Le marché du travail américain enregistre sa plus faible croissance depuis la pandémie : pressions économiques, intelligence artificielle et faible taux de démission en sont les principaux responsables

- Le marché du travail américain connaît un gel de la croissance, les embauches et les licenciements atteignant leurs pires niveaux depuis la pandémie de COVID-19
- Les pressions économiques liées aux droits de douane et à l'inflation, ainsi qu'un faible taux de démission, sont citées parmi les principales causes du ralentissement de la croissance du marché du travail, tandis que l'adoption de l'IA par les entreprises menace de nombreux postes de début de carrière
- Les experts estiment que le taux de chômage s'améliorera en 2026, même s'il est peu probable qu'il y ait une augmentation des embauches dans la foulée
Le marché du travail américain a connu une croissance historiquement faible en 2025. Le nombre de licenciements l'an dernier était comparable à celui enregistré au plus fort de la pandémie de COVID-19 en 2020, et le nombre d'Américains sans emploi a dépassé celui des offres d'emploi pour la première fois depuis 2021.
Les dernières données du marché du travail américain dressent un tableau plutôt sombre pour ceux qui recherchent un emploi en 2026. Le Bureau des statistiques du travail (BLS) a indiqué que les employeurs américains ont créé environ 580 000 emplois en 2025, une baisse drastique par rapport aux 2 millions d’emplois créés en 2024. Il s’agit du plus faible nombre d’emplois créés sur le marché du travail américain depuis le début de la pandémie.
En décembre 2025, le taux de chômage s'établissait à environ 4,4 %, soit près de 7,5 millions de personnes sans emploi. Toutefois, ce chiffre ne reflète pas pleinement la gravité de la situation actuelle du marché du travail. Le Bureau des statistiques du travail (BLS) indique également qu'environ 6,2 millions de personnes « ne faisant pas partie de la population active mais souhaitant travailler » étaient concernées en décembre 2025. Ces personnes n'ont pas été classées comme chômeuses car « elles ne recherchaient pas activement d'emploi au cours des quatre semaines précédant l'enquête ou n'ont pas pu en accepter un ».
Le nombre de personnes qui, faute d'avoir trouvé un emploi à temps plein, sont contraintes d'occuper des emplois à temps partiel pour des raisons économiques, s'élève à 5,3 millions. Ce chiffre a augmenté de près d'un million (980 000) au cours de l'année écoulée. Ces données révèlent un marché du travail précaire, où le nombre de personnes en recherche d'emploi à temps plein ne cesse de croître, tandis que les offres d'emploi restent insuffisantes. Le délai de recherche d'emploi s'est également considérablement allongé. D'autres données du Bureau des statistiques du travail (BLS) montrent qu'un quart des chômeurs actuels sont sans emploi depuis plus de six mois. Ce chiffre est comparable aux niveaux observés pendant la pandémie.
Pourquoi le marché du travail est-il si mauvais en ce moment ?
Le marché du travail américain connaît actuellement un gel de sa croissance, et ce pour plusieurs raisons. En tête de liste figurent l'inflation et les pressions économiques. Growth Shuttle indique que la hausse des prix aux États-Unis est non seulement extrêmement difficile à supporter pour les consommateurs, mais elle affecte également les entreprises. Il en résulte malheureusement une augmentation des licenciements, les entreprises tentant de maintenir leurs marges bénéficiaires dans un contexte d'instabilité économique croissante. Certaines entreprises dont le modèle économique repose sur les importations internationales ont également été fortement impactées par la hausse des droits de douane, ce qui a entraîné un gel des embauches et une augmentation des licenciements.
L'essor de l'intelligence artificielle en 2025 a également contribué à la forte instabilité du marché du travail. Afin de s'adapter à un contexte économique en mutation, marqué par les droits de douane et l'inflation, de nombreuses entreprises se sont tournées vers l'automatisation pour accroître leurs marges bénéficiaires. Les progrès de l'IA ont permis à nombre d'entre elles de réduire leurs effectifs aux postes de début de carrière, notamment dans les services clients et la production, en investissant dans des produits et services d'IA. Ce phénomène, particulièrement marqué dans le secteur technologique, représente un changement de cap préoccupant pour les demandeurs d'emploi en 2026. L'accès aux postes de début de carrière risque de se raréfier du fait du recours accru à l'intelligence artificielle par les employeurs.
Le dernier facteur contribuant au gel des embauches est la forte réticence des personnes non concernées par les licenciements ou le remplacement par l'IA à quitter leur poste actuel. Cette position est tout à fait compréhensible, compte tenu de la situation morose et incertaine du marché du travail actuel.
L'avenir du marché du travail en 2026 et au-delà
JP Morgan a publié en décembre 2025 un rapport dressant un tableau assez mitigé des perspectives du marché du travail en 2026. D'une part, contrairement à certaines idées reçues, le rapport ne fait état d'aucune inquiétude quant à une suppression massive d'emplois due à l'intelligence artificielle. D'autre part, il prévoit que le premier semestre sera globalement similaire à celui de 2025, anticipant une croissance lente et continue du marché du travail.
La Society for Human Resource Management (SHRM) prévoit que le marché du travail mettra du temps à renouer avec la croissance des embauches et anticipe une faible croissance de l'emploi en 2026. Bien que la SHRM s'attende à une stabilisation du chômage d'ici la fin de l'année, les jeunes actifs auront toujours des difficultés à trouver un emploi à temps plein. Contrairement à JP Morgan, la SHRM prévoit que les postes de début de carrière resteront fortement impactés par les mutations liées à l'IA en 2026, tandis que le secteur de la santé continuera d'offrir de nombreuses opportunités d'emploi. Le Bureau of Labor Statistics (BLS) publiera des données supplémentaires sur le marché du travail début février.
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