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La volonté des États-Unis d'acquérir une participation dans Intel est jugée vitale pour la sécurité nationale

ParNellius IrèneNellius Irène
3 minutes de lecture -
La volonté des États-Unis d'acquérir une participation dans Intel est jugée vitale pour la sécurité nationale
  • L'administration Trump envisage d'investir dans Intel en utilisant les fonds de la loi CHIPS.
  • L'analyste Gil Luria affirme que l'intervention du gouvernement est nécessaire pour protéger la sécurité nationale et renforcer la production américaine de puces.
  • Le financement et le développement d'Intel ont fait l'objet d'un examen minutieux, suscitant des appels à un contrôle gouvernemental plus strict.

Le vendredi 15 août, Gil Luria, directeur de la recherche technologique, a souligné l'urgence d'une participation des services de renseignement gouvernementaux aux opérations d'Intel afin de renforcer la sécurité nationale. Ses propos faisaient suite à l'annonce que l'administration Trump envisageait d'investir dans le géant technologique.

Dans une interview, Luria a fait remarquer que, même s'ils s'opposent généralement au contrôle gouvernemental sur les entreprises privées, les circonstances actuelles ne laissent guère le choix, arguant que la participation directe du gouvernement est désormais essentielle pour préserver la sécurité nationale.

Le projet de Washington d'investir dans Intel a suscité une controverse sans fin parmi les individus 

Le jeudi 14 août, une source fiable a indiqué que l'administration Trump envisageait un investissement important d'Intel dans l'écosystème technologique.  Cette nouvelle a suscité des réactions mitigées.

Certains ont critiqué le plan du gouvernement américain, affirmant que, compte tenu des difficultés rencontrées par le fabricant de puces, son intention d'investir dans l'entreprise visait principalement à en prendre le contrôle total en pleine expansion de l'intelligence artificielle. D'autres ont souligné que l'implication du gouvernement américain dans les opérations de cette entreprise technologique présentait un avantage significatif. Ils citent les récentes données boursières montrant une hausse de 7 % du cours de l'action $INTC comme preuve que l'intervention gouvernementale pourrait stimuler les perspectives de l'entreprise.

Face à la concurrence féroce qui règne dans le secteur des semi-conducteurs et aux préoccupations persistantes en matière de sécurité nationale, les débats concernant l'avenir d'Intel s'intensifient parmi les investisseurs. Ces derniers s'interrogent notamment sur la capacité de production future de l'entreprise et sur le soutien politique dont bénéficie son développement, certes progressif, mais soutenu.

Sollicitée pour commenter le sujet de discussion, Intel a décidé de ne pas répondre. 

Outre les enjeux de sécurité nationale, Luria a souligné les avantages de cet investissement. Pour lui, il s'agit d'un tournant décisif pour le développement d'Intel. De plus, il consolidera sa position de fournisseur mondial de puces aux États-Unis, réduisant ainsi la dépendance du pays vis-à-vis de ses concurrents tels que Taiwan Semiconductor Manufacturing Company (TSMC) et Samsung. 

Il a fondé son argumentation sur les déclarations antérieures dudent américain Donald Trump visant à accroître la production de puces et de technologies de pointe dans le pays.

Il reste toutefois incertain comment l'administration Trump affectera les activités d'Intel et les critères qu'elle appliquera lors de ses investissements. On sait cependant que les responsables utiliseront des fonds provenant du CHIPS Act pour réaliser cet investissement.

Ce qui a été révélé, c'est que les responsables utiliseront les fonds de la loi CHIPS pour investir.

Le financement d'Intel fait l'objet d'un examen minutieux, des analystes réclamant une surveillance gouvernementale

En vertu de la loi CHIPS, le département du Commerce a fourni à Intel 7,9 milliards de dollars et 3 milliards de dollars supplémentaires pour soutenir le programme Secure Enclave du Pentagone.

Concernant ce don, Luria a indiqué qu'Intel avait eu l'occasion de développer ce projet, mais qu'elle ne l'avait pas concrétisée. L'analyste a appelé les services de renseignement du gouvernement à intervenir pour y mettre un terme. Selon lui, l'administration Trump accorderait des avantages indus à Intel et, le cas échéant, elle pourrait devenir actionnaire de l'entreprise.

Pour illustrer la gravité de la situation, Lip-Bu Tan, le PDG d'Intel, a rencontré Trump à la Maison Blanche le lundi 11 août, quelques jours après que ledent américain ait demandé au directeur général de démissionner, l'accusant d'avoir tissé des lienstronavec la Chine.

Luria a fait écho aux récentes remarques du PDG d'OpenAI, Sam Altman, et du PDG de Meta, Mark Zuckerberg, qui ont souligné la nécessité d'une implication gouvernementale dans le secteur technologique, notamment compte tenu des inquiétudes selon lesquelles une IA superintelligente pourrait déclencher une nouvelle ère de prolifération des armes nucléaires.

L'analyste ne s'est pas arrêté là ; il a insisté sur le fait qu'ils ne peuvent rester les bras croisés et laisser d'autres fabriquer des douilles pour leurs arsenaux nucléaires. Il a donc exhorté les autorités compétentes à prendre les mesures qui s'imposent.

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Nellius Irène

Nellius Irène

Nellius est diplômée en gestion d'entreprise et en informatique et possède cinq ans d'expérience dans le secteur des cryptomonnaies. Elle est également diplômée de Bitcoin Dada. Nellius a collaboré avec des publications médiatiques de premier plan, notamment BanklessTimes, Cryptobasic et Riseup Media.

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