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L'ARC encaisse 100 millions de dollars grâce aux vérifications de cryptomonnaies, alors que les poursuites criminelles sont au point mort.

ParNellius IrèneNellius Irène
3 minutes de lecture -
  • Le Canada récolte 100 millions de dollars grâce aux audits de cryptomonnaies, tandis que les poursuites pénales sont retardées. 
  • 15 % des contribuables canadiens utilisant des plateformes de crypto-actifs n'ont pas produit leurs déclarations de revenus à temps ou ne les ont pas produites du tout.
  • Cinq enquêtes criminelles liées aux actifs numériques ont été ouvertes, mais aucune accusation n'a été portée.

Une équipe d'auditeurs de l'Agence du revenu du Canada (ARC), spécialisée dans les cryptomonnaies, a révélé qu'elle gère actuellement plus de 200 dossiers et a recouvré plus de 100 millions de dollars au cours des trois dernières années. Fait intéressant, l'agence gouvernementale a indiqué qu'aucune accusation criminelle n'a été portée contre qui que ce soit depuis 2020.

L’ARC a entrepris des démarches pour recouvrer un montant considérable d’ impôts impayés. Suite à ses investigations, elle a constaté qu’environ 40 % des contribuables utilisant des plateformes de cryptomonnaies n’ont ni produit leur déclaration de revenus ni respecté la réglementation.

À ce sujet, des sources ont indiqué que des documents relatifs à une entreprise de cryptomonnaies de Vancouver démontrent que le principal défi auquel le gouvernement fédéral est actuellement confronté est la lutte contre l'évasion fiscale. Ces mêmes sources ont également révélé que le gouvernement peine à gérer les cas de financement illégal liés aux cryptomonnaies. 

Des sources bien informées ont tenté d'expliquer que certaines des raisons de cette lutte sont dues aux ressources limitées dont disposent les forces de l'ordre dans un lieu réputé pour son anonymat.

L'équipe de l'ARC soulève des préoccupations concernant les contribuables utilisant les cryptomonnaies.

Dans une requête déposée en septembre devant la Cour fédérale par l'ARC, le ministre canadien du Revenu national a soulevé des préoccupations concernant l'utilisation par les contribuables de l'économie souterraine, alimentée par les cryptomonnaies et les jetons non fongibles (NFT), pour se soustraire à leurs obligations fiscales. 

Compte tenu de la gravité de la situation, le principal vérificateur des cryptomonnaies de l'ARC a souligné dans des documents connexes qu'il estime que le pays n'a pas encore adopté de méthode fiable pourdentles contribuables opérant dans le secteur des cryptomonnaies et s'assurer que ces contribuables respectent strictement les exigences en matière de déclaration de revenus.

L’équipe a donc insisté sur l’urgence de mettre en œuvre des mesures efficaces pour endiguer la situation. Afin de contribuer à cette initiative, l’ARC a saisi la Cour fédérale pour obtenir l’autorisation de divulguer l’dentde milliers de clients de Dapper Labs Inc., une entreprise importante du secteur des NFT. Cette société exploite également sa propre blockchain et fournit à ses clients des portefeuilles de cryptomonnaies, indispensables au stockage d’actifs numériques.

Informée de l'enquête, l'entreprise, selon des sources proches du dossier, n'a pas refusé de coopérer. Cependant, des documents indiquent que l'ARC souhaitait initialement obtenir des informations concernant les 18 000 principaux utilisateurs de Dapper. Après des discussions avec les dirigeants de l'entreprise et leurs avocats, ce chiffre a été ramené à 2 500 utilisateurs. 

Il convient de noter que cette décision marque la deuxième fois qu'un tribunal demande à une entreprise canadienne de cryptomonnaies de fournir des renseignements sur ses clients dans le cadre d'une enquête visant à démasquer d'éventuels fraudeurs fiscaux. Ce type d'exigence, dite « exigence relative aux personnes non identifiées », est généralement appliqué en vertu de la Loi de l'impôt sur le revenu

Par ailleurs, dans une déclaration sous serment de Predrag Mizdrak, chef de projet au sein de la division de conformité numérique et de soutien à l'audit de l'agence, il a été noté que l'écosystème des crypto-actifs est couramment impliqué dans l'économie souterraine. 

Mizdrak a fait ces remarques après que son affidavit ait souligné que les efforts déployés par l'agence pour garantir que les plateformes de cryptomonnaies se conforment aux directives énoncées jusqu'à présent illustraient un manque important de conformité dans ce domaine.

Il a également mentionné que des données antérieures ont montré qu'environ 15 % des contribuables canadiens utilisant des plateformes de crypto-actifs n'ont pas produit leur déclaration de revenus à temps ou ne l'ont pas produite du tout. De plus, l'agence signale que 30 % des utilisateurs qui produisent leur déclaration de revenus à temps sont considérés comme présentant un risque élevé de non-conformité. 

L'augmentation des cas de non-conformité dans le secteur des cryptomonnaies alimente la controverse. 

L'affidavit de Mizdrak a mis en évidence que la préférence pour l'utilisation des crypto-actifs a considérablement augmenté pendant la pandémie de COVID-19. 

Cette hausse a entraîné davantage de problèmes de conformité pour l'ARC en raison de l'habitude qu'ont les particuliers de dissimuler leurdentdans le monde des cryptomonnaies, du volume élevé de transactions effectuées et du processus simplifié de création de comptes sur diverses plateformes de cryptomonnaies dans différents pays.

Cette découverte a suscité des inquiétudes quant à la sécurité de l'écosystème. Afin d'apaiser les tensions, l'agence a publié un communiqué par courriel indiquant que son programme relatif aux crypto-actifs compte 35 auditeurs, chargés de traiter plus de 230 dossiers et de recouvrer des impôts considérables par le biais d'audits. Parmi ceux-ci, 100 millions de dollars ont été perçus au cours des trois dernières années.

Ils ont également indiqué qu'entre 2020 et début 2025, cinq enquêtes criminelles liées aux actifs numériques avaient été ouvertes, dont quatre étaient encore en cours en mars. Aucune accusation n'a toutefois été portée à ce jour.

L'agence a expliqué : « Les enquêtes criminelles de l'ARC sont complexes et prennent souvent des années à être menées à terme. » 

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