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La mauvaise politique et l'endettement croissant sont responsables de l'état catastrophique de l'économie mondiale

ParJai HamidJai Hamid
3 minutes de lecture -
La mauvaise politique et l'endettement croissant sont responsables de l'état catastrophique de l'économie mondiale
  • L'économie mondiale est en difficulté en raison d'une mauvaise situation politique, d'une dette croissante et des guerres en cours en Ukraine et au Moyen-Orient.
  • Les électionsdentaméricaines pourraient déclencher un chaos économique, surtout si les droits de douane proposés par Trump sur les importations entraînent une guerre commerciale avec la Chine.
  • L'économie européenne est fragile, et de nouvelles perturbations liées au commerce ou à la guerre pourraient l'enfoncer davantage dans la crise, malgré les efforts de la Banque centrale européenne.

L'économie mondiale est en difficulté. Il ne s'agit pas seulement d'inflation ou de problèmes d'approvisionnement. Cette fois-ci, le problème réside dans une mauvaise politique et un endettement croissant.

Les gouvernements accumulent des dettes record et l'instabilité politique représente une menace constante pour tous. Entre les élections américaines qui approchent, la guerre en Ukraine qui s'éternise, les tensions à Taïwan et le chaos qui s'installe au Moyen-Orient, tout cela arrive au pire moment.

Les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales se réunissent cette semaine à Washington pour les réunions du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale. Mais l'optimisme est loin d'être de mise.

La directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, affirme que les participants repartiront « revigorés, mais aussi un peu plus inquiets », espérant que cette peur les incitera à agir. Les perspectives sont sombres.

L'instabilité politique aggrave la situation

L'élection américaine est un facteur déterminant des prévisions économiques mondiales. Avec deux candidats aux profils très différents, l'enjeu est de taille.

Donald Trump souhaite imposer un droit de douane de 10 % sur toutes les importations, la Chine étant encore plus durement touchée – jusqu'à 60 %. 

Selon les analystes Wendy Edelberg de la Brookings Institution et Maurice Obstfeld du Peterson Institute for International Economics, ainsi que d'innombrables économistes, le plan de Trump aurait des conséquences désastreuses pour les entreprises.

Trump n'est pas d'accord. Il a déclaré à Bloomberg :

« Plus les droits de douane sont élevés, plus il est probable que l'entreprise vienne s'installer aux États-Unis et y construise une usine. »

Mais voilà le hic : si la Chine riposte, le PIB américain pourrait chuter de 0,8 % d’ici 2028, selon Bloomberg Economics. La Chine ne s’en tirerait pas à si bon compte, mais l’impact serait moindre, à 0,4 %.

L'Europe, déjà confrontée à une faible demande et à un déclin des investissements, pourrait se retrouver prise entre deux feux, ses marchés étant inondés de produits chinois bon marché.

La Banque centrale européenne (BCE) a déjà abaissé ses taux d'intérêt à trois reprises depuis juin. L'inflation semble se calmer, mais de la BCE, présidentedent Christine Lagarde, ne s'en réjouit pas.

« Tout obstacle au commerce est préjudiciable à une économie comme l'économie européenne, qui est très ouverte », a-t-elle déclaré, faisant référence à la dépendance de l'Europe au commerce international. Une nouvelle guerre commerciale ne ferait qu'aggraver la situation et risquerait de compromettre la fragile reprise européenne.

Tandis que l'Europe se débat avec les tensions commerciales, l'Amérique est confrontée à ses propres problèmes. La consommation des ménages restetronet les entreprises continuent d'embaucher, mais la dette publique augmente rapidement.

Le Trésor américain a annoncé que les coûts d'intérêt de la dette ont atteint un niveau record en 28 ans en raison de la hausse des taux d'intérêt et defibudgétaires massifs. Les États-Unis ne sont pas les seuls concernés.

Le FMI prévoit que la dette publique mondiale atteindra 100 000 milliards de dollars d’ici la fin de l’année. Les gouvernements disposent de moins en moins de solutions pour remédier à ce problème, et de futures récessions pourraient les priver des outils nécessaires pour y faire face efficacement.

Guerres et dettes : une catastrophe mondiale en puissance

Ce ne sont pas seulement les guerres commerciales, mais aussi de véritables conflits armés qui font des ravages. L'invasion de l'Ukraine par la Russie se poursuit et la situation au Moyen-Orient s'aggrave.

Selon les estimations de Bloomberg Economics, si une guerre à grande échelle éclatait au Moyen-Orient, le prix du pétrole pourrait atteindre 100 dollars le baril, ce qui amputerait la croissance mondiale de 0,5 % et ferait grimper l'inflation de 0,6 %.

La hausse des prix du pétrole signifie que tout devient plus cher, et les pays déjà aux prises avec un endettement important en ressentiront encore davantage les conséquences.

Parallèlement, la Chine s'efforce de maintenir son économie à flot. La croissance du pays a ralenti et le secteur immobilier est en difficulté.

En réponse, les autorités chinoises déploient quotidiennement des mesures de relance, notamment une baisse de 25 points de base des taux directeurs. Le taux préférentiel à un an est désormais de 3,1 %, tandis que celui à cinq ans est de 3,6 %.

Ces réductions visent à stimuler les prêts aux entreprises et aux ménages, dans l'espoir d'atteindre l'objectif de croissance de 5 % fixé par la Chine cette année. Cependant, le succès de ces mesures reste incertain.

Pan Gongsheng, le gouverneur de la banque centrale chinoise, a également laissé entendre que de nouvelles réductions du taux de réserves obligatoires (RRR), qui détermine la quantité cash que les banques doivent conserver, pourraient être envisagées.

Une baisse de 25 à 50 points de base pourrait intervenir d'ici la fin de l'année, en fonction des liquidités. Le taux des prises en pension à sept jours devrait diminuer de 20 points de base et celui de la facilité de prêt à moyen terme de 30 points de base.

Ces mesures sont censées soutenir la liquidité du marché, mais elles pourraient ne pas suffire à contrer les défis croissants auxquels est confrontée l'économie.

En résumé, si les gouvernements n'agissent pas rapidement, la situation pourrait s'aggraver considérablement.

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