Anthropic transforme les géants de la tech en son infrastructure non rémunérée avec Claude Cowork

- Anthropic a dévoilé de nouveaux plugins Claude AI qui s'intègrent à Microsoft Office, Google Drive, Gmail et d'autres outils professionnels.
- Les actions des sociétés de logiciels se sont initialement effondrées début février lors de la sortie des premiers plugins sectoriels d'Anthropic, avant de se redresser mardi.
- Wall Street craint que l'IA ne remplace les logiciels d'entreprise traditionnels et n'entraîne des suppressions d'emplois.
de nouvelles fonctionnalités pour son assistant IA Claude, semaine luiaude fonctionner sein de programmes d'entreprise populaires et de gérer des tâches spécialisées dans différents secteurs d'activité. Cette dernière expansion a maintenu les investisseurs en haleine quant à l'avenir des logiciels de travail.
L'entreprise de San Francisco a dévoilé ces nouveautés lors d'unévénementmardi, faisant suite au lancement de Claude Cowork en janvier. Le systèmedésormaisse connecte directement à des programmes tels que Microsoft Excel et PowerPoint, ainsi qu'à Google Drive, Gmail, Google Agenda, DocuSign et LegalZoom.
Au lieu de jongler entre un chatbot et d'autres applications, les employés peuvent désormais utiliser Claude directement dans les logiciels qu'ils ont déjà ouverts. Cet assistant peut extraire des informations de feuilles de calcul pour créer des présentations, comme le ferait un humain.
« Nous les considérons presque comme des mini-applications », a déclaré Matt Piccolella, responsable des produits chez Anthropic. Il a expliquéque l'entreprise souhaite créer des dizaines, voire des centaines, de ces outils complémentaires que les entreprises pourront mettre de leurs employés.
Les nouvelles fonctionnalités s'adressent à des services spécifiques. Les équipes des ressources humaines peuvent obtenir de l'aide pour la rédaction des descriptions de poste et des lettres d'offre. Les spécialistes du capital-investissement peuvent simuler différents scénarios. Les équipes de conception peuvent élaborer des cahiers des charges créatifs. Le personnel des opérations peut synthétiser les propositions des fournisseurs.
Anthropic a collaboré avec des sociétés financières, dont FactSet, S&P, LSEG et Apollo, pour développer des modules d'extension destinés aux services financiers et au capital-investissement. Les entreprises peuvent également créer leurs propres modules d'extension personnalisés pour répondre aux besoins spécifiques de leurs opérations.
L'entreprise met en place une plateforme où les entreprises pourront héberger des plugins que leurs employés pourront trouver et utiliser.
Qui supporte les coûts d'infrastructure ?
Des entreprises comme Microsoft dépensent des milliardschaque année pourmaintenir la sécurité de leurs serveurs. Salesforce emploie des milliers de personnes pour gérer le support client et la conformité.
Claude s'appuie sur cette infrastructure sans avoir à stocker les données, à réaliser les audits de conformité ni à assurer une assistance 24h/24 et 7j/7. Cet assistant IA utilise les fondations développées par d'autres entreprises tout en facturant aux clients un supplément pour simplifier l'utilisation de leurs outils existants.
Scott White, responsable des produits d'entreprise chez Anthropic, a déclaré que l'entreprise considère « comme une plateforme, et non comme un produit, cherchant à maîtriser chaque flux de travail ».
Il a souligné qu'Anthropic souhaite travailler en parallèle des logiciels d'entreprise existants plutôt que de les remplacer, car ces programmes établis gèrent des données sensibles de l'entreprise et sont intégrés à son fonctionnement.
Les actions ont progressé grâce aux partenariats
Cette annonce intervient après le lancement discret, début février, par Anthropic, de plugins spécifiques à certains secteurs, ce qui a provoqué une chute des cours boursiers des sociétés de logiciels. Un fonds négocié en bourse (ETF) du secteur des logiciels a perdu près de 6 % en une seule journée, sa pire performance depuis avril.
Début février, Thomson Reuters a enregistré sa plus forte baisse boursière en une seule journée, avec une chute de près de 16 %. LegalZoom a plongé de près de 20 %. FactSet a reculé de plus de 10 %. La société européenne de données RELX a quant à elle perdu 14 %.
Depuis la première annonce de Claude Cowork par Anthropic le 30 janvier, l'action ServiceNow a chuté de plus de 23 %. Salesforce a perdu 22 %, Snowflake 20 %, Intuit 33 % et Thomson Reuters 31 %.
Ironie du sort, certaines des mêmes sociétés dont les actions s'étaient effondrées début février ont connu un rebond mardi, suite à l'annonce par Anthropic de leur partenariat dans le développement des nouveaux outils.
Les actions de FactSet ont progressé de 3,8 %, tandis que celles de Thomson Reuters ont bondi de 8,8 % lors des échanges de mardi.
l'action d'IBM a chuté après la publication par Anthropic d'informations sur la manière dont l'IA pourrait moderniser le COBOL, un ancien langage de programmation utilisé pour les données d'entreprise. IBM commercialise des outils permettant de travailler avec du code COBOL.
La concurrence s'intensifie. OpenAI a lancé Frontier en début de mois, une plateforme qui aide les entreprises à créer et à déployer des agents d'IA compatibles avec leurs logiciels existants.
OpenAI a annoncédesfaitpartenariatspluriannuels quelundi avoir conclu avec quatre grands cabinets de conseil qui utiliseront Frontier avec l'aide d'ingénieurs OpenAI. L'entreprise semble misercesconsultants présenteront ses produits à leurs nombreux clients.
Malgré la pression exercée sur les valeurs technologiques, certains experts restent sceptiques quant à la capacité des entreprises d'IA à véritablement supplanter les éditeurs de logiciels traditionnels. Les analystes soulignent que les logiciels libres et open source existent depuis des décennies, tandis que le marché des logiciels commerciaux n'a cessé de croître durant cette période. Ils s'interrogent également sur la capacité réelle des entreprises d'IA à rivaliser avec les logiciels d'entreprise spécialisés, conçus pour des usages spécifiques.
Jacob Bourne, analyste technologique chez eMarketer, avait précédemment déclaré aux journalistes que les préoccupations liées à la sécurité empêcheraient probablement de nombreuses entreprises d'adopter largement les outils d'IA.
Les plus grands experts en cryptomonnaies lisent déjà notre newsletter. Envie d'en faire partie ? Rejoignez-les!
LES
- Quelles cryptomonnaies peuvent vous faire gagner de l'argent ?
- Comment renforcer la sécurité de votre portefeuille (et lesquels valent vraiment la peine d'être utilisés)
- Stratégies d'investissement peu connues utilisées par les professionnels
- Comment débuter en investissement crypto (quelles plateformes d'échange utiliser, quelles cryptomonnaies acheter, etc.)















