incertitude liée aux tarifs douaniers américains
  • Le Canada a évité de justesse une récession en 2025, les projections de croissance du PIB d'une année à l'autre devant être nettement inférieures à celles de 2024
  • L’année 2026 sera probablement une année contrastée, marquée par une croissance lente et régulière pour l’économie canadienne, qui devra composer avec les droits de douane, relever plusieurs défis internes et poursuivre le succès de ses exportations vers les marchés hors États-Unis

Les experts estiment que l'économie canadienne s'esttracau quatrième trimestre 2025 après la stagnation de la croissance du produit intérieur brut (PIB) en novembre. Le pays a été confronté l'an dernier à une grande incertitude commerciale en raison des droits de douane imposés par l'administration Trump, ce qui a largement contribué à ce ralentissement économique.

Des données récentes de Statistique Canada (StatCan) indiquent que le pays pourrait avoir terminé l'année 2025 sur une note négative, les données publiées en novembre faisant état d'une stagnation de la croissance du PIB. Les premières estimations laissent entrevoir un recul de la croissance du PIB réel au quatrième trimestre 2025, après une légère mais positive croissance au troisième trimestre. Si le secteur des services a connu une croissance modeste en novembre, ces résultats positifs ont été largement contrebalancés par le ralentissement des industries productrices de biens, comme le secteur manufacturier.

Ces informations surviennent après une année financière difficile pour le Canada, marquée par les lourds droits de douane imposés par l'administration Trump. Début mars 2025, cette dernière a instauré un droit de douane de 25 % sur tous les produits canadiens, taux porté à 35 % début août. Ces droits de douane américains comprenaient également un droit de 10 % sur les ressources énergétiques canadiennes, comme le pétrole et les minéraux critiques, ainsi qu'un droit de 25 % sur les importations d'acier et d'aluminium, taux qui a atteint 50 % début juin. De plus, les États-Unis ont imposé un droit de douane de 25 % sur les importations automobiles en avril 2025. L'industrie manufacturière canadienne a été particulièrement touchée par ces droits de douane, ce qui explique le ralentissement de la croissance de ce secteur en novembre dernier.

Performance économique du Canada en 2025 dans un contexte d'incertitude tarifaire

Le Canada et les États-Unis ont toujours entretenutron, la prospérité de l'économie canadienne étant largement tributaire de celle des États-Unis. Après l'imposition des premiers tarifs douaniers par l'administration Trump à son allié du Nord, le gouvernement du Canada a enregistré une baisse de 1,6 % de la croissance du PIB réel entre le premier et le deuxième trimestre de 2025. La valeur des exportations canadiennes (biens et services) a diminué de 10,8 % durant cette période, tandis que la valeur des importations canadiennes du même secteur a reculé de 3,5 %.

Le gouvernement canadien a toutefois surpris le monde entier en publiant des données positives pour le troisième trimestre 2025. À la surprise générale, ces données ont révélé une croissance du PIB réel de 2,6 % entre le deuxième et le troisième trimestre, témoignant de la résilience économique du pays malgré la guerre commerciale en cours avec les États-Unis. La valeur des exportations canadiennes (biens et services) a également progressé de 1,8 % durant cette période, tandis que la valeur des importations du même secteur a encore reculé de 1,6 %. Ce redressement économique réussi du gouvernement canadien après un deuxième trimestre difficile s'explique en grande partie par la croissance des exportations vers les marchés hors États-Unis.

Le rapport officiel sur la performance économique du Canada au quatrième trimestre n'a pas encore été publié dans son intégralité, mais les données actuellement disponibles indiquent que malgré le redressement important observé au troisième trimestre, l'économie du pays a stagné à la fin de l'année dernière. La Banque du Canada prévoit une croissance du PIB réel d'environ 1,2 % pour 2025, soit une baisse significative par rapport à la croissance de 2,3 % enregistrée en 2024.

Perspectives économiques du Canada pour 2026

La croissance du PIB réel du Canada devrait atteindre 1,1 % en 2026, un chiffre légèrement inférieur aux projections de l'année précédente. Ces prévisions anticipent une légère expansion économique pour le pays en 2026, bien que ces données soient susceptibles d'évoluer au cours de l'année. À moins de la conclusion d'un nouvel accord, les tarifs douaniers américains continueront de peser sur l'économie canadienne, même si la poursuite de l'expansion des exportations vers les marchés autres que les États-Unis pourrait s'avérer bénéfique.

Le Canada a récemment conclu un important accord commercial avec le gouvernement chinois, prévoyant d' accroître ses exportations vers la Chine de 50 % d'ici 2030. L'achèvement de la construction de l'oléoduc Trans Mountain Expansion (TMX) en 2024 a également permis au Canada d'accroître considérablement ses exportations de pétrole vers des marchés énergétiques du Pacifique et de l'Asie jusqu'alors inexploités. Cette nouvelle opportunité économique présente un fort potentiel de réussite en 2026, le pétrole demeurant l'un des principaux produits d'exportation du Canada.

Cette diversification des exportations, qui réduit leur dépendance aux États-Unis, s'inscrit dans le cadre d'un important plan de relance budgétaire que le Canada recevra en 2026, le plus important mis en œuvre au pays depuis six ans. Outre cette diversification, le gouvernement fédéral prévoit également d'importants defi, des projets d'infrastructure et des initiatives de libre-échange internes. Oxford Economics prévoit que 2026 sera une année d'ajustement et d'opportunités pour l'économie canadienne. Au-delà de la guerre commerciale avec les États-Unis, l'endettement élevé des ménages, le déclin démographique et la surévaluation du marché immobilier constituent autant de risques importants pour la croissance.

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