L'inflation au Royaume-Uni atteint son plus haut niveau en 18 mois en juillet

- L'inflation au Royaume-Uni a grimpé à 3,8 % en juillet.
- La plupart des analystes et des traders estiment qu'il n'y aura pas de nouvelles baisses de taux en septembre et en octobre.
- Les responsables de la politique monétaire de la banque centrale prévoient que l'inflation atteindra 4 % en septembre.
L'inflation au Royaume-Uni en juillet s'est établie à 3,8 %, soit le taux le plus élevé en 18 mois, repoussant les attentes d'une quelconque baisse des taux de la Banque d'Angleterre dans les mois à venir.
Les hausses de juillet dépassent celles de juin (3,6 %) et les prévisions de l'Office national des statistiques (ONS) (3,7 %). L'ONS explique cette accélération inattendue de l'inflation par la hausse des coûts de transport, notamment l'augmentation des tarifs aériens et du prix des carburants.
Cependant, après la publication du rapport, la livre sterling a inversé la tendance et s'est maintenue aux alentours de 1,3492 $.
Les entreprises répercutent les coûts supplémentaires sur les consommateurs, selon les analystes
Avec la hausse de l'inflation en juillet, le Royaume-Uni enregistre désormais deux mois consécutifs d'augmentation des prix à la consommation. L'inflation des services, indicateur clé des tensions économiques, a même atteint 5 % en juillet, dépassant légèrement les prévisions de la Banque d'Angleterre (4,9 %) et le taux de 4,7 % enregistré en juin.
Par ailleurs, les prix des produits alimentaires et des boissons non alcoolisées ont bondi de 4,9 % par rapport à l'année précédente, prolongeant ainsi leur série de hausses consécutives à quatre mois. Certains analystes attribuent cette hausse des prix à la consommation à la répercussion par les entreprises des milliards de dollars de coûts supplémentaires engendrés par les augmentations d'dentet du salaire minimum décidées en avril par la chancelière Rachel Reeves. Néanmoins, la hausse de l'inflation a encore réduit les espoirs de nouvelles baisses de taux.
Après la baisse des taux directeurs de la Banque d'Angleterre, plus faible que prévu à 4 %, le 7 août, certains opérateurs ont revu leurs prévisions à la baisse concernant un nouvel assouplissement monétaire, les responsables politiques mettant en garde contre une seconde vague de pressions sur les salaires et les prix. À présent, au vu des dernières données sur l'inflation, les opérateurs n'estiment plus qu'une chance sur trois la probabilité d'une baisse en novembre et seulement 50 % celle d'un assouplissement d'ici décembre.
Ces chiffres ont également dentla popularité de la chancelière Rachel Reeves et du Premier ministre Keir Starmer, qui ont pris leurs fonctions en promettant d'améliorer le niveau de vie des « travailleurs ». Or, leur plan de relance des revenus des ménages s'essouffle, freiné par la hausse des prix et un marché du travail atone – des pressions que leurs opposants imputent à leur budget d'octobre, qui prévoit des hausses d'impôts.
Les décideurs politiques prévoient que l'inflation atteindra 4 % en septembre
La réduction des coûts d'emprunt s'est avérée controversée, certains membres du Comité de politique monétaire (CPM) arguant que la flambée des prix des produits alimentaires et de l'énergie risquait d'alimenter les anticipations d'inflation. Il a fallu deux votes pour que le comité accepte de ramener les taux à 4 %. Les décideurs ont toutefois averti que si des emprunts moins chers pouvaient profiter aux propriétaires ayant un prêt hypothécaire, cela pourrait aussi se traduire par des rendements plus faibles pour les épargnants.
Le gouverneur de la Banque d'Angleterre, Andrew Bailey, a néanmoins qualifié cette baisse de taux de décision « doucement équilibrée ». Il a toutefois souligné que la tendance générale des taux d'intérêt restait à la baisse et que toute réduction supplémentaire devrait être progressive, sans pour autant préciser d'échéancier.
Suren Thiru, directeur économique de l'ICAEW (Institut des experts-comptables agréés d'Angleterre et du Pays de Galles), a indiqué que les données de juillet excluent une baisse des taux en septembre par le Comité de politique monétaire. Il a ajouté : « Le renforcement des pressions inflationnistes sous-jacentes remet également en question la capacité des décideurs politiques à assouplir à nouveau leur politique monétaire cette année. »
Les décideurs politiques s'attendent à ce que l'inflation atteigne son niveau le plus élevé en septembre, à 4 %, soit le double du taux cible de la Banque d'Angleterre et plus que les 3,8 % anticipés en mai.
Cependant, d'après les chiffres de juillet, l'inflation semble se maintenir plus fermement au Royaume-Uni qu'ailleurs. En juillet, l'inflation dans la zone euro s'établissait à 2 %, en France à moins de 1 %, et l'IPC américain progressait de 2,7 % sur un an.
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