Le sommet mondial de deux jours se tiendra lundi. Des représentants de 80 pays y participeront. Cette fois-ci, les États-Unis devront se contenter d'observer, impuissants, la compétition technologique autour de l'IA qui atteint des sommets, à commencer par la start-up DeepSeek.
L'objectif de ce sommet mondial est de discuter des progrès actuels et des objectifs futurs de l'intelligence artificielle, une technologie en pleine évolution et profondément disruptive. Des dirigeants mondiaux, des responsables du secteur technologique, des universitaires et d'autres experts seront présents.
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— Forum de Paris pour la Paix (@ParisPeaceForum) 4 février 2025
DeepSeek a l'opportunité d'être officiellement reconnue au niveau mondial pour cette réalisation. Pour la Chine, le moment choisi pour ce sommet est idéal.
La Chine devrait être l'invitée d'honneur. Selon certaines sources, le pays enverra l'un de ses plus hauts dirigeants, Ding Xuexiang, un proche dudent Xi Jinping. On ignore cependant si Liang Wenfeng, le créateur de DeepSeek, sera présent.
Par ailleurs, les États-Unis affirment leur puissance en envoyant des personnalités importantes, dont le vice-dent J.D. Vance, le PDG d'OpenAI, Sam Altman, et Sundar Pichai de Google. Il s'agit d'une mesure de défense.
L'Inde ne restera pas en retrait. Le Premier ministre indien, Narendra Modi, a annoncé sa participation à cette réunion. Ce sera sa première présence à un sommet mondial sur l'intelligence artificielle.
Sujets de conversation attendus lors du sommet mondial
Deux sommets ont déjà eu lieu. Le premier s'est tenu au Royaume-Uni et le second en Corée du Sud. Lors de la première réunion de la communauté de l'IA à Bletchley House en novembre 2023, les participants se sont engagés à renforcer les aspects positifs de l'IA et à réduire les risques. Depuis, de nombreux événements ont eu lieu, notamment des poursuites judiciaires et une concurrence mondiale accrue.
DeepSeek devrait s'expliquer en présence des experts américains du secteur sur la manière dont elle a surpassé la meilleure IA américaine de l'époque. En effet, on ignore encore si la startup qui a conçu le chatbot a utilisé des puces Nvidia et une architecture d'IA open source développée par Meta.
Par ailleurs, OpenAI a dénoncé le fait que son concurrent DeepSeek utilise ses travaux pour faire progresser sa propre IA. Malgré cela, DeepSeek a réussi à bouleverser le secteur de l'IA d'une manière que même l'IA elle-même n'aurait peut-être pas anticipée. Cette entreprise a engendré des pertes considérables pour nombre des plus grandes sociétés. Ce sujet sera sans aucun defiau cœur des discussions lors des réunions à Paris.
La sécurité de l'IA devrait également être un sujet de discussion, comme lors du premier sommet. L'IA est associée à divers risques. Parmi ceux-ci figurent le développement continu d'armes contrôlées par l'IA par de nombreux pays, la possibilité que l'IA crée des virus informatiques incontrôlables, la production et la diffusion de désinformation, ainsi que des manifestations de partialité et de discrimination envers des individus ou des groupes ethniques.
Enfin, la France, pays hôte du sommet, n'a pas réalisé de progrès significatifs en matière d'IA. L'Europe y voit une opportunité de rivaliser pour le leadership dans ce domaine. Un membre de l'équipe dudent français Emmanuel Macron a déclaré aux journalistes que cette réunion était un « signal d'alarme » pour la France et l'Europe. Il a insisté sur la nécessité pour l'Europe de suivre le rythme de la révolution de l'IA et de ne pas se laisser distancer.
Le dirigeant d'OpenAI, Sam Altman, voyage à travers l'Asie.
Par ailleurs, OpenAI s'intéresse de près au marché de DeepSeek et cherche à développer son activité. À Tokyo, OpenAI a conclu un accord avec SoftBank, un important groupe financier japonais, pour proposer des services d'IA aux entreprises.
Altman s'est rendu en Corée du Sud pour conclure un autre accord. Il a indiqué qu'OpenAI partagerait sa technologie avec KakaoTalk, la principale application de messagerie du pays. Il a déclaré : « Nous nous intéressons particulièrement à l'IA et à la messagerie. Je pense qu'il y a là un vaste champ d'exploration qui pourrait considérablement améliorer l'expérience des utilisateurs. »
Altman s'est également rendu en Inde. Selon certaines sources, il s'est entretenu avec le ministre des Technologies de l'information au sujet du projet du pays visant à créer un système d'IA abordable.
Altman prévoit ensuite de se rendre aux Émirats arabes unis pour discuter d'une levée de fonds auprès d'un groupe d'investisseurs à Abou Dhabi.

