Baidu lorgne sur l'Australie alors que les robotaxis Apollo Go deviennent rentables en Chine

- Le service de robotaxis Apollo Go de Baidu est désormais rentable dans certaines villes chinoises après avoir effectué plus de 14 millions de trajets.
- L'entreprise prévoit de s'étendre à l'Australie, à l'Asie du Sud-Est, aux Émirats arabes unis et à l'Europe, avec des lancements prévus au Royaume-Uni et en Allemagne d'ici 2026.
- Les voitures de Baidu sont moins chères à fabriquer que celles de ses concurrents, mais l'entreprise doit toujours relever des défis en matière de réglementation, de sécurité et de confiance du public.
Baidu Inc. se prépare à internationaliser son service de taxis autonomes après avoir dégagé des bénéfices avec ses robotaxis Apollo Go dans plusieurs villes chinoises. Ses dirigeants indiquent que l'Australie figure parmi les marchés potentiels les plus prometteurs.
Cette étape marque un tournant pour l'entreprise. Après des années d'investissements massifs dans l'intelligence artificielle et les technologies de conduite autonome, l'activité véhicules autonomes de Baidu commence à prouver sa viabilité.
Les performances d'Apollo Go sur le marché intérieur préparent le terrain pour son expansion internationale. Depuis son lancement, la plateforme a effectué plus de 14 millions de trajets, enregistrant des millions de courses par trimestre. Au cours du seul deuxième trimestre 2025, elle a réalisé 2,2 millions de trajets entièrement autonomes, soit près de deux fois et demie le nombre de trajets effectués un an auparavant.
Malgré des profits toujours modestes, Baidu considère les projets pilotes internationaux comme viables si chaque véhicule peut couvrir ses coûts. L'entreprise a déjà entamé des discussions avec les autorités australiennes concernant d'éventuels déploiements. Elle est également en pourparlers avec les instances de régulation d'Asie du Sud-Est, où des villes comme Singapour et Kuala Lumpur développent des cadres réglementaires pour les transports autonomes.
Baidu construit un réseau mondial de robotaxis
Baidu ne se contente pas de viser l'Australie ; l'entreprise souhaite étendre son activité au-delà de l'Asie. Plus tôt ce mois-ci, Apollo Go a obtenu 50 autorisations d'essai à Dubaï, doublant ainsi sa flotte totale à une centaine de véhicules aux Émirats arabes unis. Selon l'Autorité des routes et des transports de Dubaï, ce partenariat pourrait permettre de déployer plus de 1 000 véhicules entièrement autonomes dans les prochaines années.
Et puis il y a Baidu en Europe, qui avance avec prudence mais ambition. L'entreprise a créé une société en Suisse afin de se conformer à la législation locale régissant le stockage des données et a recruté du personnel sur place pour superviser ses opérations.
Des accords avec les géants américains du VTC ouvrent également d'autres perspectives. Un partenariat avec Uber permettra aux véhicules Apollo Go de circuler sur certains marchés internationaux, à l'exception de la Chine et des États-Unis. Parallèlement, un partenariat avec Lyft permettra des lancements au Royaume-Uni et en Allemagne à partir de 2026, sous réserve de l'obtention des autorisations réglementaires.
L'Europe, cependant, présente ses propres obstacles. Les difficultés techniques et les préoccupations liées à la cybersécurité, à la protection de la vie privée et à la sécurité routière ralentissent le processus d'homologation. Halton Niu, directeur général de la division conduite intelligente de Baidu à l'international, a indiqué que certains organismes de réglementation pourraient initialement se montrer hésitants. Mais voir Apollo Go en action suffit souvent à les convaincre. Lors d'une visite en juin sur le campus de Baidu à Pékin, ladent de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, a même effectué un trajet à bord d'un robotaxi.
Baidu fait face à une concurrence et à des risques croissants
Baidu n'est pas la seule entreprise à se lancer dans la création de services de robotaxis lucratifs. Des concurrents comme Waymo (Alphabet) et Cruise (soutenu par General Motors) développent leurs propres flottes, tandis que Tesla continue de promettre des capacités autonomes plus étendues pour ses véhicules.
Ce qui distingue Baidu, selon les analystes, c'est le prix. Grâce à la chaîne d'approvisionnement bien établie en Chine pour les véhicules électriques, les véhicules Apollo Go sont moins coûteux à fabriquer et à déployer que ceux de ses concurrents occidentaux. Cet avantage concurrentiel pourrait s'avérer particulièrement important sur les marchés sensibles aux coûts, comme l'Asie du Sud-Est et l'Australie.
Baidu doit néanmoins surmonter d'importants obstacles pour convaincre les autorités de régulation, gagner la confiance du public et adapter ses services aux différents systèmes de circulation. À ce jour, seules quelques villes chinoises sont rentables, et l'expansion mondiale de son activité nécessitera des investissements supplémentaires.
Depuis 2013, Baidu a investi des milliards dans la recherche sur la conduite autonome, constituant une flotte de plus de 1 000 véhicules en service en Chine et à l'étranger. Avec la rentabilité atteinte par Apollo Go, l'entreprise affirme que ses longues années d'investissement commencent enfin à porter leurs fruits.
Cependant, pour les usagers australiens, le robotaxi de Baidu pourrait bientôt être disponible. Cette ère se rapproche, le géant chinois des moteurs de recherche transformant ses véhicules autonomes en un commerce mondial.
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