Afin de lutter contre les coûts environnementaux et économiques liés au minage de cryptomonnaies, la Maison Blanche a introduit la taxe d'accise sur l'énergie de minage d'actifs numériques (DAME) dans le cadre du dent pour l'exercice 2024.
Cette proposition imposerait aux entreprises une taxe équivalente à 30 % du coût de l'électricité consommée dans le secteur minier, après une période de mise en œuvre progressive. L'instauration de cette taxe témoigne de l'engagement dudentà relever les défis nationaux de longue date et à faire face aux risques émergents.
Des conseillers de la Maison Blanche discutent des coûts cachés du minage de cryptomonnaies
Le minage de cryptomonnaies a des conséquences environnementales et économiques importantes. Ce processus exige une quantité considérable d'énergie, ce qui entraîne des effets néfastes sur l'environnement, la qualité de vie et les réseaux électriques.
La pollution liée à la production d'électricité touche de manière disproportionnée les quartiers à faibles revenus et les communautés de couleur.
De plus, le minage de cryptomonnaies fait grimper les prix de l'électricité pour les consommateurs et augmente le risque d'interruptions de service et de risques pour la sécurité des réseaux électriques locaux.
Malgré sa forte consommation d'énergie, le minage de cryptomonnaies n'a pas généré de retombées économiques substantielles aux niveaux local et national. Au contraire, cette énergie sert à créer des actifs numériques dont les avantages sociaux restent flous.
Les collectivités locales n'ont constaté que peu d'impacts positifs en termes d'emploi ou de perspectives économiques. De plus, les études montrent que les faibles hausses des recettes fiscales locales sont largement compensées par l'augmentation des prix de l'énergie pour les entreprises et les ménages.
Les efforts internationaux pour réglementer le minage de cryptomonnaies
Face aux inquiétudes croissantes concernant une éventuelle délocalisation du minage de cryptomonnaies vers des pays dont la production d'énergie est plus polluante, plusieurs pays ont déjà pris des mesures pour réglementer ce secteur.
Par exemple, en 2021, la Chine a instauré une interdiction totale du minage de cryptomonnaies, et huit autres pays ont emboîté le pas avec des mesures comparables.
Par ailleurs, trois provinces canadiennes ont annoncé ou instauré des moratoires sur cette activité. Aux États-Unis, certains États et municipalités ont augmenté le prix de l'électricité ou imposé des restrictions à l'exploitation minière.
Pour empêcher le déplacement des activités de minage de cryptomonnaies d'une communauté à une autre, une politique nationale comme la taxe DAME est nécessaire.
Cette taxe n’est qu’un exemple des efforts plus vastes déployés par ledentpour lutter contre le changement climatique, réduire les prix de l’énergie, accroître l’accès aux options électrifiées, assurer un développement responsable des actifs numériques, moderniser leur traitement fiscal et atténuer les risques pour la stabilité financière.
Implications économiques de la taxe DAME
La taxe DAME devrait générer 3,5 milliards de dollars de recettes sur dix ans. Son objectif principal est de faire contribuer les mineurs de cryptomonnaies aux coûts imposés aux collectivités locales et à l'environnement.
Il est toutefois important de noter que la taxe DAME n'est pas une solution miracle. Elle ne représente qu'un exemple des efforts déployés par l'administration pour relever les différents défis posés par le secteur en pleine croissance des actifs numériques.
La taxe DAME proposée témoigne de l'engagement de la Maison Blanche à s'attaquer aux coûts économiques et environnementaux du minage de cryptomonnaies.
En mettant en œuvre une politique nationale, l'administration vise à garantir que les mineurs de cryptomonnaies contribuent aux coûts qu'ils imposent aux communautés locales et à l'environnement, promouvant ainsi une approche plus durable et responsable du minage d'actifs numériques.
Les conseillers de la Maison Blanche relancent les efforts pour une taxe sur l'énergie minière numérique de 30 %