Donald Trump a détrôné Kamala Harris comme premier choix des Américains en matière d'économie.
Le dernier sondage du Financial Times et de la Ross School of Business de l'Université du Michigan révèle que 44 % des électeurs inscrits font désormais confiance à Trump pour gérer l'économie, contre 43 % pour Harris. C'est la première fois que Trump prend la tête de ce sondage, et ce, à seulement deux semaines des élections.
Les électeurs font confiance à Trump
Le sondage révèle également que Trump creuse l'écart sur les questions financières. Quarante-cinq pour cent des électeurs estiment qu'il améliorerait leur situation financière, contre seulement 37 % pour Harris.
Les résultats montrent que Harris perd rapidement du terrain sur la question cruciale de l'économie. Les sondages trac désormais que les deux candidats sont au coude à coude dans les États clés.
Les électeurs continuent de reprocher à Kamala Harris et à Joe Biden de ne pas avoir fait assez pour lutter contre l'inflation ni pour stimuler la croissance économique ces quatre dernières années. Ces critiques sont récurrentes dans les sondages FT-Michigan Ross depuis leur lancement en novembre 2023.
Harris a brièvement pris la tête après avoir succédé à Biden sur le ticket démocrate cet été, mais cet avantage a été anéanti.
Davantage d'électeurs estiment que leur situation financière était meilleure sous la présidence de Trump qu'elle ne l'est actuellement. 51 % des personnes interrogées ont déclaré être « bien » ou « un peu » mieux loties sous Trump, contre seulement 28 % pour Biden.
Le coût élevé de la vie, alimenté par la forte inflation de 2022, demeure un problème majeur. En effet, plus des trois quarts des électeurs ont cité la hausse des prix comme l'une de leurs principales sources de difficultés financières.
Trump a promis de s'attaquer à ces problèmes en baissant les prix de l'énergie et en réduisant les impôts. Son plan prévoit notamment la suppression des taxes sur les pourboires, les heures supplémentaires et les prestations aux personnes âgées.
Harris, de son côté, a proposé une « économie d'opportunités » destinée à aider les familles de la classe moyenne, avec des projets visant à lutter contre la spéculation sur les prix et à offrir des subventions aux primo-accédants et aux petites entreprises.
L'opinion des électeurs sur les politiques économiques
Les résultats du sondage montrent que le programme de Harris trouve un écho favorable auprès de certains électeurs. Quarante-neuf pour cent des personnes interrogées estiment que Harris représente mieux les intérêts de la classe moyenne, tandis que 37 % pensent que Trump ferait mieux.
Harris obtient également de meilleurs scores en matière de représentation des petites entreprises, des ouvriers et des syndiqués. Trump, quant à lui, est perçu comme le candidat des grandes entreprises et des plus fortunés. Sa stratégie économique est fortement axée sur le protectionnisme.
Il a promis des droits de douane sur les produits importés, des voitures aux biens de consommation. Il prévoit également de réduire le taux d'imposition des sociétés de 21 % à 15 %, une mesure qui favoriserait sans aucun doute les grandes entreprises.
Malgré cela, Harris n'a pas cédé. Dans une déclaration faite depuis sa résidence à Washington, elle a critiqué Trump, l'accusant de rechercher un « pouvoir sans limites » s'il retourne à la Maison Blanche.
Ses remarques faisaient suite à un article du New York Times dans lequel John Kelly, l'ancien chef de cabinet de Trump, qualifiait ce dernier d'« autoritaire » et le comparait à des dirigeants fascistes. Elle a déclaré :
« En résumé : nous savons ce que veut Donald Trump. Il veut un pouvoir sans limites. La question qui se posera dans 13 jours sera : que veut le peuple américain ? »
L' équipe de campagne de Trump a immédiatement rejeté ses propos, les qualifiant de désespérés et infondés. L'ancien président dent poursuivi sa campagne en Géorgie, où il a réaffirmé ses promesses économiques et critiqué la capacité de Harris à gérer l'économie.

