Une alliance internationale de 47 pays, dont des puissances économiques majeures comme les États-Unis , le Royaume-Uni, Singapour, l'Australie, le Brésil, le Canada, la France, le Japon, la Corée du Sud et la Suisse, a collectivement convenu de mettre en œuvre le cadre de déclaration des crypto-actifs (CARF).
Cette nouvelle norme internationale vise à faciliter l'échangematic d'informations entre les autorités fiscales, marquant une étape importante dans la réglementation et le contrôle du marché en pleine expansion des cryptomonnaies.
Conçu pour être intégré aux systèmes juridiques nationaux de ces pays, le CARF devrait devenir opérationnel d'ici 2027, inaugurant une nouvelle ère de transparence et de conformité dans le monde des actifs numériques.
Améliorer la transparence fiscale mondiale
L’engagement envers CARF représente un effort collectif pour suivre le rythme du développement et de la croissance rapides du marché des crypto-actifs.
Ce cadre vise à prévenir l'érosion progressive des récents progrès en matière de transparence fiscale mondiale et à lutter contre la fraude fiscale, qui compromet les recettes publiques et impose un fardeau excessif aux contribuables respectueux de la loi.
En garantissant une mise en œuvre généralisée, cohérente et opportune, le CARF renforcera la capacité de ces pays à assurer le respect des obligations fiscales et à lutter efficacement contre la fraude fiscale.
Le dynamisme du marché des crypto-actifs dans ces juridictions souligne la nécessité d'une approche coordonnée en matière de réglementation.
Les pays participants ont exprimé leur intention de transposer rapidement le CARF dans leur droit national, les échanges devant débuter d'ici 2027.
Cet engagement est soumis aux procédures législatives de chaque pays, mais l'objectif est clair : établir un processus de mise en œuvre cohérent et harmonieux qui profite à la fois aux entreprises et aux gouvernements.
Boucler la boucle en matière d'évasion fiscale
L’adoption du CARF ne vise pas seulement à suivre le rythme des progrès technologiques dans le secteur financier ; il s’agit aussi de combler les lacunes qui permettent à l’évasion fiscale de prospérer à l’ère numérique.
Cette initiative témoigne d'une prise de conscience croissante du fait que l'anonymat et la nature sans frontières des cryptomonnaies peuvent être exploités à des fins d'évasion fiscale, et qu'une réponse mondiale est nécessaire pour relever ces défis.
En outre, les juridictions signataires de la Norme commune de déclaration (NCD) ont également accepté de mettre en œuvre les amendements à cette norme, tels qu’ils ont été convenus par l’OCDE plus tôt cette année.
Cet engagement parallèle renforce encore la détermination de la communauté internationale à améliorer le système d'échangematic d'informations, ne laissant aucune place à la fraude fiscale.
Inviter une participation plus large
Dans leur déclaration commune, les pays ont invité d'autres juridictions à se joindre à cette initiative, soulignant l'importance d'un système mondial et global d'échangematic d'informations.
Cette invitation n'est pas seulement un appel à la coopération, mais aussi la reconnaissance que la lutte contre l'évasion fiscale dans le secteur des actifs numériques exige un front uni.
L’engagement de ces 47 pays à mettre en œuvre le cadre de déclaration des actifs cryptographiques marque une étape importante sur la voie d’un marché des cryptomonnaies plus réglementé et transparent.
Cela marque un tournant, passant d'une approche fragmentée de la réglementation des actifs numériques à une stratégie plus coordonnée et globale, où la conformité fiscale n'est plus une option mais une obligation.
Alors que le monde des cryptomonnaies continue d'évoluer, cette alliance internationale ouvre la voie à un avenir où les actifs numériques ne seront pas seulement des véhicules d'investissement innovants, mais aussi des entités responsables et redevables au sein de l'écosystème financier mondial.

